S’ils s’envoient des roses, c’est vraiment pour la bonne cause…

Entre les Français et les Britanniques existe au moins un terrain d’entente, celui des jardins.
En 1978, est créé outre-Manche le National Council for the Conservation of Plants and Gardens, le célèbre NCCPG rebaptisé depuis Plant Heritage.

Pourquoi ne pas faire la même chose en France ?

Une poignée de passionnés met alors en place le CCVS (Conservatoire des Collections Végétales Spécialisés) qui pioche ses premiers membres dans le vivier des collectionneurs de l’Association des Parcs et Jardins de France.
Lyon, Nice, Paris, Nantes et bien d’autres villes se lancent dans une aventure à long terme pour la préservation des espèces végétales endémiques ou rapportées de lointains voyages par des botanistes passionnés.

Être agréé par le CCVS, c’est du sérieux, même les Anglais nous gratifient de la palme de la rigueur, c’est dire !
Et comme ce n’est pas seul dans son coin qu’on peut faire avancer les causes, Britanniques et Français sont aujourd’hui associés dans un grand projet, celui de l’Europe des Jardins comme l’explique Franklin Picard, l’un des fondateurs et toujours membre très actif du CCVS.

> LA GRANDE TRIBU DES CINGLÉS DE LA PLANTE…
> Le CCVS fêtait ses 25 ans à l’arboretum de Segrez

 

7 Réponses

  1. Grolier

    Ah ca monte en qualité en France mais tellement haut que ca semble inaccessible, meme pour le fou des plantes. Hormis pour le plaisir des yeux…

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      • MONNET

        La différence est là ,culturellement les Anglais sont proches du végétal,,
        contrairement aux Français ,même si nous observons un engouement depuis qqes années.

      • Sophie

        Je ne pense pas que ce soit uniquement le végétal, je dirais que les anglais ont un rapport différent au patrimoine naturel de manière générale (même si c’est apparemment moins le cas pour les nouvelles générations).
        C’est assez intéressant à vivre au quotidien – je m’étonne toujours par exemple du fait qu’il n’y ait pas de grande chaîne de jardineries outre-Manche, mais tellement de pépinières spécialisées…

      • Nicole

        on peut, en angleterre, postuler pour conserver une ou deux plantes, si on n’a ni le savoir ni la place pour héberger une collection. on pense ainsi préserver encore plus de plantes, et pallier une éventuelle épidémie qui, si toutes les plantes d’un même genre étaient regroupées dans un même lieu, serait fatale à ce genre!

      • Sophie

        En effet, le fait de conserver des plantes de manière dispersée est aussi une assurance vis à vis des événements météo et du changement climatique. En contrepartie, les collections classiques offrent l’avantage de rassembler de nombreuses plantes d’un même genre au même endroit, ce qui permet par exemple d’évaluer plus facilement la résistance de certaines variétés à des maladies.

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