En Charente-Maritime, Lydie jardine avec passion ses 130 m2. Cette fondue de jardinage avoue une passion pour les roses et une tendresse particulière pour Rosa roxburghii ‘Purpurea Plena’.

Bon, d’accord, elle porte un nom à coucher dehors avec un billet de logement, mais il est tout de même tellement beau qu’il mérite qu’on le retienne ! Il faut dire que ce rosier botanique découvert vers 1825 est plein d’originalités… À commencer par sa fleur qui, dès le bouton, ne ressemble à aucune autre, hérissé de piquant vert.

Bouton de Rosa roxburghii Purpurea Plena©LydieMailloux

Bouton de Rosa roxburghii Purpurea Plena©LydieMailloux

Ensuite, elle s’ouvre en une large rose plate bien pleine et froufroutante, aux pétales rose soutenu, presque blanc sur l’extérieur. Puis, elle offre un cynorrhodon encore plus original et tout aussi piquant que le bouton. Il prend une teinte beige et ressemble à une bogue de châtaigne ! D’où son autre nom de ‘Chestnut Rose’ !

Cynorrhodon de Rosa roxburghii Purpurea Plena©LydieMailloux

Cynorrhodon de Rosa roxburghii Purpurea Plena©LydieMailloux

Enfin, c’est un rosier remontant qui offre une magnifique floraison en mai-juin puis épanouit en continu quelques roses jusqu’aux gelées.

Les maladies ? Il ne connait pas, il est ultra sain. Son feuillage vert tendre est petit et me fait penser à celui des fabacées. Ce rosier a un port presque aussi large que haut (H. : 1,80. l. : 1,50 m à taille adulte) et, d’ailleurs, ses branches aiment pousser à l’horizontale. Un dernier petit plus ? Son bois se desquame ! 

Dans mon jardin, il est associé à deux autres rosiers ‘The Fairy’ et ‘Lovely Fairy’, tous les deux à petites fleurs (rose pâle chez le premier, rose soutenu chez le second), et un Stachys lanata pour adoucir la scène. 

Malgré ses 3 ans, il n’est pas encore très haut (80cm) mais il est déjà bien large (1m20), il prend son temps.

Ce rosier, quand je l’ai découvert dans un livre d’Eleonore Cruse (“Roses” aux Editions du chêne) je l’ai voulu tout de suite. Il est romantique, original, costaud…  ! Bon d ‘accord il n’a pas de parfum… mais il a plus de qualités que bien des rosiers modernes. Si j’aime tous mes rosiers, j’ai un gros faible pour cette merveille. Alors, si au hasard d’une fête des plantes ou chez un rosiériste vous avez l’occasion de le croiser, n’hésitez pas ! Même si vous avez un petit jardin (et le mien est tout petit) il ne vous apportera que du bonheur.

Vous pouvez suivre Lydie sur son blog Cagouillesgarden.

 

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6 Réponses

  1. Wouzwouz Sandrine

    Il est fabuleux ce rosier, Lydie, il était sur ma liste. J’ai hâte d’avoir un espace pour l’y loger 🙂 Tu m’as convaincue !
    Bisous

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  2. Laurent

    Merci Lydie pour ce billet qui nous fait découvrir ou redécouvrir un rosier qui a le bon goût de rester fringant là où d’autres se déplument piteusement et qui plus est est équipé d’une rose bien sympathique. Merci également pour cette expression dont je ne connaissais que la version courte et qui me permet ce soir de me coucher moins sot qu’hier, enfin je crois. Merci aussi à Isabelle de nous offrir cette tribune libre. Belle soirée à toutes (tous)

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  3. Dominique

    l’ayant admiré encore en fleur début septembre en visitant la roseraie du parc de la Tête d’Or à Lyon, je n’ai pas résisté à l’accueillir dans mon jardin dès cet automne. Le pied tout jeune et petit se développe effectivement doucement allongeant ses 3 branches en rasant le sol… j’espère avoir une petite floraison l’année prochaine. Il tiendra compagnie au rugeux Agnès

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  4. Béatrice

    Tu en parles joliment bien de ce rosier Lydie. On a envie de l’avoir au jardin.

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