Fertile, mais éphémère : le tiers-lieu

Tiers-lieu : cité fertile
©Dimitri Kalioris

À Pantin, sur une ancienne gare de marchandises de la SNCF, on passe une grille sur laquelle sont inscrits les mots « Cité fertile ». À compter de ce moment, on se sent loin des trépidations du monde bien qu’au milieu de la vie. C’est un tiers-lieu !

Tiers-lieu : cité fertile de Pantin
À l'entrée, juste une grille... ©Isabelle Vauconsant
Cité Fertile : Ta mère nature
Ophélie Damblé ©Dimitri Kalioris

Au sein de ce tiers-lieu, nous découvrons,

  • Ophélie Damblé, fondatrice de la pépinière urbaine Ta Mère Nature.
  • Christophe Zozine, venu nous parler de La sauge.
    Un nouvel article à venir très bientôt !
  • Paname Brewing Company, brasseur local, créé en juin 2015 au bord du bassin de la Villette dans le quartier du canal de l’Ourcq à Paris 19e.
  • La Source, école de cuisine, intervenant au restaurant La Source
  • Le Campus des Tiers-Lieux, de Sinny&Ooko qui contribue au développement de projets de tiers-lieux, à travers l’ingénierie, la formation et l’accompagnement des acteurs des territoires et de la société.
  • Roman Fruitier et Hélène Flourac de Sinny&Ooko.
    Mais aussi les partenaires que sont la SNCF, BNP Paribas, Green Care professionnal ou Inco.

Roman Fruitier est responsable d’exploitation de la Cité fertile, une sorte de « chef d’orchestre » comme il se définit lui-même.

Qu’est ce qu’un TIERS-LIEU ? Qu’y a-t-il donc à orchestrer ?

RF : Il y a des définitions assez variables du tiers-lieu. La nôtre, à la Cité fertile de Pantin, c’est un lieu qui accueille plein d’usages différents.

Ici, il y a à la fois des gens qui travaillent, d’autres qui viennent se cultiver et certains qui se restaurent. On y mélange le plaisir, la détente, le boulot, la curiosité, la famille, les amis…

Des indépendants s’installent là avec leurs ordinateurs. Les écoliers viennent jardiner. Des amateurs de bière viennent découvrir la production locale. De nombreuses rencontres professionnelles et personnelles se déroulent au restaurant, dans notre centre de formation ou au cours des activités organisées.

J’ai à orchestrer tous ces intervenants dans le temps et dans l’espace. Je dois faire en sorte que tout soit aussi fluide que possible et que chacun en soit satisfait !

Tiers-lieu : Roman Fruitier
©Dimitri Kalioris
Tiers-lieu : cité fertile
©Isabelle Vauconsant

De quelles activités s’agit-il ?

RF : Ça va de du Salon du vrac à un festival qui met en avant l’entrepreneuriat féminin ou des événements aussi de plus petite échelle, plus destinés à un ancrage local. C’est également le centre de formation à la création de tiers-lieux qui est installé ici. Nous y recevons des étudiants en formation. Nos partenaires comme la brasserie, l’association La Sauge ou la pépinière Ta mère Nature organisent des ateliers ou des évènements. Nous recevons le grand public comme les professionnels à la fois dedans et dehors. Ça m’occupe !

Cité Fertile - tiers-lieu
Cité Fertile ©AdrienRoux

Le tiers-lieu est-il un concept urbain ?

RF : Non, pas du tout, il existe un grand nombre de tiers-lieux en zone rurale. Ils sont faciles à découvrir grâce à une carte des tiers-lieux très riche à consulter. Le but d’un tiers-lieu est de s’inscrire dans un espace géographique, urbain ou rural, et d’y apporter une forme de sociabilité multiple, dense et en lien étroit avec son environnement.

Tiers-lieu : cité fertile de Pantin
Cité Fertile ©Adrien Roux

Que signifie pour vous économie environnementale sociale et solidaire ?

RF : Cela signifie que tout est lié. On ne peut pas séparer la défense de l’environnement d’une recherche de société plus juste qui permet un meilleur partage des richesses. On ne peut pas respecter toutes les formes de vie sans respect pour chacune d’elles et pour leurs façons d’être en lien.
Je sens ça depuis mes plus jeunes années, peut-être un peu grâce aux films de Myazaki.

Mes études de sciences politiques et mon master II de management culturel ont renforcé ces convictions.

Je suis entré chez Sinny&Ooko qui gère la Cité Fertile mais aussi la Recyclerie à la porte de Saint-Ouen et j’ai grandi dans ce métier de l’organisation du lien solidaire.

Tiers-lieu : cité fertile de Pantin
Cité Fertile ©Adrien Roux
Hélène Flourac
Hélène Flourac

Hélène Flourac est responsable du développement et des partenariats pour la Cité fertile et son job, c’est d’ « aller chercher des publics, de connaître et d’appréhender leurs besoins.»

Grâce à qui ?

« À des partenaires qui travaillent et les accompagnent sur le terrain depuis longtemps déjà. Quand je parle de terrain, je parle notamment des quartiers prioritaires de la ville parce qu’on est dans le quartier des Quatre Chemins à Pantin.

Et quand je parle de partenaires, je parle de partenaires sociaux, culturels, notamment la maison de quartier des Quatre Chemins, qui travaille au plus près des familles de Pantin. Voilà ce qu’est ma mission. »

2021-11-Pantin-Cité-fertile-Sauge

Comment ça s’est passé pour la Cité Fertile à Pantin ?

HF : Nous sommes installés depuis plus de trois ans maintenant et presque au terme de notre contrat avec la SNCF. Chaque année a été différente de la précédente et pas seulement à cause de la covid.

Vous savez, c’est comme une relation amoureuse ou amicale. Ça se construit dans le temps. On se découvre. On s’apprécie. La confiance s’apprivoise.

En 2018, nous arrivons avec notre projet, celui d’expérimenter autour de la ville durable. En face et avec nous des habitants, des habitantes, des acteurs socioculturels qui, eux, connaissent la ville où ils vivent un quotidien. 

Cité Fertile - tiers-lieu
©Dimitri Kalioris

Quel est alors l’agenda ?

HF : Quand on fait les choses dans le bon ordre, l’équipe du tiers-lieu travaille longtemps avant l’installation. Là, le concours de circonstances a fait qu’on n’a pas pu faire ce travail de préparation. 

Année 1

Donc la première année, on a fait ce travail de porte-à-porte pour se présenter et expliquer l’idée qui portait le projet, mais aussi et surtout pour écouter.

Nous devions faire nôtres les réalités de ceux qui vivent et travaillent là. Et, je ne peux que saluer les équipes de la Maison de Quartier des Quatre Chemins qui nous ont tant épaulés.

Tiers-lieu : cité fertile
Cité Fertile ©AdrienRoux

” Comme une relation amoureuse ou amicale, ça se construit dans le temps “

Quelle est la spécificité de ce lieu ?

HF : C’est un endroit très particulier. Nous sommes tout proches de Paris, desservis par le bus, le RER, le métro et le train, mais isolés de l’autre moitié de Pantin par un grand pont. Nous sommes en Seine-Saint-Denis et confrontés à la situation sociale des cités. C’est un quartier prioritaire de la ville, avec des habitants qui sont, de par leur situation économique et financière, en difficulté.

Ils ont un accès souvent problématique aux équipements municipaux et culturels. Les situations de chômage, d’éloignement de l’emploi les mettent dans une précarité qui a des répercussions sur leur réception face à ce genre de projet.

La Serre de la Cité Fertile
Dans La Serre ©Dimitri Kalioris

Ça n’a donc pas été facile ?

HF : Non, mais nous y avons travaillé et heureusement, la Maison de Quartier a été très active.

Et puis, ensemble, nous avons tenté de définir ce que nous pouvions expérimenter. Cette première année, nous nous sommes installés et rencontrés. La deuxième année, je dirais qu’on a planté notre petite graine puisqu’on est Cité Fertile.

Tiers-lieu : cité fertile
©Dimitri Kalioris

À quoi ressemblait cette graine ?

