Il a été découvert en 1994, en Australie, dans des gorges au nord de Sydney. Le Wollemia nobilis appartient à la famille des Araucariacées, largement représentée à l’époque du Jurassique. Ce survivant a excité la curiosité des chercheurs. Un plan de sauvegarde a été mis en place à l’échelle mondiale. 

Nez à nez avec l’inconnu

Quand David Noble se retrouve, dans un canyon des Montagnes bleues, face à un sujet d’une quarantaine de mètres de haut, il s’interroge… Est-ce un arbre ? Une fougère géante, venue de la nuit des temps ? Un monstre végétal préhistorique ? Le garde-forestier prélève un bébé et le confie pour identification aux services de la flore et des parcs nationaux de Nouvelle-Galles-du-Sud. Les Jardins botaniques royaux de Sydney sont également conviés à se prononcer. Tout le monde sèche…

David Noble retourne dans le canyon secret du Parc national Wollemi, accompagné de deux botanistes qui n’en reviennent pas : ils n’ont aucune idée de la famille, du genre auquel l’arbre appartient. Retour vers la capitale et de nouvelles analyses qui permettent de conclure que l’arbre mystérieux appartient à une espèce ou genre nouveau. Puis, on appelle le séquençage ADN à la rescousse. Conclusion : l’espèce appartient à la famille des Araucariacées qui comprenait jusqu’alors deux genres, Araucaria et Agathis ! Fin du mystère. Et dénomination botanique de l’inconnu australien : Wollemia nobilis

©wikimedia-commons

Un secret bien gardé

Le lieu où poussent les pins Wollemi reste, encore aujourd’hui, inconnu. On sait qu’une centaine d’individus croissent dans la zone concernée. Et il ne s’agirait pas d’individus uniques, mais d’arbres reliés entre eux par des racines interconnectées. La survie des arbres est liée à leur isolement. Car, l’ouverture du site aux visites aurait pour éventuelle conséquence la mise en contact avec des agents phytopathologiques dangereux pour les arbres. 

Le plus grand des pins wollemi est surnommé “King Billy”. On lui a donné le nom du pilote d’hélicoptère qui déposa une équipe scientifique sur les lieux de la découverte.

La planète au service de Wollemia nobilis

Désormais, la protection du pin Wollemi passe par sa reproduction et sa préservation. Des bébés pins ont été plantés dans de nombreux jardins botaniques. Ainsi, en France, il est visible aux Jardins suspendus du Havre, dans les jardins botaniques de Nancy, Lyon, Lille, au Jardin des Plantes de Paris, au parc Phœnix à Nice. Le parc angevin Terra Botanica en détient plusieurs exemplaires. 

Il est possible d’en planter dans son jardin ou en pot, en terre acide et pas trop sèche. Sa croissance est lente. C’est un arbre rustique, rustique à – 10°C / – 12°C. Comptez une centaine d’euros pour un petit arbre de 30 cm. Mais on constate de très gros écarts de prix entre les vendeurs. 

 

"Lien

CHERS JARDINIERS,
SAVEZ-VOUS QUE VOUS POUVEZ TROUVER SUR LA BOUTIQUE HORTUS FOCUS DES TRÈS BEAUX OUTILS,
DES FERTILISANTS NATURELS, DES KITS À PLANTER POUR FAIRE DÉCOUVRIR LE JARDIN À VOS AMIS ET 1000 AUTRES CHOSES ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial