C’est un bambou qui se mérite ! Stéphane et Anne Alzaix ont échoué… 5 fois avant de parvenir à introduire, dans leur pépinière auvergnate, ce sublime Phyllostachys edulis ‘Luteosulcata’.

“L’introduction de ce très joli bambou nous a demandé Phyllostachys edulis 'Luteosulcata'. Stéphane Alzaixbeaucoup d’effort et de persévérance. Il n’est pas cultivé dans les pépinières de bambous en Chine car il devient trop rapidement géant et il est impossible de prélever des sujets trop gros dans cette famille bien particulière de Phyllostachys edulis.

2011 : plusieurs sujets de 5-6 m de hauteur sont prélevés pour nous en 2011, mais aucun ne survit au voyage par container cette année-là.

2012 : notre partenaire chinois parvient à trouver des jeunes repousses en bordure d’une station de Phyllostachys edulis ‘luteosulcata’. Il les met en culture avec succès.

Janvier 2015 : nous obtenons enfin des plants très vigoureux lors de notre expédition en Chine.

 

UNE PARTICULARITÉ JALOUSEMENT GARDÉE

Les Chinois qui habitent à proximité du Mont Qingilangfeng, dans la province du Anhui sont très fiers de leur Huang cao mao zhu, parce qu’il arbore un trait de lumière jaune vif, très lumineux que ne possèdent pas les autres mao zhu , pourtant présents dans quasiment toute la Chine. Il possède toute la majesté de son illustre parent, le Phyllostachys edulis, avec ses feuilles minuscules, légères et aériennes, ses chaumes massifs et larges, faits d’un bois solide. Mais il est doté à chaque entrenœud d’un trait jaune vif large et lumineux qui semble flécher une direction à suivre dans la forêt ! Cette particularité fut jalousement gardée et le gouvernement local montra une exceptionnelle lenteur pour fournir un seul pied à la Collection nationale chinoise présentée dans le Jardin de bambous d’Anji, dans le Zhejiang.

La première fois que nous avons vu ce bambou exceptionnel, nous avons eu le souffle coupé et nous n’avons jamais douté que nous pourrions le voir en France un jour.

Certains experts le nomment d’après son nom japonais (‘Gimmei moso chiku’) ; il conviendrait donc de le nommer Phyllostachys edulis ‘Gimmei’, mais notre attachement à nos amis chinois nous incite plutôt à utiliser son nom chinois ‘Huang cao mao zhu’ et la méthode d’acquisition des bambous chinois par les japonais durant les guerres sino-japonaises dans les provinces du Anhui et du Jiangsu nous conduisent plutôt à utiliser une nomenclature excluant un terme japonais, nous utiliserons donc : Phyllostachys edulis ‘luteosulcata’.

 

Stéphane et Anne Alzaix, installés en Auvergne, se sont spécialisés dans la production de bambous. Leur site de vente : Newfi.
Leur boutique dans le Puy-de-Dôme propose à la vente d’autres bambous (de collection).
Rendez-leur visite à Vendègre, Bois des Termes, 63350 Luzillat. Tel. : 06 34 68 18 65.

 

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