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Autopsie d’un massacre d’arbres à Montreuil

Montreuil 2022 - Avenue Gabriel Périe
Montreuil 2022 - Avenue Gabriel Péri ©Dimitri Kalioris

Nous sommes à Montreuil, commune limitrophe de Paris, dans le département de la Seine-Saint-Denis. Montreuil : une ville d’un peu plus de 100 000 habitants en pleine mutation, comme toutes les banlieues autour de la capitale. Montreuil, comme le reste de la planète, soumise aux dérèglements climatiques ; comme toutes les zones urbaines, avec ses sols artificialisés et pollués ; et comme partout autour, avec des contraintes de circulation vitales.

Le 26 octobre 2022, l’abattage de plusieurs dizaines de marronniers sains, vieux d’un demi-siècle, sur l’avenue Gabriel Péri a eu lieu contre toute logique, malgré les mobilisations. Et en toute illégalité.

Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage

2019

L’histoire commence en 2019 lorsque le département désigne 20 marronniers de l’avenue Gabriel Péri comme malades et devant être abattus. Cette décision fait suite à la chute d’un des arbres dont les racines avaient pourri à cause d’une fuite d’eau, liée à la vétusté des canalisations.

Un premier diagnostic de la situation fait état des coups subis par les arbres du fait des voitures, mais il semble assez probable qu’une protection mise en place à ce moment-là aurait permis d’améliorer leur situation sanitaire. Et alors que la conclusion du rapport fait état de l’armillaire, dans le document on peut lire “Lors des diagnostics, nous n’avons pas observé la présence des fructifications de ce champignon armillaire.”

2020

19 arbres sont effectivement détruits, 1 est sauvé par les riverains.

avenue Gabriel Péri à Montreuil
L'avenue Gabriel Péri bordée par ses marronniers.

Début 2022

Le 24 janvier 2022 a lieu une réunion publique de présentation d’un projet d’aménagement de l’avenue Gabriel Péri. Elle est bordée, à ce moment-là, de 46 marronniers sur les 66 d’origine (19 coupés en 2020, puis un autre un peu plus tard). Ils ont résisté à 50 années de maltraitance automobile contre laquelle ils n’ont jamais été protégés.

Le rapport réalisé en 2022 ne recommande pas l’abattage de tous les arbres, loin de là : “Pour conclure, 10 arbres sur 48 expertisés sont placés en abattage sous 2 mois pour des raisons de sécurité et dus à leurs états physiologiques dangereux. Le sujet n° 15 est à abattre sous 1 mois et le sujet n° 48 est à abattre en URGENCE. Les arbres restants sont préconisés en taille architecturée et en taille d’allègement.” écrit l’expert. Par ailleurs, les experts du GNSA ne confirment pas  d’états physiologiques dangereux, au mieux préoccupant, mais sans risque pour les riverains.

Une organisation peu démocratique

Sur le site de la Ville est indiqué “Jusqu’au 24 février 2022, vous pouvez donner votre avis sur les intentions, le diagnostic et les propositions d’aménagement de l’avenue Gabriel Péri… Un bilan des contributions sera rendu public et diffusé au printemps avec les intentions du Département sur les orientations qu’il retient pour la suite.”

Ce bilan n’a jamais eu lieu et l’intention était plus que floue puisque juste au-dessous, on pouvait lire :

À l’été 2020, des pistes cyclables transitoires ont été aménagées par la Ville de Montreuil sur l’avenue Gabriel Péri (RD37). Empruntées par de nombreux cyclistes quotidiennement, elles doivent être désormais pérennisées et sécurisées. Cette avenue se caractérise également par la présence d’un alignement d’arbres qui doit être renouvelé.” > voir le site

Il semblerait donc que la décision avait été prise avant même que qui que ce soit ne soit consulté.

Le GNSA, le 24 août 2022

Thomas Brail à Montreuil
Cliquez sur l'image pour voir la vidéo

2021

Le 20 octobre 2021 est publiée La Charte de l’arbre de Montreuil qui s’inscrit dans le Plan Canopée 2020-2030 du département de Seine-Saint-Denis. Les premiers mots en sont “un dispositif ambitieux sur les dix prochaines années qui vise à mettre l’arbre au cœur du paysage urbain. Au travers de cette stratégie, le Conseil départemental entend renforcer son action en faveur de la transition écologique au bénéfice de tou·te·s ses habitant·e·s.

