J’avoue : j’aime le noir au jardin autant que je déteste… les bergénias. Le noir, c’est chic. Le noir, c’est élégant. Le noir, c’est un écran ou un écrin pour toutes les autres couleurs. Bref, le noir est pour moi incontournable au jardin. Choisir 5 plantes noires, une gageure ! Et vous, quelles sont vos préférées ?

 

©krzysztof-ziarnek

 

L’ophiopogon en bordure, en couvre-sol

(Ophiopogon planiscapus ‘Nigrescens’)

Cette petite vivace a tout pour plaire : un feuillage persistant, une aptitude à pousser sans souci à l’ombre sèche, une couleur qui s’intensifie au fur et à mesure de la croissance des feuilles. Pleine terre, pot, tout lui convient. Il peut drageonner en terre fraiche, mais reste “sage” en sol sec et compact. La floraison est d’un joli rose pâle, mais plutôt anecdotique. Récupérez les fruits, des petites billes noires, et tentez le semis. Ça vaut le coup quand on voit le prix des pots d’ophiopogon dans le commerce !

Contraste parfait avec : muguet, Acorus, Imperata cylindrica ‘Red Baron’, buis, petites fougères, hostas, anémones sylvestres, hakonechloa, sedum.

Idée testée dans mon jardin : jouez le noir sur le noir en installant autour des ophiopogons un paillis d’ardoise. À l’arrière-plan, un hosta à développement moyen. Ça en jette !

 

 

Un sureau à croquer !

(Sambucus nigra ‘Black Lace’)

Un arbuste à feuillage finement découpé, caduc, très rustique pour changer du sureau vert très commun. Vous pouvez l’utiliser en haie ou en isolé. Il pousse vite, voire même trop vite et peut se montrer envahissant dans un petit jardin. Si c’est le cas, n’hésitez pas à le recéper au printemps ou à la conduire en arbre si vous souhaitez qu’il prenne moins de place. Sa floraison en ombelle, rose pâle en juin, est ravissante et mellifère. Les baies noires qui suivent sont comestibles, mais il faut les transformer pour pouvoir les consommer (mangés crus, ils peuvent provoquer des troubles gastriques). Si les oiseaux qui en raffolent ne sont pas passés avant vous ! Le sureau est peu exigeant : il pousse au soleil ou à la mi-ombre dans un sol frais. 

Une place de choix : en fond de massif pour mettre en valeur les plantes de toutes couleurs. Dans une haie champêtre ou gourmande. 

Idée testée dans mon jardin : j’ai laissé grimper dans ce sureau un chèvrefeuille à feuillage éclaboussé de blanc (Lonicera japonica ‘Mint Crisp’). C’est plutôt pas mal, surtout en hiver pour habiller la silhouette dénudée de l’arbuste.

 

©ballyrobert-gardens

Pensées noires…

(Viola cornuta ‘Molly Sanderson’)

Une violette cornue (bref, une pensée…) complètement craquante avec ses feuilles veloutées et son minuscule cœur jaune vif. Cette vivace peut évidemment s’installer en couvre-sol au jardin, mais pour l’admirer, il faudrait passer des heures le nez… au ras des pâquerettes ! Mieux vaut donc la planter en pot ou en jardinière, au soleil ou à la mi-ombre, pour bien en profiter. Elle fleurit longtemps (d’avril à juillet) et si vous la rabattez en été, elle produira volontiers de nouvelles pousses. N’oubliez pas de l’arroser, surtout si vous la cultivez en pot. 

Parfaite en association avec : des cyclamens rustiques au jardin ou avec d’autres pensées en jardinière.

Idée testée dans mon jardin : j’ai fait différents essais de mariages de couleurs avec ‘Molly Sanderson’. Mes préférences (mais chacun ses goûts !) vont vers l’association avec des pensées violettes ou bleu pâle.

 

©white-flower-farm

Oh peuchère ! Quelles heuchères…

(Heuchera ‘Blackout’, ‘Prince Noir’, ‘Black Taffeta’, ‘Obsidian’…)

Chez les heuchères, les hybridations ont donné naissance à une gamme infinie de couleur de feuillages. Du citron vert au chocolat, en passant par le caramel ! Les feuillages pourpres très sombres et tirant vers le noir sont légion et font sensation aussi bien au jardin qu’en pot. Et comme ce sont des vivaces faciles à cultiver, ne vous en privez pas. Les floraisons plus ou moins aériennes, de blanc à rose, les transforment en tableaux pointillistes du plus bel effet. N’hésitez pas à diviser les touffes quand la plante vieillit. C’est simple et vous aurez plein de bébés heuchères à replanter ou à offrir.

Mariez-les avec : d’autres heuchères à feuillage lumineux, de la lysimaque dorée, des hostas, des hémérocalles, des petites euphorbes, des fétuques bleues, de l’aspérule odorante, des géraniums vivaces

Associations réussies dans mon jardin : ‘Obsidian’ + ‘Georgia Peach’, ‘Obsidian’ + ‘Caramel’…

 

©karenhblack

Un aeonium frileux, mais si beau

(Aeonium arboreum ‘Schwarzkopf’)

Cette plante grasse est plus facile à cultiver que l’on croit à condition de respecter quelques conseils simplissimes : une culture en pot pour pouvoir l’hiverner en véranda par exemple, un substrat très drainant, une exposition au soleil, pas d’arrosage en été, pas d’excès d’humidité sinon bye-bye l’aeonium, arrosage une à deux fois par mois en automne et en hiver. En contrepartie du respect de ces consignes, ‘Schwarzkopf’ portera haut ses magnifiques rosettes noires à cœur vert ou rouge.

Mariez-le avec : d’autres petites plantes grasses aux mêmes besoins pour habiller son pied. 

Idée testée dans mon jardin : J’enterre le pot l’été dans un massif. L’illusion d’une plante exotique peu rustique cultivée en pleine terre… en banlieue parisienne ! Fin septembre, direction l’intérieur ! 

 

"Lien

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