Que faire au jardin aujourd’hui ?
La lune est descendante, une bonne phase pour planter des arbustes : clérodendron de Chine, sarcoccoca, laurier des montagnes, noisetier, l’arbre aux turquoises, osmanthes… Attendez un peu pour semer des annuelles, il fait trop frais !
Demain, jour fleurs, puis, feuilles.
Le dicton
Quand il ne neige pas un peu en février, c’est mars qui se couvre de neige.
Bonne fête aux…
Lara, Larissa, Ludger
L’INFO
• Mauvaise nouvelle. Le nématode du pin arrive dans les Landes… •
Le nématode du pin Bursaphelenchus xylophilus, est un ver microscopique qui, une fois dans l’arbre, se nourrit des vaisseaux du bois, et bloque la circulation de la sève.
Cette espèce exotique envahissante est originaire d’Amérique du Nord où elle ne cause pas de dégâts, car les pins nord-américains sont résistants. Il est arrivé en 1905 au Japon sans doute par l’intermédiaire d’une cargaison de bois venue des États-Unis. Il a, depuis, causé la perte de 95 % de la ressource en pins du pays. Il a ensuite été détecté en Chine en 1982, à Nankin.
Au Portugal, où il a été détecté en 1999, il occupe désormais plus de la moitié de la surface des forêts de pin maritime et a réduit de 30 % leur production. Des analyses génétiques ont montré que les populations de nématode du pin arrivées au Portugal étaient d’origine asiatique et non américaine. L’hypothèse est que du bois contaminé aurait été utilisé pour la construction de l’un des pavillons asiatiques de l’Exposition universelle de Lisbonne en 1998.
Des foyers sont également présents en Espagne depuis 2008, non loin de la frontière portugaise. Alors que certains semblent éradiqués, le foyer en Galice connu depuis une dizaine d’années est officiellement hors de contrôle et progresse de manière inquiétante. Dans ces 2 pays, le rythme de mortalité est d’environ un million d’arbres par an.
Son arrivée dans les Landes, transporté par l’être humain qui est à l’origine de cette invasion, est une très mauvaise nouvelle…
D.Kalioris
Une étude récente (2025) a étudié la répartition de cette espèce, d’une part dans des pins récemment morts et d’autre part via une surveillance des émergences saisonnières du coléoptère vecteur Monochamus alternatus entre 2021 et 2023. Elle confirme que l’insecte qui semble être le premier vecteur de l’extension du nématode Bursaphelenchus xylophilus, est favorisé par le réchauffement climatique.



