Le jardin botanique du col du Lautaret est l’un des plus beaux et l’un des plus hauts jardins botaniques d’Europe. Depuis plus d’un siècle, on y accueille le public, on y acclimate et étudie des milliers de plantes alpines venues de toute la planète.
Le jardin botanique du col du Lautaret, dans les Hautes-Alpes est également une station de recherche parmi les plus importantes de notre pays. Les scientifiques du monde entier viennent y travailler l’été. Ils y collectent des informations et notamment étudient l’impact des changements climatiques sur le jardin situé à 2100 mètres d’altitude. Ils y font aussi des expériences fondamentales sur l’ensemble de l’écosystème et des végétaux dont la biodiversité est exceptionnelle.
Parmi eux, Sandra Lavorel a reçu rien moins que la médaille d’or du CNRS.
Un peu d’histoire
Le jardin botanique, dès le départ, est créé par un professeur d’université qui le conçoit comme un outil de recherche. Aujourd’hui, l’idée reste la même : partager des savoirs avec le public, accueillir des scientifiques, travailler pour eux et être une unité au service de ces scientifiques.
L’intérêt, c’est qu’on y trouve des écosystèmes naturels très intéressants par leur forte diversité. Pour les scientifiques, le fait d’avoir une infrastructure sur place facilite vraiment grandement le travail. Ils peuvent mêler des expérimentations, des mesures en laboratoire et des observations en plein champ, en grandeur nature.
Le site du Lautaret est reconnu à l’échelle internationale. Sa diversité exceptionnelle de microclimats accueille chaque année près de 30 projets de recherche.
Le 29 juin 2016, la nouvelle Galerie de l’Alpe a été inaugurée. On y trouve une belle salle d’exposition (première expo consacrée aux dessins du botaniste Dominique Villars, 1745-1814), un nouveau laboratoire de recherches et une salle polyvalente pour accueillir des conférences, des cours et des colloques.
Jean-Gabriel Valay, directeur de la station Joseph-Fourier, revient sur les missions du jardin botanique dans la vidéo ci-dessus.













