Découvrez l’encens de sauge

Bâton de sauge
©PamWalker68

C‘est l’été ! Tout est cramé. Sauf le pied de sauge offert par tata Zaza, ma vieille tante qui habite près de Blois, qui se porte comme un charme (ma tata Zaza aussi !). Il nargue les menthes qui grillent sur place. Le basilic a disparu depuis longtemps et les tagettes sont en coma dépassé. Mais la sauge couvre environ 2m2 et va très bien. Merci pour elle !

Que faire de tout ce trésor ?

Sauge

La plupart des plantes sont à usages multiples : en cuisine, en médecine, comme tisane… La sauge et ses 900 espèces ne font pas exception.

La sauge (du genre Salvia) est une plante de la même famille que la menthe, l’origan et le thym. Elle possède un arôme puissant profondément lié à la terre, et de nombreuses propriétés médicinales, antiseptiques et microbiennes. Son nom scientifique, Salvia officinalis, vient du latin “salvia” qui signifie “guérir”. Elle s’appelle aussi thé de Provence ou thé de Grèce.

Parmi les grandes espèces de sauges, citons la sauge commune ou sauge des prés (Salvia pratensis), une plante herbacée vivace commune dans les prairies. Enfin, la sauge sclarée (Salvia sclarea) une bisannuelle, également cultivée pour ses qualités aromatiques et médicinales.

Sauge commune ou Sauge des prés (Salvia pratensis)
Salvia pratensis

« Qui a de la sauge dans son jardin, n’a plus besoin de médecin ».

Proverbe grec

La sauge des sages

Il existe d’autres variétés bien plus “intéressantes” qui ont largement contribué à faire perdurer le côté mystico-hallucino-machin chose.

En Europe, les druides gaulois et celtes brûlaient déjà de la sauge blanche (Salvia apiana) avec de la mousse de chêne dans les rites religieux.

Elle était aussi connue par les chamans et les sorciers des tribus amérindiens pour purifier l’environnement, les objets et les personnes, afin d’accompagner les différents rites initiatiques. Ces derniers utilisaient surtout la sauge des devins ou Salvia divinorum, originaire du Mexique et ses effets psychotropes délirants (c’était de la bonne…). Son nom aztèque est Pipiltzintzintli (à répéter après moi…).

Aujourd’hui, la variété la plus commune est la sauge blanche, que l’on continue de faire brûler en rouleau d’encens.

 

Salvia divinorum
©Eric Hunt

En pesto mais pas que…

La sauge (Salvia officinalis) est surtout connue comme plante aromatique dans la cuisine méditerranéenne. Délicieuse également en pesto (voir notre recette ICI).

La sauge blanche (Salvia apiana), encens de haute qualité, est un purificateur d’air (et d’énergie ?) très puissant. Ses effets sur l’intuition, la spiritualité et les mauvais esprits relèvent de la croyance de chacun. Ce qui est certain, c’est qu’en brûlant, elle masquera les mauvaises odeurs et diffusera un parfum communément admis comme léger et agréable.

La fumigation, une pratique, très ancienne

Reconnue pour ses propriétés assainissantes, la sauge blanche a longtemps été utilisée durant les grandes épidémies. L’utilisation de plantes à la place de l’encens traditionnel ne cherche pas à parfumer l’atmosphère, mais plutôt à la purifier. On choisira donc des variétés médicinales aux propriétés antibactériennes. Pour des raisons pratiques, on choisit des plantes qui sèchent assez vite, sans devenir friables.

Vous pouvez y ajouter du romarin, tonifiant, ou de la lavande apaisante, du bois de cade, qui a la particularité d’être purifiant et apaisant. Le cèdre possède les mêmes propriétés, avec toutefois un parfum plus prononcé.

Comment fabriquer ses bâtons

Pour les réaliser, cueillez des plantes fraîches non traitées. Étendez-les sur un linge au soleil pour un premier tri et un séchage grossier. Essayez de couper des brins de sauge de même longueur. Nouez une ficelle naturelle (en chanvre, en jute, en lin ou en coton), à la base, puis enroulez les brins de façon à ce que le fagot soit bien serré. Laissez sécher quatre à six semaines, minimum.

baton de sauge
©Tomson
baton de sauge
©Tomson

Comment allumer le bâton ?

Prévoir un large récipient résistant à la chaleur : une coupelle en bois ou en métal ; un coquillage, comme une coquille Saint-Jacques fera l’affaire (une coquille d’huître aussi. Merci Josette !). Il devra retenir les cendres. Si vous le pouvez, remplissez-le de sable.

Avec un briquet ou une allumette, allumez le bout du bâton. Éteignez ensuite la flamme en agitant le bâton dans l’air. La braise créée permet de disperser la fumée.

Pour éteindre définitivement le bâton, écrasez la partie embrasée au fond du récipient (dans le sable).

Si ce dernier comporte un couvercle, fermez-le. La privation d’air l’éteindra aussi.

La sauge peut également se consumer, lorsqu’elle est placée sur des braises ou un charbon ardent. Elle diffusera plus rapidement et sera plus difficile à éteindre.

Quelques précautions

Évitez la présence de tout-petits enfants. Et des animaux de compagnie qui ne supportent pas la fumée.

baton de sauge
©Mehmet Gökhan-Bayhan
baton de sauge
©PamWalker68
baton de sauge
©Nataliya Kushnir

Bonne méditation ! 😉

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