Le magazine “60 millions de consommateurs” s’est penché sur les roses (48% des fleurs coupées vendues en France). Ses experts ont analysé des bouquets vendus dans dix grandes enseignes et sont tombés… sur des épines ! 

Les résultats de l’enquête sont sans appel : toutes les roses contiennent des résidus de pesticides dont des résidus de pesticides interdits en France. Parmi ces 49 molécules identifiées par les scientifiques, certaines ont une action nocive persistante pour l’environnement, d’autres figurent sur les listes de produits dangereux pour les abeilles.

Certains produits sont totalement interdits en France mais autorisés dans d’autres Etats de la communauté. Impossible de les stopper aux frontières ! Les fleurs viennent dans leur grande majorité d’Afrique, transitent par une plate-forme hollandaise avant d’arriver sur les étals des fleuristes. Pilule amère pour les producteurs de roses français qui, eux, respectent les normes… Si vous le pouvez, privilégiez leurs cultures ; elles sont présentées sous le label “Fleurs de France” qui regroupe 400 producteurs, 200 fleuristes et une centaine de jardineries.

 

Du commerce équitable aux roses sales…

L’enquête de “60 millions” fait apparaitre d’énormes différences entre les enseignes (qui n’ont pas toutes joué, de plus, le jeu de la transparence…).

La mieux notée, c’est Aquarelle. L’enseigne est engagée dans le commerce équitable (avec l’ONG Max Havelaar) avec 4 résidus de pesticides identifiés dont 1 interdit en France.

Avec une notation “Acceptable”, on trouve Florajet, 123 Fleurs, Rapid’Flore et Interflora :  entre 5 et 8 résidus de pesticides (dont 1 à 3 interdits en France).

Les 5 autres enseignes héritent de la pire des notations “Très insuffisant” : Carrément fleurs, Le jardin des Fleurs, Monceau Fleurs, Happy et Au nom de la rose affichent entre 13 et 25 (!!) résidus de pesticides (dont 1 à 9 interdits en France). 

 

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