Anciens ou modernes, remontants ou non, impossible de se passer des rosiers grimpants. Pour garnir arches, pergola, piliers, embellir une façade. Parmi les centaines de variétés existantes, pas facile de choisir. Mais celles-ci, on les aime beaucoup !

 

©David Austin Roses

‘The Garland’, un papy toujours au top !

Obtenu par William Wells en 1835. Ses petites fleurs semi-doubles (au look de pâquerettes comme aime à le dire le spécialiste Francis Joyaux), d’un sublime blanc crémeux, parfumées (senteur de musc et d’orange) s’épanouissent fin juin – début juillet. Ce rosier liane ou grimpant super épineux est – malheureusement – non remontant, mais on le lui pardonne. Il fait merveille sur une arche ou palissé sur un mur et peut aussi coloniser un arbre. Autres atouts : son feuillage semi-persistant n’est pas sensible aux maladies,  il se contente d’un sol pauvre et produit une multitude de fruits orangés très décoratifs. Distinction : Prix du Mérite de la Royal Horticultural Society (RHS). 

 

 

 

©Jean-Lin Lebrun/Mela Rosa

‘Louise Dupin’, mon chouchou 

Oui, je sais, je me répète, mais cette obtention 2012 de Jean-Lin Lebrun, ne cesse de me séduire au point d’en avoir trois dans mon tout petit jardin. Et de lui répéter à longueur de ses 6 mois de floraison ininterrompue qu’il est le plus beau de tous les grimpants. Ses fleurs, légèrement parfumées, sont semi-doubles, d’un rose tenu, mais délicat. J’adore son côté froufroutant, ses bouquets d’une grâce absolue, son bon caractère aussi (chez moi, il supporte la proximité d’un murier cavaleur, d’un jasmin et même cette cochonnerie de passiflore dont je n’arrive plus à me débarrasser !). Le feuillage est de plus totalement sain. Et puis, quelle bonne idée de rendre hommage à une femme de lettres, personnalité marquante du siècle des Lumières ! 

 

 

 

 

 

©Roseraies Croix

 

‘Déclic’, une couleur originale

Cette obtention Paul Croix en 1988 accumule les récompenses dans les concours : Grand prix du parfum à Paris, Médaille d’or à Baden Baden, médailles d’argent à Rome et Genève… Des prix bien mérités pour ce rosier très remontant et parfumé (notes de fruits rouges et de violette) au feuillage sain. La couleur des grandes fleurs semi-doubles (en bouquet de 10 à 12 roses) est assez étonnante : rose pâle ambré de rose liliacé. À découvrir ! 

 

 

 

 

©Agustin Coello-Vera

‘Paul’s Himalayan Musk’, un tendre géant

Il est beau chez tout le monde, mais chez Agustin Coelo-Vera, à Pibrac, en Haute-Garonne il est carrément époustouflant, fleurissant dans un arbre à quelque 8 m de haut (à vue de nez, car je ne l’ai pas mesuré…). Non remontant, il se couvre en juin de centaines, voire de milliers de petites fleurs rose très tendre, regroupées en bouquets. Ce rosier sarmenteux, né de parents inconnus en 1916, affiche une vigueur exceptionnelle que l’on peut contenir par des opérations de taille ; ce serait dommage, mais une bonne façon, voire la seule à moins de posséder une terrasse sur pilotis, de pouvoir profiter de son parfum musqué.

