Entrées et couloirs ne sont pas toujours faciles à végétaliser. Courants d’air, passages répétés et pas forcément beaucoup de lumière… Il existe cependant des plantes capables de supporter ces conditions.

Palmier bambou (Chamaedora elegans)

C’est un palmier vraiment peu encombrant (1 m de haut) et à la croissance lente. Il redoute vraiment le soleil, il fait donc partie des bonnes plantes pour entrées et couloirs. Le palmier bambou se signale par un très bon caractère. Il pousse dans un banal terreau pour plante d’intérieur, supporte un rempotage tous les 4 ou 5 ans. Sa motte doit toujours être humide, mais ne pas baigner dans l’eau. Vous pouvez vaporiser les feuilles de temps à autre.

Il peut passer l’été au jardin, à l’ombre protectrice d’un arbre ou d’un arbuste. À surveiller : les araignées rouges, à déloger l’hiver sous la douchette, et l’été d’un petit coup d’eau au tuyau. Côté cache-pot, vous avez l’embarras du choix : rotin, pot contemporain, poterie rustique, tout lui va ! 

Chamaedorea elegans

©Elena Petruneva

Piléa mou (Pilea mollis)

Originaire du continent sud-américain, il fait partie de la famille de l’ortie (Urticacée), mais ne pique absolument pas ! Il peut pousser avec plus ou moins de lumière, fleurit l’été.

Cette espèce de pilea demande de l’eau régulièrement à longueur d’année (1 à 2 fois par semaine). Si vous ne l’arrosez pas assez, ses feuilles gaufrées, persistantes vont se flétrir. Idem si vous l’arrosez trop ! Donc il est relativement facile de rectifier la fréquence d’arrosage.  Vous pouvez aussi l’installer derrière une fenêtre exposée nord.

Cherchez la variété ‘Moon Valley’ aux deux nuances de vert. 

Pilea mollis

Pilea mollis ‘Moon Valley’ ©JaysonPhotography

La poule et les poussins (Tolmiea menziesii)

Il ne lui faut pas de soleil, du tout du tout, mais un peu de lumière quand même ! Cette plante pousse au jardin (rusticité : – 10°C) où elle peut être utilisée en couvre-sol, mais se comporte aussi très bien en intérieur. En hiver, arrosez-là une fois par semaine maximum ; le reste de l’année, une à deux fois.

La poule et les poussins ont besoin d’un substrat riche et pas trop desséchant. Son drôle de surnom lui vient des plantules qui apparaissent sur les feuilles, à l’embranchement des nervures. Une vraie curiosité… 

Tolmie menziesii

©Roger Griffith / CC by SA

Aglaonéma (Aglaonema commutatum)

Cette plante d’intérieur n’aime pas le soleil, mais pas l’obscurité profonde non plus où elle va forcément s’étioler. Donnez-lui plus de lumière si c’est le cas. Depuis son introduction au milieu du XIXe siècle en provenance des Philippines, l’aglaénoma fait partie des plantes pour entrées et couloirs.

Rempotez-là quand elle a complètement rempli son pot (la sève étant toxique, manipulez la plante avec des gants). N’arrosez ni trop ni trop peu. Il se multiplie facilement : il suffit de prélever les drageons qui apparaissent à son pied. Donnez-lui une dose d’engrais tous les deux à trois mois. 

 

Aglaonema commutatum

©dropStock

Lierre (Hedera helix)

Il ne fleurira pas à l’intérieur, mais on le lui pardonne tant il est facile à vivre. À une condition : n’oubliez pas de l’arroser, il déteste avoir les racines trop au sec. Du côté des cultivars, faites-vous plaisir : petites feuilles, grandes feuilles, panachures ou pas. Un lierre fait toujours son petit effet cultivé en suspension, il en retombe gracieusement. Bouturage hyper simple à partir de jeunes rameaux (de 12 à 15 cm) dans du substrat ou de l’eau. 

Hedera helix en intérieur

©Flil

Faux ananas (Vriesea)

Cette Broméliacée originaire du Vénézuéla et du Surinam est une merveille en fleur avec ses couleurs vives. Pas de panique si la rosette meurt après floraison, c’est normal, et la plante va rapidement former une ou de nouvelles rosettes.

Le faux ananas n’aime pas avoir de la poussière sur ces feuilles. Nettoyez-les régulièrement avec un chiffon ou passez la plante sous la couchette. Pour l’arrosage, donnez-lui un bain régulièrement et laissez bien toute l’eau s’écouler avant de la remettre dans un cache-pot. Pour la tenir en forme, cultivez-la dans un mélange de tourbe et de terreau pour plantes d’intérieur. 

Vriesea

©Wjarek

 

Nous vous recommandons la lecture d’un chouette livre paru aux Éditions Ulmer : “Les plantes de Mémé”, de Serge Schall, 12,90 €. 

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