Année 2

HF : Les premiers partenariats ont été pour les ateliers de rencontres et d’échanges autour du potager avec La Sauge et Ta Mère Nature.

La Sauge a développé une éducation au potager avec les écoles et Ta mère Nature a créé une pépinière urbaine.

Le but est d’apprendre un meilleur vivre ensemble en ville, grâce à de meilleurs échanges et à un espace apaisé autant qu’actif.

Cité Fertile : Toilettes sèches
©Dimitri Kalioris

Année 3

Cette année, notre pari, c’était de mobiliser encore plus de public et de s’intéresser à plein de sujets. Et, tout ça sous le grand chapeau de la transition écologique et sociale, c’est-à-dire de réfléchir à la protection de la biodiversité ! 

On a fait le pari de s’intéresser à la transition énergétique. Pour cela nous avons travaillé à comment consommer différemment et mieux en général. Nous avons bien sûr abordé la question de l’alimentation et de la consommation responsable, mais aussi de l’économie circulaire.

Nous ne faisons bien sûr pas l’impasse sur le Zéro déchet. D’ailleurs partout dans la Cité Fertile, on trouve des indications de tri et tout ici est fondé sur la réutilisation et la transformation.

Pour cette quatrième année, quel est le projet ?

HF : Pour 2022, le thème c’est la récolte. C’est l’année où jamais ! Après ces quelques années d’expérimentation, nous allons faire le point sur ce qu’on est en mesure de transmettre, tous ensemble, aux futurs habitants. C’est toutes nos expériences communes, toutes nos actions que nous allons récolter.

Cité Fertile - tiers-lieu
Cité Fertile - tiers-lieu - restaurant
©Dimitri Kalioris

Aux futurs habitants ?

HF : Cet espace de 1 ha que nous occupons de façon éphémère et qui appartient à la SNCF est destiné à intégrer un écoquartier de 40 ha. Lorsque nous partirons, des travaux devraient commencer.

Pour nous c’est une immense frustration même si c’est l’accord depuis le début.

Au moment où nous sommes réellement partie intégrante du tissu social. Au moment où les enfants des écoles aiment le jardinage. Et alors qu’ils ont compris qu’ils devaient guider leurs parents vers de meilleures habitudes pour la planète. Alors qu’Ophélie prépare ses ateliers jardinage pour des migrants et des femmes victimes de violence, pointe l’heure du déménagement.

Cela remet-il en cause le sens du caractère éphémère ?

HF : Nous nous interrogeons là-dessus depuis des mois et vraiment, en ce moment, on se dit que c’est vraiment dommage.

Nous avons d’ailleurs lancé un appel aux collectivités locales et publiques de la Seine-Saint-Denis pour un espace où nous pourrions poursuivre ce travail de façon pérenne et donc approfondie.

Tiers-lieu : cité fertile
©Dimitri Kalioris

RF : Nous regrettons de ne pas pouvoir nous ancrer vraiment dans le territoire et nous aimerions trouver un lieu d’accueil durable pas très loin d’ici.

Un des grands avantages ici était la proximité avec des acteurs proches en termes de valeurs comme la Réserve des Arts qui revend des éléments de décor de spectacle ou Lemon tri qui valorise des « déchets ».

Nous appartenons tous au mouvement de l’économie sociale et solidaire. Nous rêvons de retrouver un espace avec une telle richesse.

Comment se finance un tiers-lieu ?

Il n’y a bien entendu par de règles absolues en la matière. Mais, l’autonomie est une recherche importante et un fonctionnement selon les règles de l’économie sociale et solidaire, une constante.

RF :  On revendique même l’économie environnementale, sociale et solidaire qui est vraiment intégrée dans notre réflexion. Notre financement est celui d’une entreprise : nous louons à la SNCF, nous sous-louons des espaces à différents acteurs qui participent à la vie du tiers-lieu.

C’est le cas de la brasserie Paname Brewing Company (PBC), par exemple. Les utilisateurs des espaces de travail et les grands évènements payent un loyer. À côté de cela, les bar et restaurant contribuent au financement.

Le restaurant, dont le nom est « La Source » depuis le début a signé cette année un partenariat avec une école du nom de … « La Source ».

La Source, restaurant
PBC, Brasseur à la Cité Fertile
Brasseur local ©Isabelle Vauconsant

À la source de « La Source »

La source propose des repas toute la semaine à la Cité Fertile de Pantin dans le cadre d’un restaurant dit « d ‘application ».

Du lundi au jeudi, une équipe de 12 étudiants propose une cuisine très engagée anti-gaspi réalisée avec des producteurs locaux.

Pour nombre d’entre eux, il s’agit de reconversion professionnelle.

Il y a toute une réflexion menée sur ce secteur de la restauration en crise depuis longtemps et plus encore depuis le covid. Le manque de personnel est criant. Et ce qui est encore plus fou, c’est le manque de compétences sur les notions de gaspillage, de choix de produits : locaux, de qualité et donc des coûts inutiles.

La Source forme des restaurateurs engagés pour demain.

Brasserie PBC
Brasserie PBC ©Dimitri Kalioris

Comment fonctionne la restauration ?

RF : Les étudiants de « La Source » tiennent le restaurant du lundi au jeudi. Le vendredi et le week-end, c’est une équipe interne à la Cité Fertile qui assure la restauration en continu. En plus, nous nous adjoignons la présence d’acteurs extérieurs qui viennent tenir des stands de restauration avec une cuisine plus simple.

Ce sera le cas pendant les marchés de Noël. On va revisiter la choucroute ! Pour l’été, nous partirons à la découverte des cuisines du monde. 

Et puis, dans le cadre des activités partagées, des habitants, des professionnels du territoire vont venir proposer leurs plats.

Le campus des Tiers-Lieux
©Isabelle Vauconsant

Comment créer un tiers-lieu ?

Sinny&Ooko ont installé dans les locaux de la Cité Fertile un lieu de formation et d’incubation de projets de tiers-lieux. Les porteurs de projets sont accompagnés pendant 6 mois par des experts. Plutôt que d’acheter des prestations de conseil, on les immerge deux jours par semaine dans un bain professionnel.

Pour être accueilli au Campus, il faut avoir un projet de lieu hybride qui regroupe différentes activités et services. L’ensemble doit reposer sur une activité économique principale qui peut être aussi bien la restauration que l’agriculture le coworking ou une épicerie. À côté de cela, se développent des activités artistiques, culturelles, de sensibilisation à l’écologie au sens large, au jardinage, à l’alimentation…

L’ensemble est conçu pour être géré selon les principes de l’économie sociale et solidaire.

Les partenaires d’activités du tiers-lieu

Ophélie est une jeune femme pétillante à l’énergie communicative.
« Je m’appelle Ophélie Damblée, j’ai 32 ans.
Je suis à la fois agricultrice urbaine et créatrice de contenu. »
Nous voici en plein esprit tiers-lieu ! 

Comment en es-tu arrivée là ?

J’ai d’abord fait des études dans le cinéma et le théâtre, donc j’ai d’abord travaillé un peu là. Et puis j’ai aussi eu plein d’autres jobs comme serveuse, vendeuse, et je suis passée par la case culture média communication en étant tantôt pigiste, chroniqueuse, mais aussi community manager dans une agence de publicité.

Et puis, à côté de ça, je me posais aussi beaucoup de questions sur mon alimentation. Le point de départ a été de me rendre compte que j’avais de plus en plus d’ami.e.s autour de moi qui choisissaient de manger végétarien.

J’ai commencé à lire et j’ai découvert que l’agriculture dans son ensemble allait très mal. Notre autonomie alimentaire était très fragile. Et, j’étais en totale dissonance cognitive avec mon métier. J’ai eu ce fort besoin de retour à la terre.

Ta mère Nature : Ophélie Damblé
Ophélie dans La Serre ©Dimitri Kalioris
Ta mère Nature : Ophélie Damblé
©Dimitri Kalioris

Qu’est-ce qui a créé le déclic ?

Le déclic a été très long, mais boosté par autre qui, un peu plus brutal : une rupture amoureuse.

Je suis allée apprendre à faire pousser les légumes, sans trop savoir ce que j’allais faire comme métier.

