On dit que les villageois chinois qui consomment régulièrement cette plante vivent mieux et plus longtemps. Une chose est sûre : elle est inscrite dans la pharmacopée du pays. Autre certitude : c’est une plante facile à cultiver chez nous, au jardin ou en pot comme l’explique Jean-Marc Parra dans notre vidéo.

 

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Plante médicinale en Chine, édulcorant au Japon

Elle n’en a pas l’air, mais elle appartient pourtant à la même famille (Cucurbitacées) que les courges , les melons et les cornichons. Chez elle, les fruits ne sont pas intéressants, seules les feuilles sont consommées dans des salades ou en infusion. En chinois, elle s’appelle jiaogulan, l’herbe de l’immortalité et on lui accorde de très nombreuses propriétés médicinales : elle stimule les défenses immunitaires, soigne le rhume et la grippe, favorise la souplesse des artères, prévient les maladies cardio-vasculaires, améliore le “yin” et soutient le “yang”, lutte contre la cellulite, réduit la fatigue lors d’un régime, dope la concentration… Des vertus supérieures à celles du ginseng, tout ça dans des petites feuilles vertes qui ne payent pas de mine. Toutes ces qualités font du Gynostemma pentaphyllum une des plantes très utilisées dans la médecine traditionnelle du sud de la Chine.

Au Japon, cette plante vivace a fait l’objet de nombreuses études. Elle est bénéfique pour lutter contre les effets secondaires de la chimiothérapie et “booster” l’action des médicaments contre le VIH. 

Elle fut longtemps consommée par les Japonais en remplacement du sucre. Les feuilles ont un petit goût amer… et sucré. Un bon édulcorant pour sucrer thé et café. 

Comment la cultiver

  • C’est une plante vivace, à souche rustique jusqu’à -15°. Sa végétation disparait l’hiver, réapparait au printemps.
  • Elle grimpe ! Il faut donc prévoir un support (grillage, treillage, tuteurs…)
  • Elle pousse bien à mi-ombre.
  • En pleine terre, le thé de l’immortalité apprécie un sol sableux, voire caillouteux, bien drainé. N’oubliez surtout pas de l’arroser en été.
  • En pot, comme c’est une gourmande, il faudra lui donner régulièrement en cours de végétation un engrais ajouté à l’eau d’arrosage, deux fois par mois. Pour alléger le substrat, utilisez du sable ou de la perlite.  
  • La meilleure période pour la planter : d’avril à juin. N’enterrez pas le collet. Paillez le pied.
  • La récolte des feuilles peut démarrer en mars en climat doux et se poursuivre jusqu’en novembre.

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Comment la consommer ?

En cuisine, elle agrémente les salades. Le pépiniériste Jean-Marc Parra (Ah! la ferme des saveurs) conseille de l’ajouter à de la mâche pour un mariage de saveurs surprenant. 

Faites comme les Japonais, utilisez ses feuilles en remplacement d’un édulcorant.

En cure, en infusion, pour renforcer le système immunitaire : mettez quelques feuilles dans une tasse et laissez infuser pendant 3 à 5 minutes. Buvez entre 4 tasses par jour pendant trois mois. Les feuilles peuvent aussi être consommées après infusion. 

En infusion, pour lutter contre un rhume, une bronchite, une infection : même mode d’emploi, mais comptez 8 tasses par jour.  

À savoir : le Gynostemma pentaphyllum se trouve aussi sous forme conditionnée, de poudre si vous n’avez pas envie de le cultiver ! Mais sa consommation est contre indiquée aux femmes enceintes. 

 

 

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