Le chukum, un trésor maya chez nous

Arbre chukum - Havardia albicans
Chukum ©Laetitia Chemin

Havardia albicans, le chukum, est un arbre mexicain qui pousse dans les terres calcaires et arides du Yucatan. Il produit une résine très riche en tanins et en qualités multiples. Bien connu des Mayas, il fait son entrée dans nos maisons et nos jardins.

Havardia albicans est une légumineuse (Fabacées), pourvue d’une écorce grise rugueuse, et dont la hauteur varie entre 4 à 10 mètres. Le chukum fleurit en grappes de petites fleurs blanches.

Pyramide Maya
©Laetitia Chemin

Les Mayas utilisaient déjà la résine

Les Mayas déjà récoltaient la résine en pratiquant une incision dans l’écorce des arbres. La résine s’écoulait, puis était recueillie et mélangée à une poudre de calcaire. La pâte homogène aux tons beige rosé, issus des tanins, était travaillée en stucs pour décorer les pyramides et pour protéger les bassins d’eau potable contre le salpêtre. Cette résine est en effet hydrofuge, fongicide et isolante. Même exposée en plein soleil, elle n’emmagasine pas la chaleur.

Le retour du chukum

L’usage du chukum s’est perdu pendant longtemps. Mais la prise de conscience écologique aidant et le secteur du bâtiment représentant 23 % des émissions de gaz à effet de serre et 43 % de la consommation énergétique annuelle en France, le revoilà ! Les Français commencent à se préoccuper du choix des matériaux et s’intéressent à ceux qui sont issus du végétal. Le chukum coche toutes les cases. Il apparaît tardivement, car le premier à l’avoir retrouvé, c’était l’architecte Salvador Reyes Rios, en 1993. Mais jusqu’ici, on ne le trouvait pas de ce côté de l’Atlantique. Le gouvernement mexicain a pris des mesures pour que cette ressource renouvelable ne soit pas pillée : il impose la plantation de 5 arbres lorsqu’on en abat un.

écorce de chukum
©Laetitia Chemin

Une pose un peu technique pour cette résine

Ce n’est pas insurmontable si vous avez déjà posé un enduit à la terre, ou un béton ciré (plus polluant). Équipez-vous d’une taloche inox et de couteaux de plâtrier, et portez un masque parce qu’il y a de la poussière !

Ce qu’il faut savoir

Il s’applique sur des surfaces propres, en couches successives qu’il faut laisser sécher plusieurs heures. Une fois la dernière couche bien sèche, si l’on souhaite une surface lisse, on peut l’humidifier et le poncer finement.

Côté entretien, le chukum n’est pas exigeant

En intérieur, vous le protégerez d’une cire naturelle après la pose. Et ensuite, l’entretien est simple : à l’éponge humide. N’utilisez pas de détergents, il ne supporterait pas.

En extérieur, si vous faites un bassin, il s’utilise par nature, car sinon ses qualités hydrofuges s’altèrent. En revanche, vous pouvez protéger la margelle du bassin.

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