Jusqu’au 15 juin, le Tropical Parc de Saint-Jacut-les-Pins, dans le Morbihan, accueille Orchid’Animaux. Cette expo vous permettra de découvrir et d’admirer des orchidées sensationnelles. Mais les orchidées ne sont pas les seules à avoir cette particularité de nous faire penser à d’autres êtres vivants… ou pas ! 

L’orchidée pieuvre (Prosthechea cochleata) 

Prosthechea cochleata

Prosthechea cochleata ©islandleigh

Ou orchidée coquillage, si vous voulez, en raison de la forme de son labelle. Ou orchidée noire comme on l’appelle au Belize dont elle est la fleur nationale. Elle est originaire d’Amérique centrale et des Caraïbes. On ne la trouve pas souvent en jardinerie, mais les spécialistes la proposent et elle est aussi simple à cultiver en pot qu’un phalaenopsis, dans un mélange type écorce de pin (70 – 80 % d’écorce de pin / 10 – 20 % de billes d’argile / 10 % de charbon de bois). Dans la maison, placez-la à 1 m environ d’une fenêtre pour qu’elle bénéficie de la lumière, mais en lui évitant le soleil direct. 

 

 

Attention à Dark Vador… (Aristolochia salvadorensis)

Aristolochia salvadorensis

Dark Vador – Aristolochia-salvadorensis ©kristine-paulus

Ça sent pas bon ! Pour de vrai… La fleur de l’aristoloche du Salvador exhale une odeur de viande pourrie pour attirer les insectes pollinisateurs… Si vous rêvez d’un tête-à-tête avec Dark Vador, il va falloir vous rendre au Jardin botanique de Lyon…

 

 

 

 

L’orchidée à tête de singe (Dracula simia)

orchidée tête de singe

Dracula-simia ©dick-culbert

À savoir de suite : à moins d’être un orchidophile averti, n’espérez pas la cultiver chez vous. Le genre Dracula (qui comprend 118 espèces dont la majorité pousse sur les contreforts pluvieux des Andes, en Amérique centrale et Amérique du Sud) est délicat. Pas facile de reproduire chez soi l’atmosphère qu’il préfère, celui des forêts de brouillard… Les Dracula sont pollinisés par des mouches drosophiles attirées par l’odeur de champignon qu’ils dégagent. 

 

 

 

 

 

La plante chauve-souris (Tacca chantrieri)

plante chauve-souris

Tacca chantrieri, la plante chauve-souris ©bignai

Celle-là, on la voit de plus en plus souvent, y compris chez les fleuristes. Originaire des forêts pluviales du Sud-est asiatique, elle développe une inflorescence noire, entourée de bractées noires et les nombreux filaments lui font comme de drôles de moustaches de chat. Elle déteste le froid évidemment (en dessous de 15° C, elle fait salement la tête voire tire sa révérence) et a besoin d’une humidité constante (placez son pot sur un lit dans une soucoupe remplie de billes d’argile à maintenir humides en permanence). Pour vous assurer une belle et durable floraison, il faut lui donner de l’engrais pour plantes vertes toutes les deux semaines environ. 

 

 

L’orchidée aigrette blanche (Habenaria radiata)

Habenaria radiata

Habenaria radiata -orchidee aigrette ©hiroaki-maeda

On l’appelle aussi orchidée colombe. C’est une orchidée terrestre, originaire du Japon qui fleurit en été et exhale un léger parfum. Sa culture n’est pas facile-facile, mais vous pouvez tenter sa culture en pot à l’intérieur et la sortir l’été, au soleil (évitez les situations trop brûlantes) et à mi-ombre. Attention, même si c’est une orchidée de zone froide, elle ne supporte pas le gel. Cultivez-la dans un terreau léger dans lequel vous ajouterez du sable ou du gravier. 

 

 

 

L’orchidée bourdon qui rigole (Ophrys scolopax)

orchidee bourdon

Orchidée bourdon – ophrys-scolopax-subsp-apiformis ©gailhampshire

Cette orchidée terrestre est assez commune en Espagne, au Portugal, en Italie et en Afrique du Nord. En France, on peut la voir en Languedoc-Roussillon, mais également en Poitou-Charentes, dans le Limousin et figure sur la liste des espèces protégées en Auvergne. Elle fleurit de mars à mai dans les garrigues, les landes, mais aussi dans les pinèdes claires. 

 

 

 

 

Le muflier tête de mort (Misopates orontium)

Antirrhinum

Muflier tête de mort ©claudineydj

Envie d’avoir une petite frousse dans un massif ? Brrrr…. Semez du muflier des champs appelé aussi muflier Rubicond. Il va assurer un spectacle coloré tout l’été. Vont suivre des capsules minuscules qui font franchement penser à des têtes de mort ! Récupérez ces petites graines en forme de crânes, vous les ressèmerez au printemps suivant.

 

 

 

 

L’orchidée canard volant (Caleana major)

caleana major

orchidee canard volant – caleana major ©David Lochlin

Elle vient d’Australie (Tasmanie, Queensland…) et sa fleur, qui mesure de 2 à 6 cm, ressemble étrangement à un canard prenant son envol ! On la trouve dans des régions à hivers froids et été chauds, dans des sols de grès ou sableux. Elle pousse au pied d’eucalyptus, mais également en bord de mer, dans des zones de landes marécageuses. Elle est incultivable chez nous ! Le Flying Duck vit en effet en symbiose avec un champignon. Sans lui, la plante meurt en une année ou deux. 

 

 

 

 

 

L’orchidée méduse (Bulbophyllum medusae)

Bulbophyllum

Bulbophyllum – Orchidée-méduse ©gumpanat

Elle lui ressemble, mais elle ne pique pas, elle ! En revanche, elle émet un parfum plutôt désagréable… C’est une orchidée épiphyte (qui pousse sur le tronc des arbres) et les filaments qui lui ont donné son nom d’espèce sont en fait des sépales qui mesurent entre 10 et 15 cm de long. La famille Bulbophyllum comprend environ 1800 espèces qui poussent dans des régions tropicales et sub-tropicales, surtout en Asie (Thaïlande, Bornéo, Sumatra…). On y trouve des nains et des géants. Elle est assez facile à cultiver chez nous à condition de lui offrir le bon substrat : 80 % de sphaigne / 10-20 % de perlite (ou de billes de polystyrène) / un peu de charbon de bois.

 

 

L’orchidée araignée (Brassia)

orchidée araignée

Brassia ©proladydragonflycc

Elle est plutôt facile à cultiver, se plait dans nos maisons et aime passer quelques heures en extérieur, l’été, mais protégée du soleil direct. Cette orchidée, originaire des zones tropicales d’Amérique du Sud, produit de très nombreuses fleurs si on la cultive dans le substrat approprié (70 % d’écorce de pin / 10 % de billes d’argile (ou de morceaux de polystyrène expansé / 10 % de sphaigne en brin / 10 % de charbon de bois) et à la bonne exposition (forte luminosité nécessaire). Ne l’arrosez pas par le dessus. Il vaut mieux tremper le pot dans de l’eau douce et le laisser égoutter. 

 

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