On les appelle plantes pyrophytes ou pyrophiles. Elles supportent le feu ou ont besoin de lui pour vivre. Dans certains écosystèmes, les incendies leur sont même nécessaires pour se reproduire. 

Un séquoia géant après un incendie

Tissu cicatriciel sur un séquoia géant ©Balberts

Les plantes pyrophytes passives

Essayez de brûler un bouchon en liège… Que se passe-t-il ? Rien ou quasi. Le liège se consomme très doucement. Grâce à son écorce, l’arbre (Quercus suber) résiste bien aux incendies, aux flammes et aux coups de chaud. Le liège est d’ailleurs utilisé comme isolant contre la chaleur et le froid. Le niaouli (Melaleuca quinquenervia) très commun en Nouvelle-Calédonie et le séquoia géant (Sequoiadendron giganteum) sont eux aussi dotés d’une écorce épaisse qui les protège des flammes. 

Les plantes pyrophytes actives

Leur stratégie est totalement différente. On pourrait presque les taxer de plantes pyromanes, car elles s’enflamment pour mieux vivre et empêcher les autres plantes de menacer leur hégémonie. C’est le cas des eucalyptus qui produisent des vapeurs inflammables destinées à faire place nette autour d’eux. Une façon de régner sans partage. 

 

Les plantes pyrophiles

graines de Callistemon laves

Callistemon leavis ©Müge Ayma

Elles ont besoin du feu… pour se reproduire. C’est le cas des cistes. Sans l’intervention du feu, seuls 10% des graines vont germer. En cas d’incendie, c’est 90%. Mais aussi du Callistemon (rince-bouteille). Si vous observez cet arbuste, vous verrez des petites capsules de bois en grappes, plaquées sur le bois. Ce sont les fruits du Callistemon qui peuvent demeurer sur l’arbre de très longues années. Si un incendie éclate, les graines explosent et elles s’éparpillent dans la nature par centaines de milliers. 

 

floraison du Xanthorrheoa glaça

©Karenhblack

 

 

Le cas du Black Boy

Originaire d’Australie, le Black boy (Xanthorrhoea glauca) consolide ses feuilles avec de la résine : son stipe devient alors totalement hermétique. Puisque l’air ne passe pas, le feu ne passera pas non plus. Il fait également partie des plantes pyrophiles. Juste après un incendie, il développe une hampe couverte de petites fleurs blanches. Les graines vont pouvoir se ressemer, elles trouveront leur place dans un lieu dévasté par le feu. 

En France, vous pouvez voir des Black Boy au Domaine du Rayol. Étonnamment, l’un d’entre aux a fleuri sans incendie. La floraison est survenue une année où il a beaucoup plu dans le Var. La floraison serait, donc, peut-être due à un stress, pas seulement au feu.  

 

"Lien

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