Les sésélis ? C’est quoi ça ?

Seseli gummiferum ©Nigel Harris

Connaissez-vous les sésélis ? Ces plantes de la famille des Apiacées sont précieuses pour qui jardine en sol sec, caillouteux, pierreux… bref, ingrat ! Il en existe plusieurs espèces. 

Le séséli élevé

C’est une plante que m’a fait découvrir Clément Charreyron qui la cultive dans sa pépinière de Saône-et-Loire, Les Racines du vent. Seseli elatum ssp osseum est remarquable pour son feuillage gris-bleu, fin comme de la dentelle. La touffe fait environ 50 cm de haut pour 40 cm de large. Son feuillage pourrait faire croire qu’on est en présence d’une plante fragile, mais, non, c’est tout le contraire ! Ce séséli est extrêmement résistant au sec, qui se plaît dans des terrains ultras secs, en situation ensoleillée. La floraison est celle de nombreuses Apiacées : des petites ombelles blanches.

©Wirestock
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Vous pouvez la planter dans une rocaille très ensoleillée, dans un jardin de graviers. Clément vous conseille de l’associer avec des hélianthèmes, notamment l’hélianthème des Appenins (H. appeninum), une vivace montagnarde qui présente un feuillage de même nuance et des fleurs blanches, mais forme elle un coussin compact. Le séséli va apporter de la légèreté à cette association. 

Le séséli de Marseille ou séséli tortueux

Il entre dans la composition de la thériaque d’Andromaque (le médecin de Néron), une préparation qui mêle une cinquantaine de composants, dont une sacrée dose d’opium de Smyrne. On prête à cette mixtouille – à ingérer pure ou diluée – des vertus anti-poisons (notamment contre les morsures de vipère), mais aussi la capacité de lutter contre la peste et de nombreuses maladies. Pline l’Ancien parle alors d’un « charlatanisme monstrueux », on parlerait aujourd’hui de poudre de Perlimpinpin. Ce sont les fruits de Seseli tortuosum qui sont intégrés à la « potion magique ». 

Le séséli des steppes (S. annuum)

On l’appelle aussi le séséli coloré, car ses inflorescences estivales peuvent être blanches ou adopter des teintes rougeâtres par endroits. Comme les membres de son genre, il pousse en terrain très sec où il s’installe bien grâce à ses racines pivotantes. 

©Vronja_Photon
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Un dernier pour la route ? 

Vous trouvez également chez des pépiniéristes S. gummiferum qui peut atteindre un bon mètre de haut et fleurit l’été en ombelles blanches. 

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