Le geai des chênes, semeur de forêts

StockPhotoAstur

Un couple de geais des chênes (Garrulus glandarius) a ses habitudes dans mon jardin et la forêt proche. La semaine dernière, la femelle (enfin, je crois…) geai des chênes a percuté l’une des baies vitrées de la maison. Groggy, elle a mis trois-quarts d’heure à retrouver ses esprits et se remettre à voler. Ce qui m’a donné envie d’en savoir plus sur cet oiseau. 

Un si beau plumage

Le geai des chênes (de la famille des Corvidés) est facilement identifiable : ailes arrondies, courtes, blanches et noires avec des plumes bleues au début, plumage chamois, gorge blanche, moustaches noires bien marquées. Mâle et femelle arborent la même livrée. Quand ils atterrissent dans mon jardin, ils se tiennent à quelques mètres et j’adore ne plus bouger pour pouvoir les voir picorer je ne sais quoi. Il suffit de faire un geste pour qu’ils décollent en poussant des cris rauques bruyants.

©Sander Meertins
©Sander Meertins

Migrateur… ou pas

En dehors des zones chaudes, le geai des chênes migre en septembre-octobre. Chez moi, dans le Midi, il passe l’hiver sur son territoire, vient de temps à autre se percher sur une rambarde, histoire de dire : « T’as vu ? Je suis encore là ! ». Ceux du Nord font leur valise pour le Sud à la recherche de la chaleur, ne volent pas bien haut, font étape dans les forêts. 

Les trésors secrets du geai des chênes

Les glands et les faines (les fruits des hêtres) constituent 70 à 80% de son alimentation. Et pour pouvoir se régaler l’hiver, Il fait des réserves tout au long des trois autres saisons. Et pour protéger ses trésors, il les cache un peu partout. Un arbre creux fait une bonne planquette, un tapis de feuilles mortes aussi, un lit de mousse itou… Et comme le geai des chênes a une excellente mémoire, il retrouve ses cachettes ! Ce qu’il ne consomme pas germe et donne de nouveaux chênes. Un article publié dans Forêt-entreprise (rebaptisé Forêt & Innovation), la revue du Centre National de la Propriété Forestière rapporte les résultats d’une étude sur le geai des chênes. L’oiseau disperserait et cacherait environ 4600 glands chaque année, mais aussi des faines en moindre nombre.

©MriyaWildlife
©MriyaWildlife

Et côté reproduction ?

Les geais des chênes sont unis pour la vie. Leur période de reproduction s’étend du mois d’avril au mois de juillet. Le couple élève une seule nichée chaque année. Les œufs sont vert pâle parsemés de quelques points sombres. Ils sont couvés par la femelle pendant 16 ou 17 jours. Les parents se relaient pendant 2 mois pour nourrir les oisillons affamés. Puis les bébés s’aventurent hors du nid…

©David Tran
©David Tran

Quand le geai des chênes et les fourmis font bon ménage…

Si vous voyez un geai des chênes, au sol, assis sur sa queue, ailes plus ou moins déployées, il n’est ni malade ni blessé. Il est simplement en train de laisser des fourmis lui monter dessus. Les fourmis dispersent sur le corps et le plumage de l’oiseau de l’acide formique qui tue certains parasites ou les fait bouger, ce qui permet à l’oiseau de les attraper quand il nettoie et lisse son plumage.

Un grand zoiseau

Longueur : 32-35 cm

Envergure : 54-58 cm

Poids : de 140 à 190 gr

Longévité : 16-18 ans

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