L’association mondiale des botanistes-zoologistes amateurs et professionnels vient de publier une nouvelle liste d’espèces désormais interdites de commercialisation, mais aussi de don et de plantation. En cause : leur toxicité extrême pour les humains, leur caractère envahissant, leur nocivité pour la flore et la faune de la planète. Méfiez-vous donc de ces nouvelles espèces envahissantes !
Jidius vancus, à surveiller comme le lait sur le feu !
Cette espèce a été repérée pour la première fois en 1984 dans un hôpital de Middletown, dans l’Ohio. C’est une plante dangereuse à plus d’un titre : elle change de peau comme certains humains de chemise, prête à se trouver des compagnons qu’elle détestait quelques mois plus tôt encore, notamment dans le genre des Republicanus, bien connu pour son agrégation de républicains et de trous du cul. Comme toutes les plantes envahissantes, Jidius vancus ne résiste jamais à la conquête d’un nouveau territoire. À l’occasion d’une course de chiens de traineaux, elle a tenté une implantation au Groenland. Aux dernières nouvelles, les populations locales tentent toujours d’empêcher l’invasion à coup de granulés bleus (pas sûre que ça fonctionne…)
Kimjonguna koreana, un mystère asiatique
Cette plante est facilement identifiable : tronc noir, fleur soufflée comme un poisson globe et surmontée d’un toupet velu d’une remarquable régularité. En revanche, Kimjonguna koreana n’est pas facile à observer. Il faut se rendre dans une zone cernée de barbelés, protégée par 1 125 000 soldats et une vingtaine d’armes nucléaires. C’est que Kimjonguna koreana est une espèce rare, très rare et donc précieuse. Une tentative de plantation a récemment eu lieu dans la région de Koursk, en Russie. 10 000 godets ont été plantés, à priori tout est mort, rien n’a poussé.
Donaldus trumpus, une carotte sauvage toxique !
Égérie du clan des carottes sauvages (Daucus carota), Donaldus trumpus s’est échappé des golfs de Floride (non loin du golfe du Mexique…) pour conquérir la plupart des États américains. Une première invasion a pris fin grâce au produit en vente libre Joeum bidenia, à base de Bacillus democraticus. Malheureusement, cette barrière sanitaire n’a guère tenu et le monde a dû se résigner à devoir faire face à une seconde invasion. Le MAGA européen (Merde Aux Gros Amerloques) tente bien de s’opposer aux volontés de son homonyme ricain, mais la lutte s’annonce difficile. Le Donaldus trumpus est en effet une espèce résistante à de nombreux traitements. On en reviendrait presque à regretter ce bon vieux Round-up…
Vladimirus poutinum
Grâce à son torse puissant, ses mâchoires fermes, ses dents acérées, son caractère impitoyable et fourbe, cet animal qui ne ressemble à rien d’autre qu’à lui-même, mi-loup mi-scolopendre venimeux, a conquis de nombreux territoires ces dernières décennies, en zigouillant tout ce qui lui passe sous les griffes et les crocs. Le Vladimirus poutinum fait partie des prédateurs à sang-froid (comme les serpents, tsss tsss tsss…) et des rares animaux capables de sacrifier des meutes entières pour continuer à régner sur leur tribu animale. Cette espèce particulièrement dangereuse, difficile à capturer au lasso ou par tout autre moyen d’ailleurs, l’est encore plus depuis son croisement avec un spécimen bien connu en Europe, le Viktorum orbanum. Les spécialistes sont inquiets et observent leur descendance.
Argentinus tronçonnosus
Cette race de chien assez courante en Argentine a la particularité de faire partie des races considérées comme dégénérées. Il compte en effet dans sa parentèle directe et indirecte quelques spécimens sud-américains dont il n’a rien à envier : Brasilius bolsonarum et Pinochetus chilensis. La reproduction et la commercialisation de ce chien sont désormais interdites pour éviter les consanguinités qui coûtent cher à la sécu des États concernés.