J’ai exploré différents métiers, autant celui de maraîchère que de pépiniériste. J’ai finalement compris que le volet pédagogique, la transmission, me parlait beaucoup. Ma chaîne YouTube témoigne de ce changement de vie.

Je ne suis pas une experte, juste une exploratrice qui invite les autres à profiter des expériences en matière végétale.

Quel est ton engagement ?

Mon engagement a épaissi au fur et à mesure. Je me suis notamment intéressé aux mouvements de la Green Guérilla, qui est un mouvement citoyen qui vise à se réapproprier l’espace public par  la végétalisation.

Et derrière ça, il y a une forme de désobéissance civile. On  jardine dans l’espace public, ce qui est encore considéré comme une dégradation. Moi, j’y vois une aggradation. Ça m’a permis la rencontre de plein d’acteurs et d’actrices.

L’idée est qu’il ne faut pas attendre qu’on nous prenne par la main ; ni que les lois soient votées. Au contraire, ce sont les mouvements citoyens qui feront changer la loi.

L’engagement, on peut l’imaginer à n’importe quelle échelle.

Le mien est modeste, mais ferme et reste sur ses bases pédagogiques. J’accueille beaucoup de publics différents, à La Serre, dans ma pépinière à la Cité Fertile. Donc, je rencontre des collégiens, des lycéens ou des élèves de primaire. Beaucoup d’associations viennent également. Dernièrement, j’ai reçu des réfugiés. Je prépare l’accueil de femmes victimes de violence. Je contribue aussi à la réinsertion professionnelle pour de jeunes adultes. Même les entreprises aiment venir à La Serre. C’est cette richesse qui me motive. Mon rapport au temps s’est modifié.

Comment se passe l’accueil de tous ces publics dans un tiers-lieu ? 

La multiplicité des publics suppose de s’adapter, mais l’espace est particulièrement propice.

Et nous sommes dans ce quartier spécifique des Quatre Chemins. À la Cité Fertile, il y a vraiment pour moi un volet très social et l’acte de jardiner est un alibi pour recréer des liens. Ici comme ailleurs, l’écologie n’est pas une affaire de bourgeois puisque les populations les plus touchées sont aussi les plus défavorisées. 

Et quand je dis, on a accueilli des migrants, ce n’est pas dans l’idée de leur apprendre le métier de pépiniériste. Pour la plupart, ce sont des personnes qui viennent du milieu agricole. Ce qui est utile, c’est de leur donner ce vocabulaire spécifique qu’ils n’apprendraient pas dans des cours de français classiques. Mon souhait est qu’ils puissent s’en sortir un petit peu mieux dans le monde du travail et s’adapter plus facilement en France.

La Serre : cité fertile
La Serre ©Dimitri Kalioris

Et ton projet pour les femmes victimes de violences ?

Ce sont des femmes qui ne bénéficient pas forcément d’une liberté totale dans leurs déplacements. Elles doivent souvent s’occuper de leurs enfants et donc il faut s’adapter à elles. Pour le moment, on est dans cette phase de dialogue. Nous nous attachons à comprendre leurs besoins et comment moi, je peux leur apporter quelque chose ; c’est presque une approche thérapeutique avec les plantes. 

Je pense aborder le côté médicinal de certaines plantes que je cultive dans la serre. Je suis certaine qu’elles savent déjà des choses. On ne peut parler des fleurs aussi, des fleurs comestibles. 

Dès qu’on entre dans le grand domaine de la nature, on peut tout faire en lien avec les problématiques sociales, psychologiques, etc.

Un tiers-lieu est assez idéal pour ce type d’interventions.

Et que fais-tu sur les réseaux sociaux ?

Je vulgarise beaucoup. J’essaye de rendre ludique et accessible des sujets qui pourraient paraître un peu barbants. Le syndrome de la main verte est un de mes sujets favoris. Les gens se disent qu’ils font tout crever et que c’est comme ça, comme un sort !
Ma première vidéo, c’était : Plantez-vous !

> La chaine YouTube de Ta mère nature

En fait, on peut apprendre. C’est beaucoup une histoire de bon sens et d’observation.

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