Pas besoin de dissertation, les chiffres parlent d’eux-mêmes… Mais quand les gigantesques incendies qui ravagent l’Amazonie se seront éteints, quels seront les nouveaux chiffres qui parleront d’eux-mêmes ? Combien de tribus indigènes devront-elles quitter la forêt ? Combien d’espèces végétales et animales auront-elles disparu ou seront menacées de disparition à court et moyen terme ? 

Le fleuve Amazone vu d'avion - Johnny Lye - Hortus Focus

©Johnny Lye

L’Amazone et l’Amazonie en chiffres

Superficie de l’Amazonie : 5,5 millions de km2 (la moitié de la surface de l’Europe et 1/3 des forêts primaires de la planète). Surface du bassin amazonien : 7,4 millions de km2. 

L’Amazone est le fleuve le plus long du monde : 6 900 km. En 2005 et 2010, notamment en Amazonie péruvienne, le niveau ne permettait même plus aux habitants d’utiliser leurs bateaux. En cause, la sécheresse provoquée par la déforestation, mais également un manque de pluie. Explication: les ouragans qui se forment sur l’Atlantique sont de plus en plus nombreux et ils absorbent l’humidité du continent sud-américain…

Le fleuve Amazone abrite environ 2500 espèces de poissons (1/5 des espèces présentes sur la planète) dont le fameux piranha et l’anguille électrique.

9 pays se “partagent” l’Amazonie : Brésil (60%), Pérou, Équateur, Colombie, Vénézuéla, Bolivie, Surinam, Guyana et la France (Guyane française). 

Les incendies en chiffres

L’équivalent de 3 terrains de foot disparaît chaque minute depuis le début des incendies. 20% de la forêt a disparu en moins de 20 ans. 

79 513 feux de forêt ont été enregistrés depuis janvier 2019 au Brésil dont plus de la moitié en Amazonie, selon l’Institut national de la recherche spatiale du Brésil (INPE) qui suit, au jour le jour, la progression des incendies et les nouveaux départs de feux, grâce aux satellites. La raison de ces brasiers : la déforestation. Entre juillet 2018 et juillet 2019, encouragée par Bolsonaro, ses sbires et ses affidés, la déforestation a progressé de 287%.  

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©Ricardo Stuckert

Faune et flore

On estime à 90 790 tonnes de plantes vivantes sur chaque kilomètre carré de forêt amazonienne.

390 milliards d’arbres (estimation 2013)… avant ces incendies. Parmi lesquels, 227 espèces dominantes (palmiers, arbres de la famille des muscadiers et du noyer du Brésil notamment).

L’Amazonie, c’est 1/4 des espèces de plantes présentes sur notre planète et chaque année, les botanistes découvrent des centaines de nouvelles espèces (enfin, jusqu’à présent). On recense environ 4 000 espèces d’orchidées, 2,5 millions d’espèces d’insectes, et environ 1 500 d’espèces d’oiseaux. 

 

Indien d'Amazonie - Laszlo Mates - Hortus Focus

©Laszlo Mates

Menaces sur les peuples indigènes

Et les gens ? Ah, oui, les gens… La population indigène “non-assimilée”, protégée par des lois depuis une cinquantaine d’années, s’élevait, en 2000, à 700 000 personnes. 420 tribus vivent dans la forêt dont une soixantaine en isolement total. Au Brésil, 215 peuples indiens sont identifiés. 188 langues sont toujours vivantes. On dénombre aussi 650 dialectes. Qu’en sera-t-il demain  quand on se penche sur les déclarations de Jair Bolsonaro, qui occupe aujourd’hui la présidence brésilienne ?

 

Jair Bolsonaro, président du Brésil

©Wikicommons

L’Amazonie selon Jair Bolsonaro…

12 avril 1998 : “Quel dommage que la cavalerie brésilienne ne se soit pas montrée aussi efficace que les Américains. Eux, ils ont exterminé leurs Indiens” (in Correio Braziliense).

22 avril 2015 : “Les Indiens ne parlent pas notre langue, ils n’ont pas d’argent, ils n’ont pas de culture. Ce sont des peuples autochtones. Comment ont-ils réussi à obtenir 13% du territoire national ?” (in Campo Grande News).

22 avril 2015 : “Il n’y a pas de terres autochtones où il n’y a pas de minerais. L’or, l’étain, le magnésium sont dans ces terres, en particulier en Amazonie, la zone la plus riche du monde. Je n’entrerai pas dans cette manie de défendre la terre pour les Indiens” (in Campo Grande News).

Novembre 2016 : “La politique environnementale est mauvaise dans notre pays. Si on veut faire une centrale hydroélectrique, à Roraima ou à Valdo Ribeiro par exemple, c’est impossible à cause de la quantité de terres indigènes, de communautés traditionnelles, de stations écologiques, de parcs nationaux. Il faut mettre fin à cette politique qui asphyxie le Brésil.” (lors d’un meeting à Cuiabà, citation rapportée par Courrier International)

21 janvier 2016 : “En 2019, nous allons mettre en pièces la réserve autochtone de Raposa Serra do Sol (NDLR : territoire autochtone au nord du Brésil). Nous allons donner des armes à tous les éleveurs de bétail”. (Congrès, publié en ligne). 

 

 

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