Fruits tropicaux, une invitation au voyage…

Connaissez-vous le feijoa, le dato, le jaboticaba ? Avez-vous déjà entendu parler de la noisette de Cayenne ou de la prune-café ? À l’heure où litchis et kakis fleurissent sur nos étals, un livre beau et passionnant, signé par Valérie et Fabrice Le Bellec aux éditions Quae,  nous présente quelque 70 fruits tropicaux : leur histoire, leur culture, leurs propriétés, leur saveur… Cinq d’entre eux ont particulièrement retenu notre attention.

Fruits tropicaux - Fruit délicieux

Fruit délicieux ©John Flickr

 

Le fruit délicieux, ce bel inconnu

C’est le fruit du philodendron (Monstera deliciosa), cette belle plante aux larges feuilles qui orne parfois nos intérieurs. Cette dernière est originaire des forêts d’Amérique centrale et du sud-ouest du Mexique. Grimpante, elle peut déployer ses feuilles géantes jusqu’à 10 mètres de haut. Ses petites fleurs regroupées en épis sont entourées d’une enveloppe blanchâtre rappelant les arums (elles appartiennent à la même famille : les Aracées). Quant au fruit qui en résulte, il donne une pulpe blanche, juteuse et sucrée. Avec un goût entre la banane et l’ananas. Il se consomme cru, mais peut aussi servir à faire de délicieuses confitures ou marmelades.

 

 

Fruit miraculeux ©Duy Thuong Ngo, Flickr

 

Le fruit miraculeux et son grand secret…

Ce petit fruit rouge est porté par un arbre de la famille des Sapotacées, originaire d’Afrique de l’Ouest, le Synsepalum dulcificum. Sa pulpe blanche contient une graine brillante, et est acidulée, mais agréable. Rien de très spécial à priori. Son secret ? À peine consommé, le fruit miraculeux agit sur les papilles de la langue et en change la perception ! Après l’avoir consommé, les saveurs acides vous paraîtront sucrées. Et vous pourrez croquer sans problème dans la chair d’un citron en en captant tout l’arôme… Un effet dû à la glycoprotéine, et qui dure entre une et deux heures. Il a été identifié par un scientifique japonais en 1968, et fait actuellement l’objet de nouvelles recherches.

 

La noix de cajou, partageuse et généreuse

Fruits tropicaux- -pomme et noix de cajou

Pomme et noix de cajou ©Sophonnawit AdobeStock

La noix de cajou pousse sur l’anacardier (Anacardium occidentale, famille des Anacardiacées), arbre qu’elle partage avec la pomme cajou ! Originaire du nord-est du Brésil, ce dernier s’est répandu dès le XVIe siècle à travers les tropiques via les colons européens. Aujourd’hui, il est principalement cultivé en Inde, au Vietnam et en Afrique de l’Ouest et de l’Est.

La noix de cajou est le fruit de petites fleurs rougeâtres, hermaphrodites et mâles auxquelles elle est suspendue par un gros pédicule rond, rouge ou jaune : la pomme cajou. Ce fruit à une chair acidulée, légèrement âpre et riche en vitamine C. Il se consomme cru, séché, en compote ou confite dans un sirop de sucre (le « pruneau » de la Désirade, aux Antilles).

Quant à la noix de cajou, très appréciée chez nous, elle devra tout d’abord être débarrassée de sa coque recouverte d’une résine vésicante. Un poison utilisé dans l’industrie pour les freins, les embrayages ou comme isolant thermique. La plante entière contient aussi de l’acide anacardique, réputé pour ses nombreuses vertus médicinales.

 

raisin de Chine

Raisin de Chine ©Valérie et Fabrice Le Bellec

Le raisin de Chine ou « jujube » zigzag

Comme le jujubier, le raisinier de Chine appartient à la famille des Rhamnacées. On l’appelle aussi Hovénie sucrée (Hovenia dulcis) du nom de David Hoven, politicien néerlandais qui, au XVIIIe siècle, finança les expéditions du naturaliste suédois Carl Peter Thunberg, premier à décrire l’espèce. Il est né en Chine et a prospéré ensuite au Japon, en Corée et en Inde.

Cet arbre qui peut atteindre 10 mètres de haut produit des petites fleurs blanches dont les pédoncules, après floraison, augmentent de volume et deviennent marron-rougeâtre. Ce sont eux que l’on mange et non les fruits accrochés à leur extrémité. Cueillis bien mûrs et séchés pendant deux mois, les raisins de Chine prennent un bon goût sucré entre le raisin, la figue et le jujube.

 

Fruits tropicaux - Sapotille

Sapotille ©Siriporn AdobeStock

La sapotille et l’arbre à chewing-gum

Né en Amérique centrale, le sapotillier (Manilkara sapota, famille des Sapotacées) a rapidement gagné le reste du monde. La Thaïlande et les Philippines le cultivent aujourd’hui à grande échelle et consomment son fruit localement, ce qui fait de la sapotille une grande inconnue en Europe. Ronde ou ovale, cette dernière présente pourtant une pulpe orange ou jaune-brun pâle, fondante, juteuse et délicieusement parfumée.

L’arbre du sapotillier, sous les Mayas, fournissait un bois très dur pour les poutres des temples. Et sa résine était utilisée comme gomme à mâcher. C’est surtout comme chicle qu’il fut connu par les Occidentaux pour lesquels il constitua pendant longtemps, la base du chewing-gum.

 

 

 

 

 

À LIRE OU À OFFRIR

“Fruits tropicaux, invitation au voyage” par Valérie et Fabrice Le Bellec

167 pages, plus de 165 illustrations couleur

Editions Quae, 25 euros.

 

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