Les épices boréales, c’est quoi ?

Karel Bock

Muscade boréale, thé du Labrador, sapin baumier, myrica gale-bois, thé des Oswegos,mûre arctique, poivre des dunes… Toutes ces plantes poussent dans des régions bien froides, genre Grand Nord canadien. Les peuples amérindiens utilisent bourgeons, feuilles ou racines pour cuisiner. Ces épices boréales sont disponibles auprès de Sylvain Mabon (Pépinières Indigènes) et, si vous n’avez pas de jardin, il existe des boutiques spécialisées sur internet.

Pourquoi parle-t-on d’épices boréales ?

Quand on pense épices, on pense généralement pays lointains, chauds, lointains. Souvent, on connaît l’épice, mais pas la plante, car elle ne peut pas être cultivée sous nos latitudes. Les épices boréales, c’est tout le contraire. Les plantes sont parfaitement adaptées à nos climats hexagonaux. Elles peuvent encaisser – 40°C ou + 40°C sans piper.

Le thé du Labrador (Rhododendron groendlandicum)

C’est un petit rhododendron, puisqu’il ne dépasse 1 m à 1,2 m en tout sens.  on va dire 1 m, 1,2 m grand maximum, à cultiver dans un sol frais, plutôt acide. On utilise les jeunes pousses, très parfumées, pour faire une étonnante infusion de feuilles fraîches. Au Canada, on le trouve plus souvent sous la forme de feuilles sèches, aussi couramment que chez nous du tilleul en vrac ou en sachet. Ces infusions seraient, dit-on, excellentes pour le foie et la digestion. Et côté floraison ? Elle est blanche, assez discrète, mais visuellement agréable. Le conseil de culture de Sylvain Mabon : en été, préservez la fraîcheur à son pied avec un paillis d’aiguilles de pin.

©Kz01
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Le thé des Oswegos (Monarda didyma)

Monarda didyma pousse dans les prairies ouvertes du sud du Canada et du nord des États-Unis. Les Oswegos, tribu amérindienne, utilisaient la plante de diverses façons : les feuilles fraîches et les pétales en condiment, les feuilles macérées dans l’huile pour les soins capillaires ou en application sur les boutons. On l’utilise aujourd’hui le plus souvent en infusion (feuilles et fleurs). Sylvain Mabon conseille de broyer les feuilles séchées pour les ajouter à des crèmes, salades de fruits et gâteaux.

De la même famille que la menthe, c’est une plante qui pousse vite et bien ; elle drageonne allègrement dans des endroits plutôt ensoleillés, bien drainés. On l’apprécie aussi pour sa floraison, très mellifère, qui attire abeilles et papillons. Si vous habitez dans une région très chaude, installez Monarda didyma à mi-ombre.

©Sonnia Hill
©Sonnia Hill

Le thé des forêts (Abies balsamea ‘Nana’)

Dans son habitat d’origine, ce sapin atteint entre 25 à 30 m. Sylvain Mabon ne cultive pas l’espèce, mais sa variété naine : “C’est une petite bestiole de 80 cm en tous sens dont on peut récolter facilement les bourgeons. Ils peuvent être utilisés frais en infusion, mais ils sont le plus souvent séchés et entrent dans la confection d’un « chai forest », le thé des forêts. On peut aussi utiliser les jeunes pousses pour faire des crèmes, car leur saveur est assez fruitée, tout en ayant un goût balsamique, assez camphré.”. Installez ce minisapin dans une rocaille, en tout sol sauf calcaire. Le sol doit être bien drainé et vous pouvez pailler son pied avec des aiguilles ou des écorces de pin.

©Zoomtravels
©Zoomtravels

D’autres épices boréales

-Poivre des dunes (Albus viridis ssp. crispa)

-Racine de céleri sauvage (Apium graveolens)

-Nard des pinèdes ou piment royal (chaton de Comptonia).

Myrique baumier, muscade boréale  (Myrica gale)

-Sumac vinaigrier du Canada (Rhus typhyna).

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