Calendrier lunaire du lundi 23 février

Anastasia Petrova

Que faire au jardin aujourd’hui ?

Si vous avez prélevé des greffons d’arbres fruitiers (pommiers, poiriers), il est temps de les greffer en fente. En régions douces, dans la maison ou sous un châssis chauffé, commencez à semer des cornichons et des concombres. Taillez les agrumes. Bouturer les cassissiers à bois sec. 

Demain, jour racines.

 
Tableau du calendrier lunaire 2024

Le dicton

Souvent à la Saint-Lazare, le froid gagne ou file à la montagne.

Bonne fête aux…

Lazare, Lazaro, Lazarus, Lazarillo, Lazarette, Lazarine, Lazarilla, Éléazar, Madeg, Madec, Madoc, Madog, Milburge, Polycarpe, Sérène, Séréna, Séréné, Serenella

 

L’INFO

Le Ciel empoisonné

Il pleut. Rien de plus banal, en apparence. Mais ce qui tombe du ciel français n’est plus tout à fait de l’eau. C’est un cocktail chimique invisible, inodore — et pourtant bien réel.

Des chercheurs clermontois viennent de lever un coin du voile sur une pollution que personne ne regardait parce que personne ne pensait à lever la tête.

Au sommet du Puy-de-Dôme, à 1 500 mètres d’altitude, loin des champs et des épandages, une équipe franco-italienne a tendu un piège aux nuages. Ce qu’ils y ont trouvé dépasse leurs propres prévisions : 32 pesticides différents dissous dans l’eau des nuages, dont plusieurs substances interdites depuis des années sur le territoire européen.

Et quand ils ont extrapolé ces mesures à l’ensemble du ciel français, le chiffre a achevé de les stupéfier — entre 6 et 140 tonnes de résidus chimiques en suspension au-dessus de nos têtes, selon la couverture nuageuse du jour.

Nuages noirs
@Tom Barret - Unsplash

La mécanique est aussi simple qu’elle est redoutable. Les cultures reçoivent des pesticides. Une partie des molécules s’évapore immédiatement, portée par le vent, absorbée par les gouttelettes d’eau en altitude. De là, elles voyagent — parfois sur des milliers de kilomètres — avant de retomber avec la pluie, loin de tout champ, sur des zones que l’on croyait préservées. Les parcs naturels, les forêts, les jardins bio, les captages d’eau potable. Nulle part n’est épargné.
Ce que cette étude fracasse, c’est une illusion confortable : celle des frontières. On pouvait encore croire qu’il suffisait de traiter différemment sa parcelle, de choisir une région moins agricole, de boire de l’eau filtrée. La pollution atmosphérique aux pesticides, elle, ne négocie pas. Elle ne s’arrête pas aux haies ni aux frontières nationales. Elle circule, s’accumule, redescend — silencieusement, régulièrement.

Les autorités sanitaires n’ont pas encore réagi. La science, elle, a dit ce qu’elle avait à dire. Il est temps que la politique regarde le ciel — avant que la prochaine averse ne nous rappelle, une fois de plus, que l’on n’a rien voulu entendre.

I. Vauconsant

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