Tout sur l’andouiller

ValenZi

C’est un arbre très commun en Normandie et en Bretagne, car les conditions météo, pluie et douceur, sont favorables à sa culture. L’andouiller, et sa sous-espèce l’andouillettier, peuvent aussi être cultivés en pot, mais il faut bien penser à les arroser régulièrement.

D’où vient l’andouiller ?

C’est une espèce endémique très courante en bord de mer, car elle supporte bien les embruns. Mais on trouve aussi l’andouiller à des endroits inattendus, en pleine campagne, seul ou en bosquet. À ses pieds pousse souvent un excellent engrais vert : la moutarde. Pas celle de Chine qui ne vaut pas tripette, mais une variété excellente dite ‘De Dijon’. 

©Elen Marlen
©Elen Marlen

De belles bandes d’andouilles

Depuis la Guerre de Cent-andouilles voilà déjà plusieurs siècles, la Bretagne et la Normandie ne sont plus les seules à cultiver l’andouiller. De nombreuses tentatives de culture ont réussi un peu partout dans le pays même si, il faut bien l’avouer, peu d’arbres atteignent le niveau de qualité des andouillers normando-bretons. Il faut bien quand même signaler l’andouiller de Cambrai (qui pousse à côté des célèbres bêtises), l’andouiller rouge qui pousse dans la Loire en plein milieu des vignes ou l’andouiller du Val d’Ajol, une espèce hyper rare qui croît uniquement dans les Vosges, dans un périmètre surveillé par l’ORPAV (Office régional de protection des andouillers des Vosges).

Stop à la confusion !

Ces dernières années, nous, membres de l’ancestral CDAA (Club Des Amateurs d’Andouille) avons du batailler ferme contre une concurrence déloyale voire démoniaque menée par différents médias qui se sont lancés dans la culture intensive d’andouilles. Avec une certaine réussite, avouons-le. Il faut dire que l’offre est large : « L’andouille est dans le pré », « Danse avec les andouilles », « La villa des andouilles brisées », « Les andouilles de la téléréalité », « Les andouill’Ch’tis », « La nouvelle andouille », « Andouiller express », « Qui veut épouser mon (andouille) de fils ? », « Andouille Academy »… Ça fait vraiment peur cette concurrence. Mais nous continuerons de nous battre pour revenir aux vraies valeurs, celles de l’andouille de qualité et fière de l’être.

©Paunovic Team
©Paunovic Team

Comment reconnaître un andouiller ?

C’est plutôt fastoche

Feuilles : elles sont plutôt rondes avec à leur extrémité une espèce de tire-bouchon.

Fleurs : elles naissent rose pastel, mais en cas d’humidité prolongée ou d’averse, elles passent au marron crado.

Fruits : ils peuvent facilement être confondus avec ceux de l’arbre à saucisse (Kigelia africana), mais cette espèce étant hyper rare dans nos contrées, la distinction est vite faite.

Quand récolter les fruits de l’andouiller ?

Là encore, ce n’est pas très difficile. Il faut les tâter régulièrement.

Pas assez mûr, le fruit n’est pas goûteux et peut même provoquer des troubles digestifs, voire pires. La cochonillose (Cochinillosa salopa) est très dangereuse. Idem avec un fruit tombé au sol. Il peut être vecteur de la Poussiera demerda, une maladie certes bénigne, mais qui provoque des vomissements. Un fruit récolté trop mûr est lui aussi potentiellement responsable de dégâts. Les morceaux deviennent des projectiles, fauteurs de troubles regroupés sous l’appellation Putana jenaipleinlachemisa qui peut vraiment gâcher un repas. 

©nobtis
©nobtis

Attention à la surconsommation

Les andouilles – et c’est pour cela que de nombreux jardiniers les apprécient – sont généreuses en vitamines, notamment la Q112, la N360 et la Y9. L’andouille est aussi moins riche en triglycérides (c’est pas une bonne nouvelle ça ?) que plein d’autres aliments.

Andouiller – Andouillera franchoulliarda – Fiche de culture

  • Famille : Cochonaillacées
  • Type : arbre français à feuilles 100% persistantes.
  • Exposition : à la chaleur.
  • Arrosage : nécessaire quand le fruit est en pleine croissance. Exclusivement au vin blanc (pas besoin d’un grand cru).
  • Multiplication : par boyaux. Le fruit ne se sème pas, ne se marcotte pas.
  • À associer avec : moutarde, crème fraiche, échalotes, maroilles, pommes de terre…
  • Déteste la compagnie des : brocolis, chou-fleur, carottes, concombre, courgette, poivron…
  • Culture possible en pot ? Oui, mais prévoir un gros contenant et ne pas oublier d’arroser.
©yelikova_Oksana
©yelikova_Oksana

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