 

‘Sombreuil’, en hommage à une héroïne

Ce rosier a été créé en 1850 en hommage à Marie-Maurille de Sombreuil, fille aînée du marquis de Sombreuil, gouverneur des Invalides dont elle sauva provisoirement la vie en 1792 (il fut guillotiné deux ans plus tard). Mademoiselle de Sombreuil obtint, dit-on, la grâce de son père en acceptant de boire un gobelet tiré d’un baquet recueillant le sang des décapités. L’histoire a inspiré nombre de poètes et d’écrivains parmi lesquels Victor Hugo, mais elle tiendrait plutôt de la légende. Marie-Maurille aurait, pendant le procès, bu de l’eau dans un verre couvert de taches sanglantes… ‘Sombreuil’ rend hommage au courage indéniable de cette jeune femme et célèbre l’innocence dans ses fleurs blanches très légèrement rosées. Très doubles, pleines, les roses de ‘Sombreuil’ se succèdent de juin aux gelées. Bon à savoir : ce rosier est un peu plus frileux que les autres. Plantez-le à un endroit très ensoleillé et, surtout, à l’abri des vents. 

 

©globe-planter

‘Golden Gate’, soleil et citron

Des spécialistes se sont penchés sur son parfum : “Sa note de tête rappelle d’abord le citron vert et le zeste de citron, puis la citronnelle fraîchement cueillie. La note de cœur évoque un arôme exotique de banane verte. Quelques sujets ont un puissant parfum de fleurs tropicales. Demeure une note de  banane mûre qui vient compléter son caractère exotique exceptionnel“. J’ai mis le nez dedans et juste senti… un parfum citronné. À vous de repérer la banane verte et la mûre dans les fleurs semi-double, jaune d’or de ce rosier Kordes, né en 1995, au port vigoureux et à la floraison exceptionnellement généreuse de mai aux gelées (en décembre pour les climats les plus doux). Comme tous les rosiers labellisés ADR (Anerkannte Deutsche Rose), il est super résistant au mildiou, à la maladie des taches noires.

 

©stan-shebs/Wikimedia

‘Mme Alfred Carrière’, classique, mais fait toujours de l’effet

C’est un rosier Noisette dans toute sa splendeur : fleurs très parfumées, branches souples dont faciles à conduire ou à palisser (en plus, il est très peu épineux, c’est bien pratique). Créé en 1879 par la maison Schwartz, baptisé du nom d’une bonne cliente de la maison lyonnaise, il a été distingué en 1933 par la RHS. Il fleurit de bonne heure (blanc, cœur rosé), se requinque en été et fleurit jusqu’aux gelées. Il aime le soleil, les sols riches, mais peut aussi être planté à mi-ombre (dans ce cas, soyez attentif à l’oïdium). Il fait partie du “Old Rose Hall of Fame”, le club très fermé des rosiers anciens les plus performants, sélectionnés par la Fédération mondiale des Sociétés de Roses. Un classique, comme je vous le dis !

©Pépinières de la Saulaie

‘Veilchenblau’, l’essayer c’est l’adopter !

D’accord, il n’est pas remontant ; d’accord, il est sensible à l’oïdium et au marsonia surtout planté contre une façade de la maison, mais mais mais… ses fleurs mauves – violette  font oublier ces petits défauts. Quand il fleurit au mois de juin, c’est l’émerveillement absolu (je m’emballe, je m’emballe, mais il le mérite !). Ce rosier, obtenu en 1908 par le rosiériste allemand Schmidt, n’a pas vraiment de concurrent même si d’autres roses au coloris proche existent aujourd’hui. En plus, il sent super bon et ses fruits sont très décoratifs (quand les oiseaux en laissent…). Enfin, il est peu épineux et se bouture facilement. Que demander de plus ? 

 

 

 

©blog Mon jardin de roses anciennes

‘New Dawn’, l’incontournable

On le trouve dans bon nombre de jardins, au Nord, au Sud et peu importe le sol. Il aime le soleil ou la mi-ombre, crapahute là où on le veut. Mur, arche, pergola, petit arbre, cabanon… tout lui va. ‘New Dawn’, une obtention Somerset 1930, est vite devenue une référence chez les grimpants avec son bon caractère (malgré ses aiguillons), ses fleurs doubles, rose très pâle, légèrement parfumées. Un conseil : n’oubliez pas de l’arroser en été pour favoriser une remontée un peu faiblarde. 

