Prise à contre-jour, la photo donne droit à observer toute la finesse décorative de la forme de la fleur du Geranium ibericum platypetalum, sa couleur d’un bleu extraordinaire légèrement ponctué de magenta et la délicatesse extrême de l’ornementation nervurée de ses pétales, un vrai bijou beaucoup plus abordable que ceux des boutiques de la place Vendôme. L’implantation de son style et de ses 5 stigmates, bien visibles sur la photo, fait irrésistiblement penser à une sorte d’antenne parabolique apte à capter toute la puissance de la nature pour nous en transmettre de magnifiques émissions non télévisuelles qui atteignent directement notre subconscient. Cette fleur me rend lyrique, mille excuses.

À BOUTURER TOUS LES 2 ANS, AU PRINTEMPSGeranium-ibericum-platypetalum

Pour revenir à des considérations moins fantaisistes, il faut toutefois apprendre à préserver, année après année, cette beauté. Si vous voulez pouvoir observer son sexe, il faut savoir préserver ce qui n’est pas sexué dans notre belle plante, autrement dit préserver la partie strictement végétative (racines, souches et feuilles). La souche a en effet une fâcheuse tendance à vieillir et à se décoller littéralement du sol au fil des années. Il devient donc nécessaire, au printemps, d’en récupérer des fragments jeunes afin de les repiquer. La pérennité de la plante vivace serait compromise si cette opération simple n’était pas effectuée une fois tous les deux ans. Voilà, c’est tout, j’en ai fait fini d’épiloguer au sujet de cette magnifique plante.

Texte publié sur le blog passionnant de Michel Cargué et de son article sur “Le sexe des végétaux”.

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