La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans le petit village de Grouchy-les-Haussières. Au petit matin, Marcel Hoffane, braconnier à l’insu de son plein gré, accompagné du jeune Brandon Moilapate, expert en école buissonnière, ont fait une macabre découverte.

En relevant leurs pièges à blaireaux, dans le parc du château municipal, ils ont trouvé le corps du reporter Alex Terrieur transpercé de nombreux coups de Grelinette. L’enquête a été confiée à la commissaire Ruth Abaga qui a bouclé le dossier en une journée. Une prouesse que nous vous narrons en exclusivité !

Jamais Grouchy-les-Haussières n’avait connu une telle effervescence. Pensez donc ! Alex Terrieur était bien connu de nos lecteurs pour “couvrir” les terrains les plus dangereux : celui des concours de boules organisés chaque semaine par l’association des Fils d’argent de Grouchy contre l’Amicale des Poils blancs de Saucy-la-Preneuse. Il est vrai que le journaliste s’était fait plus d’un ennemi en commentant – parfois perfidement – les parties de pétanque de nos seniors.  Mais qui, mais qui aurait pu lui en vouloir assez pour le transformer en passoire à nouilles ? 

On ne badine pas avec la mort !

La commissaire Ruth Abaga (spécialiste des “Cold Cases”) a commencé, pour procéder aux premières constatations, par faire geler la scène de crime. Ce qui n’a pas été bien difficile puisqu’il faisait un bon – 5°C. L’arme, une Grelinette fort usagée, a d’ailleurs été impossible à retirer du corps d’Alex Terrieur. Il a fallu faire appel à Homère Dalor, notre édile, qui a transporté la dépouille à moitié gelée dans la remorque de son tracteur jusqu’à l’Institut médico-légal de Gueuse-Rivière. 

De nombreuses personnes ont rapidement été mises hors de cause. Melle Pervenche était dans sa boulangerie avec son poignard à pain, découpant des miches pour des dizaines de pèlerins en route pour Saint-Pierre-de-Morvandelle. Le révérend Olive disait la messe devant le ban et surtout l’arrière-ban des pensionnaires valides de l’EHPAD installé dans le château. Pour cause de panne d’électricité, il a distribué les hosties à la lumière d’un chandelier. Melle Rose se livrait à des jeux très étranges avec une corde et une matraque dans le grenier de l’établissement médical avec le professeur Violet. Elle a reconnu s’être servie de la Grelinette avec le professeur Violet mais une autre fois, un autre jour, pour un autre usage pas franchement avouable…

Le crime était presque parfait 

Tous les suspects initiaux ont cependant apporté de précieux renseignements à la commissaire… Ils ont notamment raconté avoir assisté la veille du drame à une très violente dispute entre Alex Terrieur et la jardinière en chef, Simone Moutarde, une ex-colonelle de la FINUL virée de l’armée pour avoir cultivé et vendu des champignons aux effets bizarroïdes. Tout un régiment s’était ainsi retrouvé à poil dans la cour de la caserne à chanter – faux – les plus grands tubes d’Ophélie Winter. 

Ruth Abaga et ses hommes, les inspecteurs Crosne (natif du Japon) et Oca (un stagiaire du Pérou), se sont immédiatement mis à la recherche de l’ex-colonelle Moutarde. Mais celle-ci, trop forte, leur a échappé de longues heures. Elle a fini par être localisée dans un abri de jardin tout miteux. Après avoir menacé de se suicider en avalant des pesticides, des insecticides, des attrape-taupes datant d’avant la loi Labbé, et après la médiation du GIACD (Groupement d’intervention anti militaires déjantés), Simone Moutarde a accepté de se rendre et de passer à table.

Turpitudes et psychotropes

Soumise à l’atroce torture préférée de Ruth Abaga (des guili-guili sur la plante des pieds avec une plume de canard), elle a avoué  être l’auteur de l’odieux meurtre d’Alex Terrieur. Le journaliste menaçait de révéler ses nouvelles turpitudes. L’ex-colonel Moutarde avait en effet repris son petit business crapuleux. Elle ne cultivait plus des champignons, mais toute une série de plantes  psychotropes qu’elle fourguait en douce aux élèves du lycée Booba de notre capitale régionale, La-Fouine-sur-Carisse. Simone Moutarde a donc violemment frappé sa victime à coups de Grelinette. Elle a expliqué avoir utilisé cet outil ergonomique pour éviter d’avoir mal au dos (cela signifierait-il qu’elle a déjà agi dans le passé à coups de bêche, de sarcloir ou de râteau à feuilles ??)

Simone Moutarde, dont tout le monde s’accorde à dire aujourd’hui qu’elle a un sacré grain, a signé des aveux circonstanciés avant de se voir passer les menottes (celles de Melle Rose – métal argenté à l’extérieur, velours rouge à l’intérieur -, Ruth Abaga ayant égaré les siennes !) et d’être conduite sous escorte à la prison de Condé-sur-le-Mignon. Elle devrait être inculpée dès demain matin par le juge d’instruction, Laury Culaire. 

Isabelle Morand (envoyée spéciale à Grouchy-les-Haussières).

 

 

 

"Lien

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