Faites pousser votre étui pénien

Deborah Leitner

Lagenaria siceraria, espèce de Cucurbitacée, est le plus souvent utilisée chez nous pour fabriquer des gourdes. Mais, chez certaines rares tribus, la calebasse est toujours utilisée pour fabriquer l’étui pénien.

L’étui pénien pour qui ?

Ce sont les membres de tribus habitant la Nouvelle-Guinée occidentale, notamment les Dani et les Lani, et la Papouasie-Nouvelle-Guinée qui ont longtemps et traditionnellement porté cet étui appelé koteka ou horim. Il était également le vêtement principal des hommes dans plusieurs tribus d’Afrique tropicale ou encore d’Amérique du Sud. Comme le rapporte Claude Levi-Strauss dans un article paru en 1988, les Indiens Bororo étaient aussi porteurs d’étuis péniens, mais la calebasse était remplacée par un petit cône de paille. « Le porteur étire son prépuce et le fait saillir par l’ouverture de façon qu’en se rétractant, le tégument forme un bourrelet qui maintient l’étui en place ». On parle aussi d’étuis décorés de plumes.

©Yanajin33
©Yanajin33

Comment installer un étui pénien ?

Il faut déjà trouver la bonne Lagenaria siceraria. La calebasse peut être courte, mi longue, plus ou moins large, légèrement courbée (quoi que certains hommes semblent privilégier des étuis péniens franchement démesurés). Une fois évidée, on y introduit le sexe, puis on fixe l’étui en position verticale. Une première boucle en fibre est placée autour du scrotum. Puis une deuxième boucle est fixée en haut de la calebasse et une cordelette de fibres végétales relie l’étui à la taille ou à la poitrine du porteur. 

Faites pousser votre étui pénien

Cela n’a pas l’air bien sérieux dit comme cela, mais, sans trop chercher, vous trouverez des graines de calebasse pénis, notamment chez AlsaGarden. C’est rigolo à faire pousser et vous n’êtes pas obligé évidemment d’en faire un habit. Il suffit de semer des graines au chaud en mars et avril, et de les repiquer au potager en mai quand les gelées ne sont plus à craindre. Faites grimper sur des supports costauds. Récolte à l’automne.

Festival en Papouasie-Nouvelle-Guinée ©MWayOut
Festival en Papouasie-Nouvelle-Guinée ©MWayOut

Patrimoine mondial de l’humanité ?

En 2019, Hari Suroto, entho-archéologue indonésien, a proposé d’inscrire l’étui pénien au Patrimoine mondial. Pour l’instant, ce n’est ni oui ni non. 

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