La Charte de l’arbre, signée par Patrice Bessac, maire de Montreuil et Catherine Dehay, adjointe déléguée aux parcs, à la nature et à l’animal en ville, à la végétalisation et aux jardins citoyens, se compose de trois chapitres :

  1. L’arborisation de la ville
  2. Protection, gestion et mise en valeur des arbres
  3. Aujourd’hui, la ville s’engage pour l’avenir

Suivis de 10 engagements de terrains, ces trois points rassurent les Montreuillois et la charte est votée à l’unanimité.

La douche froide

Quelle n’est donc pas la surprise des riverains de l’avenue Gabriel Péri lorsqu’on leur annonce l’abattage des 66 marronniers restants, vieux d’un demi-siècle, qui rafraîchissent courageusement des étés caniculaires, destinés à  se multiplier!

À la faveur du confinement et du Covid, sur cet axe très chargé aux heures de pointe, sont apparues des pistes cyclables. Il n’est bien sûr nullement question de remettre en cause l’utilité des pistes cyclables ni le nécessaire recul de l’automobile. Mais s’il n’y a pas de concession à faire sur l’importance du vélo, il n’y en a pas non plus sur la présence des arbres.

Comme le dit fort justement Thomas Brail, arboriste-grimpeur, fondateur et porte-parole du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA), il va falloir penser l’urbanisme autour du vivant.

Montreuil - Yves Colin, riverain
Montreuil - Yves Colin, riverain ©Dimitri Kalioris

Une mobilisation des riverains soutenue par le GNSA

Choukri Yonis, conseillère municipale, de gauche et écologiste, mais dans l’opposition à la majorité municipale, est interpelée par les riverains. Elle s’érige contre ce qu’elle désigne comme un mode de gouvernance composé de passages en force de la part de la majorité municipale, au détriment des principes démocratiques. Par ailleurs, elle nous explique que le projet est mené par le département sous la responsabilité de Belaïde Beddredine qui est à la fois Vice-Président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis et adjoint au maire de Montreuil, alimentant la confusion.

Pour elle, “on oppose de façon assez cynique, les mobilités douces qui sont l’avenir pour réduire la place de la voiture en ville, au Vivant et donc aux arbres.” C’est ainsi qu’alors que le collectif “Sauvons les arbres 93” de Gabriel Péri naît, apparaissent aussi des représentants de l’association Paris en Selle qui entrent en opposition avec les riverains.

Des référés sont déposés à plusieurs reprises, sans succès puisque les abattages se font dans l’illégalité : les formes démocratiques et juridiques sont bafouées. Les autorisations préfectorales sont absentes ou arrivent le jour même, interdisant tout recours.

Le Parisien, le 24 Août 2022

La circulation à Montreuil : disruptive !

Ce qui caractérise la circulation à Montreuil est le nombre des tours et détours qu’un automobiliste doit faire pour se rendre d’un point à un autre. Plus proche du jeu vidéo que de la conscience écologique.

Comptage des véhicules à Montreuil
9130 véhicules/jour avenue Gabriel Péri à Montreuil

Mais pourquoi ce massacre d’arbres illégal ?

Et bien sûr, une logique implacable conduit à penser que cet imbroglio de circulation doit impérativement être pris en charge.

Mais, et c’est là que le bât blesse, pourquoi ne pas concevoir des espaces de vie et de circulation respectueux du peu de vivant existant en milieu urbain ?

Pourquoi refuser d’écouter ceux qui vivent là ?

Pourquoi prétendre que des arbres sont malades lorsqu’ils ne le sont pas ?

Enfin, qu’est-ce qui justifie que des élus, des représentants de la République se placent dans l’illégalité… pour tuer des arbres ?

