Le lotus, une merveille asiatique

Uangpraha

Dans certaines régions d’Asie, le lotus (Nelumbo nucifera) pousse à l’état sauvage. Mais dans d’autres régions, il fait l’objet de culture intensive dans des étangs. Toutes les parties de la plante sont utilisées, du rhizome aux pétales. 

Une fleur nationale

L’Inde, le Vietnam et le Sri Lanka ont fait du lotus leur fleur nationale. Mais Nelumbo nucifera est également couramment cultivé en Chine (c’est même le plus gros producteur mondial), au Japon, en Corée. Plus étonnant, mais cela s’explique par son excellente rusticité, on trouve aussi le lotus dans plusieurs régions de la Russie orientale, y compris une partie de la Sibérie.

Lotus - Hortus Focus
©Reinhard

Les conditions idéales pour la culture du lotus

Beaucoup moins fragile que la majorité des Nymphea, Nelumbo nucifera pousse dans des sols boueux, riches en azote et saturés d’eau. Vous ne le verrez jamais dans les ruisseaux, les rivières ou les fleuves, car le lotus a besoin de nager en eaux tranquilles, celles des étangs, des lacs, des marais. Il a besoin de chaleur pendant sa période de végétation et supporte bien le froid (-15°C, sous 1 mètre d’eau). Tant que les rhizomes ne gèlent pas, ils redémarrent vite et fort au printemps. 

©Sunan-Wongsa-Nga
©Sunan-Wongsa-Nga

Une récolte toujours manuelle

Les machines ne sont pas encore parvenues à cueillir les lotus comme les femmes et les hommes qui les produisent. Des essais faits au Japon se sont révélés insatisfaisants. Partout où on le cultive, la récolte est donc manuelle. Le spectacle est impressionnant ! Chaque cueilleur parvient à récolter des dizaines de tiges et de fleurs, ou seulement de fleurs qui sont rangées sur des petits bateaux pour être acheminées jusqu’à la rive. Les lotus sont alors vendus pour satisfaire divers usages.

©Rat007
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©Vinodkpillai
©Vinodkpillai

Les usages du lotus

Les rhizomes peuvent être consommés frais, mais uniquement sur les zones de production, car ils se conservent mal. Les rhizomes sont, la plupart du temps, séchés puis réhydratés pour servir de légumes. Ils entrent aussi dans la fabrication de remèdes traditionnels.

Les tiges ont deux destinations : la cuisine (cuites, elles peuvent être mélangées à d’autres légumes) et désormais le textile. Les fibres du centre de la tige sont extraites dans les 3 jours qui suivent la récolte. Les fibres, une fois séchées, sont tressées. Le prix des vêtements n’est pas donné, mais selon Binoy Ravjani, le PDG de Hero’s Fashion PVT Ltd qui se passionne pour ces tissus de lotus, ces chemises, ces robes sont particulièrement agréables à porter, « soyeuses et légères ». À essayer ! 

Du côté des fleurs

  • Les pétales, mais aussi les étamines seules, sont utilisées pour aromatiser du thé ou décorer des plats 
  • Les graines contenues dans les grosses cupules (en forme de pomme d’arrosoir) sont consommées fraîches ou séchées. Vous en trouverez facilement dans les épiceries asiatiques pour faire des scones. Et si vous aimez les expériences, essayer de débusquer de pâte de graines du lotus pour faire des brioches ou un gâteau de la lune.
©Isabelle Morand
©Isabelle Morand

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