Le lièvre, un chaud lapin !

C’est en janvier que commence la période de reproduction pour le lièvre. Et cela dure jusqu’à la fin de l’été. Autant dire que ça s’agite dans les champs, les plaines, sur les collines, un peu partout en fait… Et les lièvres sont prêts à tout pour niquer (pardon, procréer, oui, bon…)

Célibataire et solitaire six mois de l’année

On comprend qu’il se rattrape les 6 autres mois. Le lièvre mâle est en effet un animal plutôt solitaire de septembre à janvier. Il se balade tranquille mimile, se fiche des copains comme de son premier pissenlit. Il pique des sprints jusqu’à 80 km/h et peut faire de grands bonds grâce à ses pattes postérieures hyper musclées (dans le genre, j’ai bien bossé mes abdos fessiers…). Un avantage par rapport à son cousin le lapin notamment quand résonne le bruit des fusils. 

Et là, c’est le drame…

Donc, au début de l’année, sonne le signal de la reproduction et le starter de grosses bagarres entre lièvres. Plutôt pacifiste de tempérament, le lièvre devient alors une super teigne et un combattant redoutable. Il met fin à sa solitude pour se retrouver avec d’autres lièvres et se coller des peignées mémorables. Pas moyen d’y couper car seul celui qui élimine ses rivaux à la droit de saillir la hase (qui pendant ce temps-là tricote des barboteuses à gogo, je vous expliquerai plus loin). Les baffes et les uppercuts s’enchaînent à vitesse supersonique (5 à la seconde !). Les perdants n’ont pas seulement mal à leur orgueil, ils peuvent aussi y laisser des poils… Avant d’aller livrer de nouvelles bagarres de chiffonnier (pardon, de lièvre) ailleurs, sur un autre territoire. S’ils n’y ont pas laissé leurs testicules ! La partie intime est souvent visée. 

L’accouplement chez le lièvre

Et là, me revient une blague absolument nullissime. C’est l’histoire d’une dame qui ne sert que de la salade à son mari trois soirs de suite. Celui finit par lui demander : « Mais, pourquoi tant de salade, mon amour ? ». Réponse : « Quand on baise comme un lapin, on mange comme un lapin… » D’accord, j’ai déjà fait plus élégant… Il reste que le lièvre est bien un cousin du lapin dans ce domaine. Panpan, tactac, l’affaire est faite ! Mais le lièvre doit d’abord passer par d’autres paires de baffes assénées par la femelle en chaleur. C’est vraiment pas une vie… 

Pour la hase, c’est pas facile facile ! 

À vous de juger : la hase porte ses levrauts pendant environ 42 jours. Mais elle est de nouveau féconde à partir du 36ème jour de gestation !! Donc, il est tout à fait possible que deux portées cohabitent, les quasi à maître et les tout petits petits levrauts qui verront le jour bien plus tard. On appelle ce phénomène rare la superfétation. Les femelles blaireaux et certaines espèces de poissons y sont sujettes. Ça doit être un bazar là-dedans. 

Maman lièvre n’a pas de répit

Pendant six mois, la hase peut donc engendrer 4 portées qui compte entre 1 et 5 levrauts. Vous imaginez toutes ces bouches à nourrir !

Les testicules sont comme les trains d’atterrissage

Les lièvres mâles ont une autre particularité. En dehors de la période de reproduction, les testicules restent bien au chaud dans la cavité abdominale. Quand l’heure du rut a sonné, ils sortent et se placent à l’avant du pénis de l’animal. Quand la période de reproduction s’achève, les testicules rentrent. Exactement comme un avion quand il décolle et atterrit ! 

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