Toutes les roses ne sont pas parfumées et certaines le sont beaucoup plus que d’autres. Le parfum d’une rose peut être aussi – voire plus – complexe que le bouquet d’un vin, comme l’explique Arnaud Delbard. 

Hortus Focus : trouve-t-on des rosiers parfumés dans toutes les catégories ? 

Arnaud Delbard

©Pépinières Delbard

Arnaud Delbard (directeur des pépinières Delbard) : Oui, à l’exception des couvre-sols où les variétés parfumées ne sont pas très nombreuses. Quelques-unes ne vont pas tarder à arriver sur le marché, mais, actuellement, c’est encore un peu compliqué d’en trouver. Les roses parfumées, on les trouve le plus souvent dans les rosiers à grosses fleurs (hybrides de thé), entre 10 à 15 cm de diamètre. 

 

 

 

Connaît-on en détail le paysage olfactif des roses ?

A.D. : Des analyses chimiques ont révélé jusqu’à 150 notes olfactives dans une seule variété. C’est stupéfiant ! Une note olfactive peut être une note d’agrume, une note de litchi, une note de violette… Le parfum est un assemblage de toutes les notes olfactives. Ces analyses ont montré que le parfum d’une rose pouvait dépasser, et parfois même de beaucoup, la complexité de la composition d’un vin. 

Choisir un rosier, c’est comme fixer son choix sur un parfum que l’on va porter au quotidien ?

A.D. : Absolument ! Nous présentons nos rosiers accompagnés de leur pyramide olfactive pour aider les clients à choisir. Comme dans la pyramide des parfumeurs, on y trouve des notes de tête, des notes de cœur, des notes de fond. Les notes de tête sont très fugaces, on y trouve surtout des agrumes. Dans la note de cœur, on est plutôt dans le vert, le floral. Enfin, la note de fond, c’est le sillage, la personnalité du parfum, avec des notes de patchouli ou de sous-bois. Cette pyramide aide à choisir ses rosiers. Envie d’un parfum léger ? Il faut privilégier les notes de tête. Envie d’un parfum plus structuré ? Dirigez votre choix vers les notes de tête et de cœur. Un parfum au sillage important ? Prenez en compte les notes de tête, de cœur et de fond.  

la rose de Molinard

©Delbard

Comment faites-vous naître des roses parfumées ?

A.D. : C’est un long travail… On marie évidemment des variétés déjà parfumées. On sélectionne des parents, on observe les grands-parents, voire les arrière-arrière-arrière-grands-parents et même les cousins des rosiers parfumés. Mariages, naissances, observations, succès, échecs… Cela peut prendre de très nombreuses années avant d’avoir une variété satisfaisante.

Ça marche à tous les coups ?

A.D. : Non, malheureusement. Mais c’est la vie ! Regardez les humains… Un homme blond et une femme blonde n’auront pas forcément des enfants blonds. Chez les plantes et donc chez les rosiers, c’est la même chose ! 

Pour vous, le parfum est une quête incontournable ? 

A.D. : Quand on offre un bouquet, que se passe-t-il ? Homme ou femme, on a pratiquement tous le même réflexe : plonger le nez dans le bouquet à la recherche d’un parfum. À titre personnel, des fleurs sans parfum, surtout les roses, me frustrent ! Pour moi, le parfum, c’est vraiment l’âme des roses… Créer une nouvelle variété, c’est chercher la floribundité, la résistance aux maladies, mais avant tout, pour moi, un parfum particulier. 

Découvrez ‘Thierry Marx’, l’une des dernières variétés crées par les pépinières Delbard. 

 

 

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