Ornemental, nourricier, capable de vivre en symbiose avec la truffe, facile à cultiver, intégrable en haie, adoptable dans un petit jardin, hôtel à insectes, restau pour les écureuils, indispensable en sourcellerie… N’en jetez plus ! Le noisetier, c’est un peu le couteau suisse des arbustes. 

Oh qu’il est beau !

©Corylus avellana, fleurs mâles et femelles © Ian Redding

À chaque espèce, ses spécificités et son charme

  • Feuilles vertes, fleurs mâles (les fameux chatons) vert-jaune : Noisetier commun (Corylus avellana)
  • Magnifique feuillage pourpre au moment du débourrement, vire plus ou moins au vert au fil des saisons. Chatons pourpres : Noisetier pourpre tortueux (Corylus avellana ‘Red Majestic’)
  • Les jeunes feuilles sont jaune vif, à maturité elles passent au vert clair. Chatons oranges : Noisetier doré (Corylus avellana ‘Aurea’)
  • Un joli petit “minus” qui ne dépassera pas 1,5 m. Ses rameaux, super spiralés, sont plutôt rigolos. Chatons jaunes : Noisetier ‘Twister’ (Corylus avellana ‘Twister’)
  • Feuillage pourpre, chatons pourpres. Un grand gaillard qui peut atteindre 6 m de haut : Noisetier pourpre (Corylus maxima ‘Purpurea’)
  • Le plus grand de tous car il peut monter, adulte, à 20 m. Son port est conique. Feuillage jaune à l’automne. Chatons jaunes. La variété ‘Te-Terra Red’ offre un jeune feuillage pourpre prononcé et les involucres sont originaux, comme ébouriffés : Noisetier de Byzance (Corylus colurna) 

 

Noisettes et involucres ©Besjunior

Noisettes à gogo

Non, toutes les noisettes ne se ressemblent pas. Bon, on vous l’accorde, elles sont toutes plus ou moins marron, poussent toutes dans des involucres (l’enveloppe de la noisette), se récoltent toutes entre fin août et début octobre. Mais si on y regarde de plus près, il existe tout de même de la variété… dans les variétés !

  • ‘Merveille de Bollwiller’ : gros fruits bien rondouillards.
  • ‘Longue d’Espagne’ : gros fruits allongés. Variété très productive.
  • ‘Nottingham Fruehe’ ( = ‘Pearson’s Prolific’) : petits fruits allongés. Coque fine.
  • ‘Fertile de Courard’ : fruits ronds. Coque épaisse.
  • ‘Corabel’ : fruits ronds. Chair très parfumée (plus que d’autres). 
  • ‘Rouge de Zeller’ : fruits rouges, ça change !

Les noisettes sont riches en vitamines E et B, en fibres, cuivre, fer, magnésium, phosphore et oméga 3. 

Quelles truffes !

Les noisetiers peuvent être mycorhizes avec deux espèces de truffes (Tuber melanosporum et Tuber uncinatum). Mes compétences en trufficulture étant extrêmement limitées, je vous invite à consulter le site de Truffefrance.com et celui des pépinières Robin qui proposent des plants de noisetiers truffiers. 

Un arbuste à la cool

On ne fait guère moins compliqué que le noisetier. Il pousse en tout sol ou presque ; il apprécie peu une terre trop argileuse ou trop humide. Le noisetier se plait au soleil et à mi-ombre. Vous le plantez, vous l’arrosez pendant la première année et après, oubliez-le ! Il peut être planté seul, mais il aime aussi avoir des copains de haie. Vous pouvez le tailler en hiver : aérez son cœur, supprimez les branches mortes et celles qui gênent éventuellement le passage, un point c’est tout. À la plantation, décompactez bien la terre pour l’aider à bien s’installer. Apportez un engrais de fond type corne broyée et une poignée de Tonnerre d’engrais ou de bouse de vache déshydratée.

En plantant un noisetier, vous faites plaisir aux petites bestioles du jardin. Cet arbuste est un hôtel à insectes à lui tout seul. Et le meilleur ami des écureuils

L’ennemi N°1 du noisetier, le balanin

©entomart

Sous son nom presque poétique se cache un redoutable ravageur… Car le responsable de vos noisettes véreuses, c’est lui : le balanin (Curculio nucum). Voici son portrait express : un peu plus de 1 cm, corps brun, yeux noirs, et un nez (rostre) courbé équipé de mandibules façon marteau-piqueur. Ce charançon est impitoyable. Les adultes se goinfrent de feuilles, font un trou dans les fruits au printemps, pondent leurs œufs, les larves se gavent de l’amande. Les fruits perforés tombent à partir du milieu de l’été, les larves en profitent pour se carapater et aller s’enterrer dans les racines du noisetier jusqu’au printemps où elles se muent en chrysalide. Et c’est reparti… 

 

 

Comment lutter ? À chaque saison, ses armes !

  • Automne / hiver : avec une griffe, délogez un max de bestioles des racines (les larves ne descendent pas en dessous de 15 cm de profondeur). Et laissez les oiseaux profiter de votre butin.
  • Printemps : en mai-juin, les adultes sont partis à l’assaut de vos futurs fruits. Étendez un tissu sous le noisetier, secouez, récupérez les charançons et éliminez-les comme bon vous semble.
  • Été : regardez sous les jupes de votre arbuste, récoltez les noisettes tombées (la bestiole a déjà achevé sa sale besogne) et brûlez-les. Surtout, ne les jetez pas au compost ! 

Gravure de Pierre le Brun

De la sourcellerie

Il fut un temps où le noisetier se nommait coudrier ; la sourcellerie était alors une profession. Le sourcier officiait avec une baguette en Y (il pouvait également utiliser du saule, de l’amandier, etc..) et partait à la recherche d’eau souterraine. Mais le métier s’est perdu avec la mise en place des réseaux d’eaux potables. Mais rien n’empêche de pratiquer la sourcellerie en amateur. Les baguettes de noisetier voisinent désormais avec des baguettes en métal (cuivre, acier, laiton, etc.).

 

 

"Lien

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