 

 

 

‘Polka’, abricot – mandarine

Des grosses fleurs bien joufflues (12 cm de diamètre), d’un orange doux (pas criard, tant mieux !) qui tiennent aussi bien sur l’arbuste qu’en vase. ‘Polka’ fleurit de juin à octobre voire novembre avec une pause estivale. Arquez les branches secondaires à deux yeux après les avoir taillées en mars. Cette obtention Meilland (1992) offre un feuillage sain (surveillez quand même une éventuelle attaque de marsonia), pousse rapidement, se palisse aisément et dispense un léger parfum. Il accepte les sols pauvres et secs. 

 

 

 

 

 

©Renée Boy-Faget – Le jardin d’Entêoulet

‘Sénégal’, un peu difficile, mais si beau…

Ce n’est pas le grimpant le plus facile de culture, mais il mérite bien quelques efforts, notamment de lui trouver chez vous la place la mieux adaptée : une exposition ensoleillée, mais pas trop pour éviter les brûlures sur ses superbes fleurs rouge très sombre, une situation protégée du vent et des coups de froid. Obtenu par Charles Mallerin en 1944, ce rosier est particulièrement superbe guidé sur une arche ou une pergola et ne dépassera guère 3 m.  Le parfum est agréable, léger. À tester. 

 

©David Austin Roses

‘Constance Spry’, tout le charme des roses anglaises

C’était une collectionneuse de rosiers et une pionnière de la décoration florale. En 1961, David Austin rend hommage à Constance Spry, disparue un an plus tôt, en lui dédiant sa toute première création, ce rosier grimpant, non remontant (hélas !), au fort parfum de myrrhe. Les fleurs rondouillardes d’un rose tout doux peuvent se percher jusqu’à 6 m. Un rosier tout indiqué pour les pergolas, une tonnelle, ou garnir une entrée comme le montre la photo. Seul hic : il est sensible aux maladies. Tenez-le donc à l’œil. 

 

 

 

‘Sourire d’orchidée’, un acrobate de charme

©Patricia Mario / Le jardin de Patou

Cette obtention relativement récente (Paul Croix 1985) est une “petite” merveille. Un rosier sans souci, au parfum frais et dont les fleurs plutôt simples, rose super pâle et étamines or, se renouvellent régulièrement de juin en automne (avec, généralement, une courte pause en septembre) et résistent bien à la pluie. Donnez-lui le rôle principal d’un coin romantique ou d’une scène à l’anglaise, il adore ! Ses rameaux très souples permettent de le guider facilement sur un pilier, une tonnelle, un mur ou muret à mi-ombre. 

 

 

 

‘Pierre de Ronsard’, la star

©Ferme de Sainte-Marthe

Difficile de passer à côté de ce rosier créé par Meilland en 1987. On le voit partout, en pleine terre dans les jardins, en bacs sur les terrasses. Il a même obtenu le titre de “Rose favorite du monde entier” délivré par la Fédération mondiale des Sociétés de Roses ! Il faut bien avouer qu’il est diablement attirant avec ses fleurs en grosses coupes qui ressemblent à des mini-choux, son coloris bicolore, sa capacité à égayer murs, clôtures et à bien tenir en vase. Pour lui conserver sa beauté, il faut tout de même s’en occuper un minimum notamment en lui apportant chaque printemps de l’engrais au pied, car Monsieur Pierre est un gros gourmand. 

 

 

©Guillot

‘American Pillar”, la cascade rose

C’est un gentil envahisseur qui si on le laisse faire (et il faut le laisser faire) peut monter jusqu’à 8 mètres de haut s’il crapahute dans un arbre. Il fleurit en bouquets de petites fleurs simples, de couleur rose pétard et ses étamines orangées sont ravissantes. Sa floraison en mai – juin, il faut en profiter, car ce rosier liane ne remonte pas (et il n’est pas parfumé). Il produit de gros cynorhodons et constitue ainsi un restau apprécié des oiseaux l’hiver. 

 

 

 

 

 

Où les trouver ?

 

 

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