Dans leur forme sauvage, les cucurbitacées contiennent une toxine naturelle, la cucurbitacine. Responsable de l’amertume du légume, c’est une “stratégie” développée par les plantes de la famille pour se défendre contre l’appétit des animaux. Si nous, nous l’ingérons, les conséquences peuvent être graves. 

Mariages dangereux

En principe, les variétés de courges cultivées dans nos jardins ne sont pas dangereuses. Alors pourquoi retrouverait-on de la cucurbitacine dans nos ‘Butternut’, ‘Lady Godiva’, courges musquées ou spaghettis ? Le problème, c’est la pollinisation croisée ! Il ne faut JAMAIS cultiver ensemble les courges d’ornement (coloquintes) et les courges comestibles. Une coloquinte qui fricote avec une courgette, c’est un mélange de gènes risqué. Les fruits de la courgette peuvent abriter la toxine…

©assja

Comment savoir si le légume est porteur de la toxine ?

Si les légumes ont un goût amer, arrêtez tout de suite d’en manger. Jetez tout et arrachez de suite le plant d’où provient la courge ou la courgette.

Quels sont les risques ?

Même ingérée à faible dose, la cucurbitacine provoque des vomissements, de fortes diarrhées possiblement accompagnées de saignements. N’hésitez pas à consulter le centre anti poison le plus proche de chez vous. L’intoxication peut également provoquer une alopécie (chute des cheveux et des poils). Dans les cas très graves, l’issue peut être mortelle. 

 

 

Comment éviter ces risques ?

Il faut acheter des graines de bonne qualité, ne pas réutiliser les graines de courges ayant abrité la cucurbitacine, éviter bien sûr de semer des graines de courges sauvages.

©Billga

Le cas de la calebasse

Cette courge décorative (Lagenaria) contient de la cucubitacine. En Afrique, on utilise la calebasse pour faire des plats. Pour empêcher la toxine de passer, les plats sont imbibés de thé très concentré pour bloquer les pores du légume. Cette technique du thé est également utilisée avant de transformer les lagénarias en instruments de musique ou jouets pour les enfants. En Nouvelle-Guinée, dans les hautes terres, la partie supérieure des Lagenaria siceraria est évidée et séchée, avant d’être utilisée en étui pénien.

 

 

 

Merci à David Henriet, auteur de “Courges, melons et autres cucurbitacées” (éd. Ulmer)

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