Ils se glissent entre les bosquets, surgissent ici et là… Les maisons hantées, on connait ; les jardins hantés un peu moins. Et pourtant…

Les fantômes de Versailles

Le 10 août 1901, deux Anglaises, Eleanor Jourdain et Anne Moberly se promènent dans les jardins du château de Versailles. Elles cherchent le Petit Trianon, croisent deux jardiniers qui leur indiquent le chemin et remarquent que les deux hommes portent des costumes d’une autre époque. Chacune des deux femmes se sent oppressée, mais elles ne se confient pas l’une à l’autre la sensation qu’elles éprouvent. Les rencontres se poursuivent : avec une femme élégamment vêtue, une fillette d’une douzaine d’années, un homme enveloppé dans une cape noire, un autre au visage vérolé et menaçant, un troisième qui leur indique le chemin du Petit Trianon. Quelques jours plus tard, les deux amies finissent par se parler de cette étrange expérience. Elles s’aperçoivent qu’elles n’ont pas vu les mêmes personnes qui, après recherches, s’avèrent ressembler à Marie-Antoinette, au comte de Vaudreuil (l’homme au visage vérolé), aux gardes suisses (les jardiniers) chargés de la sécurité de la souveraine. 

Anne et Eleanor ont raconté leur expérience dans “An adventure”, livre à succès paru en 1911. Elles y rapportent la vision d’un pavillon chinois qui n’a finalement jamais été construit. Or, comme le rapporte l’historien Franck Ferrand : “On s’est beaucoup moqué d’elles aussi bien entendu, mais ce qui est très extraordinaire, c’est que plus de cinquante ans plus tard, on a découvert à la bibliothèque municipale de Versailles, dans un certain nombre de fonds d’archives qui étaient peu utilisés, on a découvert des plans présentant un pavillon chinois qui est exactement conforme à la description qu’elles avaient donnée en 1907.” 

©dpsom

Le fantôme du jardin du Luxembourg

En 1925, un étudiant en médecine, Jean Romier, qui bouquine tranquillement installé sur un banc, est abordé par un certain Alphonse Berruyer, vieux monsieur très distingué. Ils en arrivent tous deux à parler de leur passion commune pour la musique de chambre et M. Berruyer invite Jean à venir assister à un concert privé à son domicile, Rue Vaugirard. Le concert terminé, Jean Romier quitte les lieux avant d’y revenir car il oublié son briquet. Mais, mais, mais… la porte de l’appartement demeure désespérément close. Sur l’insistance du jeune homme, l’un des descendants du vieil homme finit par accepter d’ouvrir la porte. Jean apprend que M. Berruyer est mort vingt ans auparavant. L’appartement est inhabité. Il se rend dans le salon de musique et retrouve son briquet sous une épaisse couche de poussière…

À ce qu’il parait, Alphonse Berruyer continue d’arpenter les allées du Jardin du Luxembourg pour inviter les amoureux de musique de chambre à venir assister à ses concerts… 

 

L’écorcheur du jardin des Tuileries 

L’écorcheur était un boucher, travaillant dans un abattoir proche des Tuileries à l’époque de Catherine de Médicis. La reine mère lui aurait confié la tâche de surveiller les allées et venues des seigneurs autour du Palais du Louvre qu’elle a décidé d’agrandir. Catherine qui n’était pas une rigolote soupçonne Jean d’en savoir un peu trop sur elle et demande au chevalier de Neuville d’assassiner Jean. L’affaire ne se passe pas tout à fait comme prévu… Quand la lame le transperce, il crie “Soyez maudits, toi et tes maîtres ! Je reviendrai !”. Et il revient vite… Sur le chemin du retour vers le palais, le chevalier voit Jean, debout, dégoulinant de sang. Il brandit son épée, mais ne transperce que le vide. C’est le début de la légende du petit homme rouge qui hante le palais et les jardins, annonciateurs de toutes les mauvaises nouvelles. Son fantôme apparait à Catherine de Médicis qui en tombe dans les pommes et à Marie-Antoinette avant que les émeutiers n’assiègent le palais. L’écorcheur aurait été bien plus bienveillant à l’égard de Napoléon… La dernière apparition du fantôme de Jean l’écorcheur date du 26 mars 1871 et de l’incendie des Tuileries par les communards.

Le spectre du Parc Montsouris

De nombreux fantômes hanteraient les allées du Parc créé en 1860. Le site a été construit sur d’anciens cimetières, ceci expliquerait-il donc cela ? Le plus connu de la bande de spectres est Isauré de Montsouris. Ce riche seigneur, vendeur de pierres blanches utilisées pour la construction des monuments parisiens, fut assassiné en ces lieux en 831, à grands coups de hache par des détrousseurs. Depuis, Isauré se baladerait ici et là, couvert de sang, voire sa tête sous le bras. Attention, si vous le rencontrez, n’en parlez à personne. Tous ceux qui l’ont vu, lui ont parlé et l’ont raconté sont morts l’année suivant la rencontre…

 

 

 

POUR LES FÉES ET LES LUTINS,
DES PLANTES QUI POUSSENT OU SE DÉPLOIENT COMME PAR MAGIE,
UN COFFRET POUR UN JARDIN MERVEILLEUX !

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