Les plantes, ces bêtes de sexe !

Les plantes, ces bêtes de sexe
Table-ronde du 28 mars 2024

L‘imagination végétale est sans limites et ne connait aucun frein dès lors que la survie est en jeu ! Les plantes n’ont peur de rien et ne connaissent pas les pudeurs de l’Humain ! Car, Le Vivant se défend, conquiert, se multiplie, foisonne ou se replie. Les écosystèmes et leur diversité sont des milieux dynamiques, sans cesse à la recherche d’un nouvel équilibre. Alors, la sexualité, ou devrait-on dire les sexualités, est vitale pour maintenir et donner toutes ses chances à la vie.

Les végétaux ne sont pas avares en la matière !

Les plantes copulent et s’envoient dans les airs dans une débauche libertine. Elles déploient érotisme, lascivité, agressivité, tromperie ou friponnerie, c’est selon ! Leurs armes ? Odeurs, couleurs et sécrétions en tous genres, formes et mouvements… Comme on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, elles déploient des tentations auprès de certains animaux avec un nectar fermenté très addictif, par exemple.
Tout est bon pour séduire les pollinisateurs ou attirer les pollens qui se baladent dans les courants d’air… ou d’eau.

Cette vitalité sexuelle est ce qui leur permet cette exceptionnelle longévité dans l’histoire du monde. Mais serions-nous à l’aube d’une catastrophe ?

Nos invités

La sexualité des plantes impose que soient réunis sur un plateau un spécialiste du végétal et un entomologiste car les plantes et les insectes ont une vie intime très riche.

Simon Klein, Docteur en écologie des pollinisateurs • agrégé de SVT •  auteur de “la vie sexuelle des fleurs” • comédien • illustrateur •

François Lasserre, entomologiste • auteur de multiples ouvrages sur les insectes,

nous ont fait l’honneur et le plaisir de venir discuter des plantes, des insectes et de leurs jeux pour le développement du vivant.

La table-ronde était animée par Isabelle Morand et Isabelle Vauconsant ; et mise en images par Cyrille Valroff.

Académie du Climat • 28 mars 2024

Fleurs et pollinisateurs, la rupture ?

Une étude vient de sortir qui inquiète un peu les scientifiques, et nous convie à bien réfléchir à nos responsabilités.

“Les changements environnementaux en cours conduisent […] à un déclin des pollinisateurs, ce qui peut entraîner une limitation de la production du pollen par les plantes et modifier les pressions évolutives qui façonnent les systèmes de reproduction des plantes.”

Cette étude démontre “l’évolution rapide d’un syndrome d’autofécondation dans les quatre populations végétales étudiées, associé à un affaiblissement des interactions avec les pollinisateurs au cours des trois dernières décennies. […]les systèmes d’accouplement des plantes peuvent évoluer rapidement dans les populations naturelles face aux changements environnementaux en cours. L’évolution rapide vers un syndrome d’autofécondation pourrait à son tour accélérer encore le déclin des pollinisateurs, dans une boucle de rétroaction éco-évolutive ayant des implications plus larges sur les écosystèmes naturels.”

En clair, faute de pollinisateurs en nombre suffisant, les plantes essaient de se débrouiller et produisent moins de nourriture pour les pollinisateurs restants, c’est exactement ce qu’on appelle un cercle vicieux !

Xylocopa violacea
©PhotoIncredible

Prochaine saison

#Été : Végétaux, faux chameaux ou vrais soiffards

Nous discuterons des plantes importantes/utiles/fondamentales à installer pour préserver non seulement les pollinisateurs, mais aussi tous les autres cycles naturels.

RV le 20 juin de 19 à 21:00 !

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