Un aménagement pour répondre à la contrainte automobile

Des bouchons quotidiens aux heures où les enfants vont à l’école, le nez à hauteur des pots d’échappement, des aménagements de pistes cyclables extralarges qui empêchent les bus, déjà en nombre insuffisant, de circuler…

Le Parisien

Le Parisien
Par Anthony Lieures Le 15 août 2022 à 07h55v

Montreuil : Des arbres en danger - 12 septembre 2022

Les marronniers de Montreuil n’étaient pas malades

Thomas Brail, en août et Louis Vallin, en septembre, le confirment tous les deux.

Louis Vallin, fort de 40 années d’expérience en aménagement d’espaces verts et membre du GNSA, a fait une expertise sur les 10 premiers arbres abattus en août : 7 étaient parfaitement sains. L’un d’entre eux était même prévu pour élagage, mais les tronçonneuses étaient lancées !

De plus, ces marronniers ne faisaient courir aucun risque. Ils étaient taillés très petits, à peine plus de 5 mètres alors que ce sont des arbres qui peuvent monter à 25 mètres sans problème.” précise Thomas Brail.

La mineuse, c’est une blague !

La mineuse du marronnier, quant à elle, est présente sur presque tout le territoire français, mais ne justifie absolument pas l’abattage des arbres. Thomas Brail le rappelle, lui qui est venu voir les arbres le 22 août dernier : “La mineuse affaiblit les arbres, mais ne les tue pas. Ce qui abime les arbres en ville, ce sont les chocs reçus continuellement lorsqu’ils ne sont pas protégés des voitures qui se garent. Les chocs blessent l’écorce et juste sous l’écorce, il y a la circulation de la sève. Et dans les blessures peuvent entrer des maladies. Ce sont les mauvais traitements qui apportent les pathogènes.

Abattage des arbres : les pouvoirs publics passent en force - 7 octobre 2022

Un massacre d’arbres sans étayage botanique

Pour Dominic Perugino, arboriculteur, “de manière générale, les racines d’un arbre ne pénètrent pas plus profond que 1.5 mètre. Ceci abolit à tout le moins cette conception que l’arbre serait symétrique entre son port et son système racinaire.” Ceci vient contredire un autre argument invoqué par le Département pour abattre ces arbres : la taille des fosses de plantation qui serait trop réduite et le risque que les arbres endommagent les canalisations.

Les expertises phytosanitaires commandées par le département se succèdent sans parvenir deux fois aux mêmes conclusions, et toutes sont invalidées par le GNSA.

Or, certes les canalisations sont endommagées, mais parce qu’elles sont vétustes. Et une première tranche de travaux réalisée sur l’avenue a fait la preuve que le maintien des arbres était tout à fait possible.

Et pourtant…

D’abord, les arbres sont déclarés malades par une expertise commandée par le département. La mineuse, puis l’armillaire et enfin l’ustuline sont invoqués tour à tour pour justifier un abattage. S’appuyant sur une étude phytosanitaire, le Département avance des risques d’effondrement — depuis 2019, 18 arbres ont été abattus à la suite de la chute d’un premier marronnier — et la présence d’un champignon pour justifier son projet.  Mais Yves Colin, représentant des riverains, affirme que le Département n’a pas pu fournir le moindre document attestant de la présence d’ustuline. Les quelques photos présentées étaient issues de Google ! Personne n’a pu constater la présence des champignons à l’exception des experts du Département.

La Police de l’environnement envoyée par l’Office français de la biodiversité pendant l’été, constate et documente la présence de nids, donc d’oiseaux.

Quelques jours avant la coupe du 26 octobre, 50 nids de chauve-souris ont été bouchés avec des tissus afin qu’ils soient inoccupés au moment fatidique. Quel dommage de détruire l’habitat d’animaux mangeurs de moustiques à l’heure où l’on conseille d’éviter les insecticides !

Les abattages ont eu lieu sans que les riverains aient le temps de réagir et sans autorisation préfectorale en bonne et due forme.
Ainsi, un référé déposé par les riverains a reçu une réponse du tribunal le 31 août 2022 – Des arbres avaient été coupés les 1er et 26 août sans en attendre la réponse.

