Chaumont-sur-Loire : quand fleurir est un art…

Il se passe toujours quelque chose à Chaumont-sur-Loire ! Notamment à l’automne, une saison qui s’y déroule très joliment. Au domaine actuellement, vous pourrez admirer les créations du festival International des Jardins et la Saison d’Art (jusqu’au 3 novembre 2024). Puis ce sera une expo photo à partir du 16 novembre. Les jardins bouquetier et des bonnes pratiques, deux petites nouveautés, vous tendent aussi les bras. Notre dernier coup de coeur demeurant l’événement éphémère Quand fleurir est un art annoncé dans notre calendrier lunaire du 4 octobre et qui vient de se terminer.

Cette fabuleuse manifestation florale, comme chaque année, s’est tenue pendant cinq jours dans différentes pièces du château. Elle a convoqué sept fleuristes pour la plupart « Meilleurs ouvriers de France ». Nous avons assisté à l’événement. Voici notre top 5 !

Stéphane Chanteloube, solaire et léger

Ce champion de France des fleuristes installé en Auvergne, a créé pour la Chambre de l’astrologue Ruggieri une sculpture sobre et inventive,  employant de la paille, de la fibre de lin, du carton broyé et de la colle naturelle en complément à son choix de fleurs très délicat. L’harmonie de couleur est entièrement jaune. Pour une oeuvre voulue légère et lumineuse comme irradiée par l’astre du soleil, en rapport avec la fonction de la pièce. Il aura fallu mille tiges et plus de deux-cents heures pour réaliser cette oeuvre. Avec pour seule inspiration la nature. « Pas besoin d’aller chercher très loin, tout y est ! » dit-il.

Fleurir est un art-Décor de la chambre de l'astrologue Ruggieri ©V.Collet
Décor de la chambre de l'astrologue Ruggieri ©V.Collet

Isabelle Brethomé, petit jardin et haute couture

Cette fleuriste à la carrière dynamique et abondamment récompensée, enseigne son art jusqu’au Japon et à la Corée. Elle s’est confrontée ici à la Salle du Conseil, exercice compliqué par la présence d’un sol couvert de majoliques colorées. Son Jardin Suspendu de Raphia rend hommage aux robes que le couturier Franck Sorbier réalisait dans cette matière. Une composition où roses et mini courges pastel contrastent avec la matière brute des graminées et du raphia. Inspiré.

Isabelle Brethomé et son oeuvre dans la Salle du conseil ©Valérie Collet
Isabelle Brethomé et son oeuvre dans la Salle du conseil ©Valérie Collet
Fleurir est un art - Décor de Pere Padros pour la chambre de Catherine de Médicis ©V.Collet
Décor de Pere Padros pour la chambre de Catherine de Médicis ©V.Collet

Les harpes fleuries de Pere Padros 

Ce fleuriste espagnol participe à Quand fleurir est un art pour la première fois. Récompensé de nombreux prix et enseignant son art, il a toujours vécu au milieu des fleurs, sa famille tenant la boutique « Flors Zinnia » fondée il y a plus de soixante ans à Barcelone. La Chambre de Catherine de Médicis qui lui a été confiée s’est parée sous ses doigts d’une farandole de fleurs multicolores montées sur des cadres tendus de  ficelles et comportant des petits tubes de verre contenant de l’eau. Ces magnifiques compositions, telles de grandes harpes fleuries et raffinées, jouent avec les couleurs des tapisseries et respectent la transparence des fenêtres…

Gary Taffin et l’école nationale des fleuristes : grandiose !

En hommage au thème du Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire (« Jardins, source de vie »), Gary Taffin a élaboré un extraordinaire décor, transformant le Cabinet de Travail en une féérie florale qui intègre aussi des petites peinture et de la musique (Chopin). Ce mille fleurs joyeux et poétique, plus printanier qu’automnal, est animé de quelques papillons. Il montre aussi un joli travail du pandano autour des petits vases contenant l’eau. Travail aux motifs d’écailles, qui s’inspire du lustre en verre ancien de la pièce.

Décor de Gary Taffin et de l'Ecole nationale des Fleuristes dans le Cabinet de travail ©V.Collet
Décor de Gary Taffin et de l'Ecole nationale des Fleuristes dans le Cabinet de travail ©V.Collet

Charline Pritscaloff, un rêve magique

Véritable bouquet final que son oeuvre qui envahit littéralement le grand salon où la princesse de Broglie prenait le thé. « La rêverie a emporté la pièce » dit-elle avec son habituel humour faisant penser que la princesse pouvait aussi boire là quelque alcool tandis que les hommes jouaient au billard… En effet un champ entier de salsifis sauvages, de fleurs et de graminées semble avoir poussé en ce lieu comme sous l’effet d’une baguette magique ou d’une hallucination, faisant complètement disparaître les meubles et les sculptures. Merveilleusement délirant !

Charline Pritscaloff et son décor dans le Salon ©Valérie Collet
Charline Pritscaloff et son décor dans le Salon ©Valérie Collet

Pour en savoir plus sur le Domaine de Chaumont sur Loire c’est ICI

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