Êtes-vous fleurs bleues ? Un peu, beaucoup, passionnément ?

Acabashi

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’adore littéralement les fleurs bleues, toutes les fleurs bleues ou presque. Avec Didier Thillaye du Boullay (Pépinière du Lac des Sapins), nous avons sélectionné 4 plantes à floraison bleue. Toutes supportent la sécheresse et le froid.

La grande lobélie en fleurs à l’automne

Les lobelias que vous installez dans vos jardinières l’été sont gélives. Mais Lobelia siphilitica, herbacée originaire des marais de l’est de l’Amérique du Nord-est hyper rustique, qu’on se le dise ! Au moins jusqu’à -15°C, une température qui, par les temps qui courent, est rarement atteinte…

Il suffit de lui donner un peu d’amour et l’affaire est dans le sac. 

Pourquoi on l’aime tous les deux…

  • Sa floraison automnale est d’un exceptionnel bleu gentiane, et continue de septembre à novembre. 
  • Elle se ressème de façon discrète. Donc, pas de risque d’envahissement, mais pas de risque de la perdre non plus.
  • Elle se plaît au soleil et c’est une plante très sobre, si elle est cultivée en terrain frais. 

La petite histoire

Ses racines ont été dans le passé utilisées pour traiter la syphilis d’où son nom. 

C’est une plante bien poussante, le feuillage reste bas. En fleur, elle ne dépasse pas 30 cm.

Fleurs bleues
©TeQui0

La véronique ‘Georgia Blue’

En fleur, cette Veronica forme vraiment un nuage tout bleu, ou si vous êtes moins poétique, une moquette toute bleue (15 cm de haut maximum). Un seul godet va couvrir une surface de 40 cm de tout côté environ. Installez 3 godets par mètre carré pour cette vivace, ça suffit. Ne plantez pas trop serré. Dans deux ans, elle occupera son mètre carré. 

On peut la mettre dans les mains de tous les jardiniers, même les plus nuls.

On l’aime parce que…

  • Elle offre une floraison très précoce, dès le mois de février. Même chez nous, dans les monts du Beaujolais, à 700 m d’altitude. 
  • Sa floraison est longue, de février à avril. En été, son feuillage roussit. Elle refait des fleurs en septembre-octobre et à ce moment-là, le feuillage repasse au vert qu’il avait au printemps. 
  • Elle accepte sans souci le plein soleil et la mi-ombre. 
  • Le feuillage est persistant jusque’à – 15°C (on a le temps de voir venir…)

Bon à savoir

Elle fait merveille sur des plates-bandes très pentues 

fleurs bleues
©Kenpei

Le myosotis du Caucase ‘Jack Frost’

Je n’imagine plus un jardin sans lui, et Didier non plus. Brunnera macrophylla ‘Jack Frost’ est tout bonnement irrésistible avec son feuillage qui d’abord blanc grisâtre passe au vert argenté. Et que dire de ses fleurs de myosotis d’un bleu si profond ?

Pourquoi on l’aime…

  • Ses feuilles forment des cœurs. On y observe des nervures vertes qu’on pourrait croire dessinées. Une plante d’une grande beauté. 
  • C’est une plante intéressante pour la mi-ombre. Ses dimensions sont raisonnables : 30 x 30 cm. 
  • Il se cultive très bien en pot, et ainsi vous profiterez du feuillage et de la floraison printanière. Laissez-le seul dans son pot, il n’a pas besoin de compagnon.

D’autres conseils ? 

Installez ces petits fleurs bleues pas trop loin de la maison pour bien en profiter. Attention, gardez le sol frais. Et surveillez les limaces et les escargots qui l’aiment autant que nous…

Fleurs bleues
©Isabelle Morand (Jardin des Vigneaux)

La VRAIE jacinthe des bois

C’est elle qui forme de si beaux tapis dans les sous-bois au printemps : Hyacinthoides non-scripta. Enfin, ce n’est pas toujours sûr, car la vraie jacinthe des bois d’origine anglaise est victime de sa cousine espagnole, très envahissante.

Jacinthe des bois
©leighcol

Pourquoi on l’aime…

  • Si on ne la plante pas, si on ne la protège pas, sa cousine risque de la faire disparaître.  
  • C’est une plante très, très facile à cultiver.
  • Sa floraison bleu intense. 

Bon à savoir

Pour différencier la vraie de sa cousine : la vraie jacinthe des bois est plus petite (20 cm) et trapue. L’Espagnole mesure 40 cm de haut et son bleu est plus fade.

Jacinthe des bois
©Carine Carnier

Tamara et Didier Thillaye du Boullay produisent leurs plantes dans leur pépinière du Lac des Sapins, à 700 m d’altitude. Pour eux, deux critères incontournables : la rusticité des plantes jusqu’à – 15°C et leur capacité à résister à la sécheresse.

Pépinière du lac des sapins
©Isabelle Morand
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