Dans un petit ou grand jardin, il est toujours agréable d’avoir le nez chatouillé par quelque senteur plus ou moins puissante. Caresser certains feuillages, comme celui des sauges d’ornement, pour leur faire libérer leur parfum est toujours un pur moment de plaisir. Voici des plantes (liste non exhaustive) qui font mes bonheurs olfactifs… 

©Pepiniere botanique Thoby

Passion café !

C’est une plante grimpante qui fait toujours de l’effet quand, l’été, ses fleurs rouges (celles qu’on voit le plus souvent) caracolent sur les façades et pergolas ou crapahutent sur les murets et clôtures. La Bignonia capreolata, elle, a un truc en plus : son parfum de café torréfié avec une note de chocolat dispensé généreusement par ses trompettes aux pétales jaunes et cœur rouge cuivré. Autres atouts : son feuillage est persistant et s’orne de reflets un peu violacés en plein hiver ; elle résiste d’ailleurs plutôt bien au froid (- 12°C) et pousse en tout sol. Encore un conseil : installez-la de préférence à mi-ombre et laissez-la aller chercher le soleil toute seule, comme une grande ! 

Où la trouver ? Tijardin,  Le jardin du Pic-Vert , clématite.net , sur les fêtes des plantes et en jardineries.  

Asclepias syriaca, herbe aux perruches ©mr_coffee

©Madame gazouille

Vanille et miel

J’adore cette plante vivace ! Pour de nombreuses raisons et notamment le parfum de vanille et de miel que dispensent généreusement ses fleurs roses en été. Ces fleurs produisent du suc qui fait le bonheur des insectes pollinisateurs. La fructification est étonnante… L’Asclepias syriaca développe des gousses hérissées dont la forme les fait ressembler à des perruches. Si vous voulez étonner les gamins, accrochez les “perruches” sur le bord d’un verre d’eau (pas de mojito ou de pastis….). Pour plus de réalisme, dessinez-leur des yeux (aux perruches, pas aux enfants!). Succès garanti ! Bon à savoir : l’herbe aux perruches a tendance à cavaler, cultivez-la donc plutôt en pot. 

Où la trouver ? Pépinière Lepage, Le jardin d’Adoué, Promesses de fleurs

 

 

©Altitude tropicale

Tubéreuse et fleur d’oranger

À vous de voir comment vous souhaitez l’appeler… Jusqu’en 1998, la plante a été classée dans le genre Wattakaka. Cette année-là, des études poussées ont permis de déterminer qu’elle appartient en fait au genre Dreagea. Bon, moi je continue de l’appeler Wattakaka ; ce n’est pas botaniquement correct, mais c’est plus rigolo. Bref, le wattakaka est une plante grimpante, à feuillage caduc, fort rustique (-20°C) et qui adore prendre ses aises. Elle peut filer à plusieurs mètres de hauteur et décider de se faire une bonne place en largeur aussi. Madame n’aime pas le soleil brûlant, il faut donc lui trouver une situation à l’est (ou au sud-est) et lui donner une terre riche, car c’est une gourmande. Ses fleurs, super mellifères, dégagent un parfum vraiment puissant de tubéreuse avec une pointe de fleur d’oranger. Un dernier conseil : évitez de la cultiver en pot. C’est ainsi que j’ai envoyé la première ad patres. Elle est bien trop puissante pour une culture en contenant.

Où le trouver ? Thierry Pescheux, Les jardins de la terre, clématite.net, Pépinière de la Roche Saint-Louis

©emer1940

Miam, du curry…

Les soirs d’été, il suffit de la frôler pour se sentir transporté dans un restaurant indien ou une boutique d’épices… Et plus il fait chaud, plus l’immortelle d’Italie (Helichrysum italicum) embaume les alentours. Une “torture” si on commence à avoir l’estomac dans les talons. Cet arbrisseau d’origine méditerranéenne se cultive comme la lavande dans un sol sec, pauvre et caillouteux. Et pas de pied dans l’eau en hiver, sinon elle tirera sa révérence. La plante curry supporte sans broncher – 15°C si les conditions de culture sont bonnes. N’hésitez pas à la tailler après la floraison (fleurs fanées, branches moches) pour éviter qu’elle pousse n’importe comment et finisse pas ne plus ressembler à rien. Gardez-lui une silhouette compacte, ça lui va bien au teint. Les jeunes feuilles printanières se consomment en cuisine (allez-y mollo, c’est costaud). 

Où la trouver ? Arom’antique, Les senteurs du QuercyPépinières Quissac

©yogesh_more

Un parfum de Polynésie…

L’été, quand je mets le nez, le soir très tard, dans les fleurs de Mirabilis jalapa, j’y trouve toujours curieusement une note de tiare, la fleur emblème de Tahiti. Pourtant l’analyse du parfum de la Belle-de-nuit par des chercheurs allemands et suisses indique toute autre chose : il comprend 4 substances dont la dominante appartient au groupe des ocimènes (mot dérivé du nom latin du basilic, Ocinum). Cette plante herbacée vivace qu’on voit un peu partout dans les jardins des Charentes se cultive aussi ailleurs sans grand souci dans un sol léger et bien drainant. Elle se ressème super bien toute seule, mais vous pouvez aussi prélever ses graines pour en faire des cadeaux ou en installer ailleurs au jardin l’année suivante. Les fleurs jaunes, rouges, roses et blanches (deux couleurs peuvent aussi être présentes en même temps sur une fleur) s’épanouissent durant la nuit et ferment les volets au matin.

Où la trouver ? Semences du Puy, EnGraineToi, Ferme de Sainte-Marthe, Les graines Bocquet, Les planteurs de Brigaudière

 

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