Que faire au jardin aujourd’hui ?
Une deuxième bonne journée pour semer du panais et du persil tubéreux et, sous tunnel, des radis de tous les mois.
Demain, jour fleurs.
Le dicton
Mars sec n’a jamais fait manger le pain sec.
Bonne fête aux…
Humphroy, Humfrey, Onfroy, Ryan, Rayan, Riana, Pons (aussi le 14 mai), Théophylacte
Journée internationale des droits des femmes
Ah que les femmes ont eu du mal à se faire reconnaitre par la science ! Et elles sont loin d’être encore à l’égal de leurs confrères. Selon les données de l’ISU (Institut de statistiques de l’UNESCO), moins de 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes. Pour vraiment réduire l’inégalité entre les sexes, nous devons dépasser les chiffres et identifier les facteurs qualitatifs qui dissuadent les femmes de faire carrière en science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM). Les botanistes femmes ont sans doute été bien plus nombreuses que ce que nous rapporte l’histoire. Nombre d’entre elles travaillaient pour – ou plutôt dans l’ombre – d’un mari qui recevait les lauriers de leurs recherches et classements divers.
• Des botanistes ♀ •
Toutefois quelques-unes ont franchi le mur du silence :
Emilia Anikina – 1886-1983
Botaniste soviétique, professeur, et membre de la Société géographique de l’URSS, elle découvre 4 variétés de blé au Kazakhstan. En Extrême-Orient, Emilia s’est engagée dans la sélection de variétés locales de blé – « Straube » et « Milogradovka ».
Joséphine de Beauharnais – 1763-1814
Passionnée de botanique, Joséphine contribue à introduire de nombreuses espèces florales en France, notamment des plantes d’origine subtropicale dans ses serres chaudes du château de la Petite Malmaison. L’impératrice est à l’origine de la première impulsion quant à l’acclimatation de végétaux exotiques sur la Côte d’Azur.
Jane Colden – 1724-1765
Elle apprend la classification des plantes avec son père, médecin, Cadwallader Colden. Elle étudie la flore et cherche de nouvelles espèces le long de Hudson. Elle a effectivement découvert plus de 300 espèces, et publié un ouvrage sur la flore new-yorkaise.
Jeanne Barret – 1760-1807
Compagne du médecin et botaniste Philibert Commerson, elle se passionne pour la flore et le classement des plantes. Après un voyage sur La Boudeuse autour du monde à ses côtés où elle est décrite comme dame de compagnie, elle revient en France. Jeanne Barret classe les milliers de plantes et d’herbiers qu’elle a découverts au cours de son voyage. Elle est finalement nommée « femme extraordinaire» par Louis XVI.
Anna Atkins – 1799-1871
Pionnière, Anna Atkins publie le 1er livre de botanique avec des photographies : Photographs en British Algae. Anglaise, elle s’intéresse aux algues marines anglaises, qu’elle étudie. Elle est aussi la 1re photographe des fleurs.
Agnès Arber – 1879-1960
La Royal Society en 1946, accueille la Britannique Agnès Arber, 1ère femme botaniste à rejoindre l’institution. Elle se consacre à la morphologie des plantes à fleurs et reçoit, en 1948, la médaille d’or de la Linnean Society of London pour ses travaux. Elle publie Herbals, their origins and evolution illustré par ses soins.
Greta Sturdza -1915-2009
Jardinière passionnée, elle est à l’origine de la création du jardin du Vasterival, en Normandie. Le Vasterival est un jardin particulier qui séduit autant les amateurs que les botanistes et les spécialistes horticoles. Elle travaillait les espèces d’hiver comme d’été avec une affection très particulière pour les conifères. Ses maîtres-mots : harmonie et richesse botanique et horticole.
Amelia Griffiths – 1768-1858
Collectionneuse réputée d’algues marines, Amelia était une phycologue (science des algues) amateur qui a rassemblé des collections de spécimens d’algues marines tout à fait exceptionnelles. Après sa mort, son herbier a été exposé au musée de Torquay. Le British Museum a accueilli une collection de 780 algues britanniques et 880 spécimens proposés par le North Devon Athenaeum.
Winifred Brenchley – 1883-1953
Avec Katherine Warington, Winifred démontre le rôle du bore comme micronutriment essentiel pour les plantes. Elle est la 1re femme à pénétrer dans le secteur de la science agricole, dominé par les hommes. On écrit d’elle qu’elle est « peut-être la principale autorité britannique en matière de mauvaises herbes au début du XXe siècle ».
Zinaïda Botchantseva – 1907-1973
La reine des tulipes ! Botaniste, cytologue et embryologiste soviétique et russe, elle enseigne à l’université de Tachkent en Ouzbékistan. En 1960, elle soutient une thèse de doctorat sur la Morphologie, la Cytologie et la Biologie des Tulipes, publiée en 1962.



