Clous et épines

Chorisia speciosa ©Isabelle Morand

Les cactus ne sont pas seuls à avoir le privilège de se défendre grâce à leurs nombreuses épines ! Tiges, troncs et même fruits piquants, les végétaux ont su former de solides défenses pour s’adapter aux exigences de leur environnement et de leurs prédateurs. Voici quelques exemples de plantes redoutables ! 

L’arbre bombardier

Hura crepitans qu’on appelle arbre bombardier, pet du diable, ou sablier des Antilles a tout pour déplaire aux enquiquineurs. Non seulement son latex est vénéneux, mais son tronc est couvert de petites épines coniques, ressemblant à des clous, qui empêchent les singes de l’escalader. Mais pourquoi ce surnom de pet du diable ? Quand les fruits sont mûrs, ils explosent bruyamment et expulsent leurs graines. 

©Isabelle Morand
©Isabelle Morand

Le kapokier aux milliers d’épines

Pas franchement un arbre sur le tronc duquel s’appuyer pour faire la sieste… Ceiba speciosa (= Chorisia speciosa) originaire d’Amérique du Sud voit la couleur de son tronc changer avec l’âge. Jeune, l’écorce est verte. Elle se grise au fil du temps. Ce qui ne change pas, ce sont les centaines voire milliers d’épines coniques qui parsème le tronc. C’est un bel arbre d’ornement en régions chaudes, mais pas seulement. On utilise son bois pour faire de la pâte à papier, ses graines pour faire de l’huile et le coton contenu dans ses très gros fruits (environ 20 cm de diamètre) comme matière de rembourrage.

©Adam Kamela
©Adam Kamela
©katatonia82
©katatonia82

Les fruits du durian

Malheur à celui ou celle qui en prend un sur la tête ! Chaque fruit mesure environ 30 cm pour 15 cm de diamètre. Et si on ajoute à cela des épines partout, peu de chance de réchapper à sa chute. Et puis si sa chair est dite délicieuse (jamais goûté), elle pue effroyablement. Les fleurs sont belles, mais ne valent guère mieux côté odeur. Elles aussi ne sentent vraiment pas bon. La totale, quoi ! 

©tylim
©tylim
©JalpaMalam
©JalpaMalam

Côté Vachellia, c’est pas vraiment ça…

L’acacia faux-gommier arbore lui aussi entre ses feuilles de sacrées épines, parfois de plus d’une dizaine de centimètres. Las ! C’est bien la peine de s’être enquiquiné à les former puisqu’elles n’empêchent pas les dromadaires ou les girafes de se servir de l’arbre comme d’un restaurant. Elles découragent en revanche les petits animaux et quand un petit Vachellia se fait brouter par une antilope par exemple, il réagit en produisant entre plus de feuilles et d’épines qui font le bonheur des espèces qui n’ont pas le palais fragile. 

Le palmier de Madagascar et ses bouquets d’épines

Malgré son apparence, Pachypodium lamerei n’est pas un palmier, mais un arbre-bouteille au tronc renflé hérissé d’épines en bouquets de 3. Une défense efficace, car les épines protègent tout le tronc jusqu’au bouquet de feuilles et de fleurs. On peut le cultiver chez nous en pot, à l’intérieur. Faites en sorte qu’il n’y pas de contact entre cette succulente sympas et vos enfants, ou vos animaux domestiques.

©Isabelle Morand
©Isabelle Morand
©William Reagan
©William Reagan

Le févier d’Amérique

Celui-ci est bien plus courant sous nos latitudes. On n’a pas de girafe à nourrir (pas plus qu’en Amérique du Nord dont il est originaire ), mais on a quand même les épines sur les arbres. Enfin, pas chez tous, car il existe chez Gleditsia tricanthos des variétés inermes : ‘Skyline’, ‘Sunburst’, ‘Elegantissima’, ‘Rubylace’. 

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