Un massacre d’arbres sans étayage écologique

La promesse de replanter plus d’arbres qu’il n’en est abattu est un leurre, puis qu’il leur faudra 50 ans… pour avoir 50 ans ! L’efficacité de ces 65 arbres matures ne peut donc pas être atteinte avant. Par ailleurs, la Charte engage la collectivité à replanter trois arbres pour un coupé. À la date d’aujourd’hui l’engagement n’est plus que de 75 arbres, sans indication du lieu.

 

Montreuil - avenue Gabriel Péri - avant / après
©Sauvons les arbres 93

Le 26 octobre le département écrivait :

“Avec la revégétalisation, le Département engage un grand réaménagement de la voie qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie en faveur d’un territoire 100 % cyclable et le Plan Canopée du Département de la Seine-Saint-Denis.

Ainsi ce réaménagement permettra la pérennisation du passage à 2 x 1 voie de circulation automobile pour réduire la place de la voiture et limiter les accidents et les nuisances pour les riverain.e.s ; la mise en place d’une voie bus dédiée pour améliorer le temps de parcours en transports en commun ; la création d’une piste cyclable pérenne bidirectionnelle pour répondre à une demande forte des usager.e.s (2 084 vélos par jour sur cet axe en juin 2022) ; le maintien de la largeur actuelle des trottoirs avec une qualité améliorée, notamment par l’utilisation de nouveaux revêtements plus efficaces pour lutter contre les îlots de chaleur ; la rénovation des canalisations d’eau potable et d’eaux usées réalisée par Est Ensemble pour une gestion des ressources optimales au regard des pénuries actuelles.”

La présence d’arbres n’y est donc pas un sujet malgré : “avec la revégétalisation” !

Montreuil - avenue Gabriel Péri - avant / après
©Sauvons les arbres 93

Drôles d’arguments pour un massacre d’arbres

“De manière générale, l’alignement est vieillissant, planté dans des fosses sous-dimensionnées (1 m de côté) à la fin des années 1940 ; l’espérance de vie de cette essence d’arbre en ville est évaluée à 75 ans.” peut-on lire sur le site du Département. Un marronnier a une espérance de vie de plus d’un siècle pour peu qu’on l’aide un peu en protégeant son tronc des automobiles et en alimentant une peu le sol dans lequel il est implanté.

“Réalisé en juillet 2022 par une autre entreprise, le second diagnostic préconise l’abattage de 11 arbres sur les 17 identifiés comme dangereux, dont certains pourraient être infectés par l’armillaire. Le diagnostic révèle par ailleurs la nécessité d’effectuer d’importants élagages, voire des coupes annuelles.” Le conditionnel est pour le moins étrange et corrobore l’affirmation des riverains : personne n’a pu leur fournir la moindre preuve d’une présence de champignons. De quel danger parle-t-on ? Quant à l’élagage, ces arbres l’ont été si régulièrement qu’on les a maintenus très petits pour des marronniers.

En France, toutes les chauves-souris sont protégées suite à la loi de protection de la nature de 1976 : il est strictement interdit de les détruire, de les transporter ou de les commercialiser, ainsi que de détruire ou détériorer leurs habitats.

Montreuil - avenue Gabriel Péri

Des marronniers faits pour durer
selon Thomas Brail

Je ne m’explique pas, dans la situation actuelle de la planète, et compte tenu de ce que nous savons des étés qui s’annoncent, pourquoi on coupe des arbres qui ont mis cinquante ans à construire un système racinaire puissant.  Aujourd’hui, les arbres que l’on plante ont du mal à passer les étés caniculaires. Cela demande beaucoup de soins de la part des équipes chargées des espaces verts qui en ont rarement les moyens, les restrictions en eau, en cas de canicule, se faisant d’abord sur les espaces verts.

Aujourd’hui, les préconisations, lorsqu’on doit refaire des aménagements urbains, c’est de penser le végétal au départ et l’aménagement autour, et non l’inverse.

Les arbres en ville nous permettent de nous souvenir que la nature existe, parce que béton/bitume, ça déconnecte ! On entend le chant des oiseaux. Ce sont des habitats majeurs de biodiversité.  Nous allons avoir besoin de leur fraîcheur et de leur capacité à stocker du carbone. Ils agissent aussi comme des murs antibruits pour les riverains.

