Voici une plante parfaite ! Elle se naturalise facilement, forme de beaux tapis verts et blancs au printemps et on en consomme toutes les parties. De l’ail “classique”, elle a l’odeur ET le goût !

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Mais pourquoi ce nom ?

C’est la traduction littérale de son nom latin : Allium ursinum. Les ours en consomment pour se purger et se requinquer à la sortie de l’hibernation. Impossible pour moi de vérifier l’info : mon jardin est trop petit pour héberger un plantigrade et puis, avec le réchauffement climatique, c’est foutu pour le test…

Vivace ou bulbe ?

Les deux mon capitaine ! L’ail des ours est une vivace à bulbe. C’est-à-dire qu’il va pouvoir rester en terre l’hiver (rusticité excellente), faire des bébés bulbes… C’est pourquoi on peut en parler aussi comme d’un légume perpétuel, comme l’oignon rocambole.

 

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Nos conseils de culture

  • La plantation des bulbes s’effectue entre septembre et novembre.
  • La plantation en godet peut se faire au printemps ou à l’automne. Bon à savoir : à l’automne, la plante aromatique est en dormance, elle peut donner l’impression de ne même pas exister. Mais si on la dépote, on voit rapidement les bulbes tout prêts à donner le meilleur d’eux-mêmes dans quelques mois !
  • Expo : à mi-ombre, c’est important. Dans un petit jardin, installez votre ail des ours sous des arbustes. Dans un grand jardin, direction un sous-bois, il s’y plaira. En pot, la culture est possible à condition d’installer les bulbes dans un bac qui doit demeurer à mi-ombre (et n’oubliez pas d’arroser régulièrement).
  • Sol : riche et frais. 
  • La division est possible en juin, quand la floraison est achevée. 
  • Si la surface de votre jardin vous le permet, laissez-la vivre sa vie, se naturaliser. L’ail des ours forme de somptueux tapis…
  • Au potager, ne les cultivez pas à côté de haricots, de pois, ils ne s’aiment pas.
  • Dans son livre “Dingue de plantes”, Didier Willery conseille de la planter sous des noisetiers. Son odeur repousse le balanin, un ravageur qui se gave de vos noisettes. 
  • Du côté des autres ravageurs, pas de souci. L’odeur forte les éloigne.

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Son cycle végétatif

  • Fin janvier – début février : apparition des feuilles.
  • Avril – mai : floraison en ravissantes ombelles blanches.
  • Avril – novembre : récolte des feuilles (le feuillage est persistant).

Attention !

Les feuilles ressemblent à celles du muguet et du colchique d’automne. Ces deux plantes sont extrêmement toxiques. En cas de doute, prélevez une feuille, froissez-la, si ça sent l’ail, c’est bon. 

Recettes express

L’ail des ours se consomme en entier : boutons floraux, fleurs, feuilles, bulbes. Le bonheur. N’oubliez pas de laver les feuilles avant consommation.

Pesto d’ail des ours ©8vfani

  • Beurre d’ail des ours : faites ramollir 500 g de beurre, coupez finement 100 g de feuilles, ajoutez un peu de sel, mélangez bien. À consommer de suite ou à congeler en portions.
  • Pesto d’ail des ours : coupez très finement 100 g de feuilles, ajoutez 10 cl d’huile d’olive et un peu de sel, mélangez. Mettez le mélange dans un petit bocal, comblez avec de l’huile d’olive et mettez au réfrigérateur. Vous pouvez en faire des toasts pour l’apéro.
  • En vinaigrette : utiliser le bulbe comme de l’ail classique.
  • Avec du fromage blanc, tout simplement !
  • En déco : détaillez les fleurs qui embellissent les salades et se consomment telles quelles. 
  • Fleurs en tempura : lavez et séchez les fleurs. Préparez une pâte avec 100 g de farine, 15 cl d’eau, 1 œuf. Faites frire 2 min, c’est tout bonnement délicieux !

 

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