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La bruyère arborescente

bruyères arborescentes
Didier Hirsch

Ce sont des plantes qui illuminent la fin de l’hiver et le printemps ! La bruyère arborescente peut former de très grands et gros buissons couverts de petites fleurs. À planter en terre acide… ou pas !

La bruyère en arbre (Erica arborea)

Cette espèce de bruyère pousse naturellement dans la zone méditerranéenne et au-delà, dans des bois et terrains siliceux dans le Tarn, le Tarn-et-Garonne, la Lozère. On la trouve aussi en Corse et sur le Cap Canaille, dans le parc national des Calanques. Elle est aussi présente en Espagne, en Italie, en Grèce, dans les pays du Maghreb. 

Son port est dressé (elle peut atteindre 2 m de haut, voire plus) et l’arbuste forme un buisson imposant. Entre février et mai, E. arborea est couverte de milliers de petites fleurs blanches, légèrement parfumées et très mellifères. C’est une bruyère à installer en sol acide et restant frais en été. Elle supporte les embruns et des coups de gel à -10°C. 

Bruyère en arbre
©Jeantosti

Du bois dont on fait les pipes

Si vous observez de vieux pieds d’Erica arborea, vous verrez une excroissance en forme de boule entre les racines et le tronc, appelée souche. Seules des souches vieilles de 40 ou 50 ans permettent de fabriquer des foyers et tuyaux de pipes. 

En mars-avril, quand le sol est encore humide (ou pas trop sec), on arrache les souches puis on les divise en quartiers. Les morceaux sont confiés à un fabricant d’ébauchons qui, s’il ne les travaille pas de suite, les stocke en les conservant humides. Le bois ne doit pas sécher (il risque de se fendre). 

Le fabricant d’ébauchons fabrique ensuite des Marseillaises (pipes droites) ou des Relèves (pipes courbées) et détermine les qualités des pipes (ce qui détermine aussi leur prix évidemment). Le travail du fabricant s’achève quand les ébauchons sont étuvés à l’eau bouillante pendant 20 heures dans une cuve en cuivre. Étapes ultimes : le séchage, le tri par taille et l’envoi chez les fabricants de pipes, notamment à Saint-Claude dans le Jura.

Une super pipe en bruyère vaut entre 200 et 300 €. 

Bruyère ‘Le Vasterival’

Elle est née au Vasterival, le jardin de la Princesse Sturdza, d’un croisement entre E. arborea et E. veitchii. En dix ans, cette bruyère forme un buisson de 1,5 m en tout sens. Les boutons sont roses et donnent naissance à des fleurs parfumées blanches entre mars et mai. 

La bruyère irlandaise (Erica erigena, ex E. mediterranea)

La floraison est précoce, fin d’hiver / début de printemps. Les fleurs nectarifères sont appréciées des abeilles sauvages et sont soit blanche, soit roses, soit bicolores. Elle pousse parfaitement en sol neutre ou légèrement calcaire. Supporte de brèves gelées à – 12°C. 

bruyère en arbre
bruyère en arbre ©Didier Hirsch (Jardin de Pellinec)
la bruyère en arbre
©Balles2601

La bruyère d’Espagne (Erica australis)

Si vous préférez le rose, c’est cette bruyère-là qu’il faut planter. Elle fleurit d’avril à juin ( floraison parfumée et mellifère) et atteint 1,50 m ou plus. Elle est aussi beaucoup moins exigeante que E. arborea puisque si elle apprécie la terre acide, elle supporte néanmoins un sol neutre ou légèrement calcaire. Rusticité : – 15°C.

Bon à savoir : c’est une plante pionnière après les incendies. La bruyère est allélopathique, elle sécrète une toxine qui empêche les autres plantes de s’installer d’où son pouvoir colonisateur. 

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