Rappelons-nous que pour les populations les plus précaires, qui ne vont pas faire de promenades en forêt, ils sont le seul lien au vivant.

Mineuse

Larves de mouches ou de papillons qui creusent dans les feuilles des galeries, entre les deux épidermes du limbe, formant ce que l’on appelle une mine en consommant le parenchyme chlorophyllien, lieu de la photosynthèse.

Mineuse du Marronnier
Creatives commons
Armillaire ou pourridié
DR

Armillaire

Le pourridié ou armillaire (Armillaria mellea) est un champignon de couleur ocre qui se développe à la base de l’arbre. Les blessures de l’écorce contribuent à leur installation.

L’ustuline

C’est un champignon dont les spores sont de deux couleurs : grisâtres et assexuées à l’état juvénile, noires et sexuées à maturité. Cette espèce courante attire peu l’attention, car elle apparaît comme une dégénérescence du bois mort.

Ustuline brûlée
Creative Commons

Article L350-3
Version en vigueur depuis le 23 février 2022

Modifié par LOI n°2022-217 du 21 février 2022 – art. 194 (V)

Les allées d’arbres et alignements d’arbres qui bordent les voies ouvertes à la circulation publique constituent un patrimoine culturel et une source d’aménités, en plus de leur rôle pour la préservation de la biodiversité et, à ce titre, font l’objet d’une protection spécifique. Ils sont protégés, appelant ainsi une conservation, à savoir leur maintien et leur renouvellement, et une mise en valeur spécifiques.

Le fait d’abattre ou de porter atteinte à un arbre ou de compromettre la conservation ou de modifier radicalement l’aspect d’un ou de plusieurs arbres d’une allée ou d’un alignement d’arbres est interdit.

Toutefois, lorsqu’il est démontré que l’état sanitaire ou mécanique du ou des arbres présente un danger pour la sécurité des personnes ou des biens ou un risque sanitaire pour les autres arbres ou que l’esthétique de la composition ne peut plus être assurée et que la préservation de la biodiversité peut être obtenue par d’autres mesures, les opérations mentionnées au deuxième alinéa sont subordonnées au dépôt d’une déclaration préalable auprès du représentant de l’Etat dans le département. Ce dernier informe sans délai de ce dépôt le maire de la commune où se situe l’alignement d’arbres concerné.

Par ailleurs, le représentant de l’Etat dans le département peut autoriser lesdites opérations lorsque cela est nécessaire pour les besoins de projets de travaux, d’ouvrages ou d’aménagements. Le représentant de l’Etat dans le département informe sans délai le maire de la commune où se situe l’alignement d’arbres concerné du dépôt d’une demande d’autorisation. Il l’informe également sans délai de ses conclusions.

La demande d’autorisation ou la déclaration comprend l’exposé des mesures d’évitement envisagées, le cas échéant, et des mesures de compensation des atteintes portées aux allées et aux alignements d’arbres que le pétitionnaire ou le déclarant s’engage à mettre en œuvre. Elle est assortie d’une étude phytosanitaire dès lors que l’atteinte à l’alignement d’arbres est envisagée en raison d’un risque sanitaire ou d’éléments attestant du danger pour la sécurité des personnes ou des biens. Le représentant de l’Etat dans le département apprécie le caractère suffisant des mesures de compensation et, le cas échéant, l’étendue de l’atteinte aux biens.

En cas de danger imminent pour la sécurité des personnes, la déclaration préalable n’est pas requise. Le représentant de l’Etat dans le département est informé sans délai des motifs justifiant le danger imminent et les mesures de compensation des atteintes portées aux allées et alignements d’arbres lui sont soumises pour approbation. Il peut assortir son approbation de prescriptions destinées à garantir l’effectivité des mesures de compensation.

La compensation mentionnée aux cinquième et sixième alinéas doit, le cas échéant, se faire prioritairement à proximité des alignements concernés et dans un délai raisonnable.

Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent article et les sanctions en cas de non-respect de ses dispositions.

Conformément au III de l’article 194 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022, ces dispositions sont applicables aux demandes déposées à compter du premier jour du deuxième mois suivant la publication de ladite loi.

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