Pour manger de bonnes bananes, c’est fichu ! Mais pour donner un petit air exotique à votre jardin, c’est possible. Si vous protégez bien leur stipe en hiver, le bananier du Japon et celui de l’Himalaya, des plantes vivaces herbacées, ne seront pas avares de grandes et belles feuilles. 

Le bananier de l’Himalaya (Musa sikkimensis)

On l’appelle aussi le bananier Darjeeling, car il pousse en altitude, entre 1600 et 2000 mètres d’altitude, dans la région du Sikkim (nord-est de l’Inde). Ses origines himalayennes le rendent évidemment plus tolérant aux températures négatives. Il perd tout de même ses feuilles à – 2°C et il est capable de résister à quelques heures à – 12 °C (faut pas pousser non plus !). Toujours en raison de ses origines, ses feuilles sont assez épaisses et résistent bien aux coups de vent. Il peut fleurir chez vous s’il fait chaud : les fleurs sont roses. Les fruits sont pleins de graines et vraiment pas bons à manger. 

La variété ‘Red Tiger’ présente des feuilles zébrées de rouge. 

©Isabelle Morand

Le bananier du Japon (Musa basjoo)

En fait, contrairement à son nom vernaculaire répandu, ce bananier est origine de Chine. C’est un grand costaud qui peut grimper jusqu’à 4 m de haut et c’est le plus résistant au froid de tous les bananiers. Si sa souche est très, très bien protégée en hiver, elle peut résister jusqu’à… – 18 degrés (testé chez Philippe Courtoison qui en produit dans sa pépinière La Palmeraie Zen). Le feuillage, lui, disparait quand il gèle. En fin d’été, ses grandes et lourdes bractées se penchent vers le sol. Les fruits sont rikikis et pas délicieux du tout. 

Comment les cultiver ?

  • Plantation : au printemps, quand la terre est un peu réchauffée. Vous pouvez les planter en pleine terre, mais également dans de gros contenants à rentrer en véranda ou jardin d’hiver. Évitez la culture en appartement, l’air y est trop sec surtout l’hiver.
  • Expo : au soleil toute et à l’abri du vent qui déchire leurs feuilles.
  • Sol : neutre, bien drainé et riche en humus, car c’est un gourmand. Au moment de la plantation, donnez-lui de la corne broyée ente lésinez pas sur le compost. Si vous les cultivez en pot, surfacez chaque année, enlevez quelques centimètres de substrat et remplacez par du terreau neuf. 
  • Arrosage : indispensable, ce sont des soiffards. Il faut leur “donner le biberon” au mois deux fois par semaine en été. 

Comment le protéger en hiver ?

  • Après avoir coupé les feuilles, cernez le tronc d’un grillage. Laissez suffisamment de place pour pouvoir y glisser de la paille ou des feuilles mortes. Entourez le “sarcophage” d’un voile d’hivernage qui assurera le passage de l’air. Fermez bien en haut pour empêcher la pluie de pénétrer.
  • Vous pouvez aussi recouvrir les parties aériennes d’un voile d’hivernage, mais si le bananier est grand, ce n’est pas évident. 
  • Méthode maison, pas très élégante, mais performante : fin octobre, début novembre, je coupe les feuilles, je fais une clôture d’un diamètre assez large, je plaque de vieux paillassons (ou du papier bulle précieusement conservé) contre le tronc avant de remplir de paille jusqu’en haut. Je termine par un morceau de papier bulle (tenu par une solide ficelle de jardin) pour protéger le stipe de la pluie. 

 

 

"Lien

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