Comment cultiver le panais

Olga Yastremska

C’est l’un des rares légumes originaires d’Europe. Le panais (Pastinaca sativa) se rencontre souvent sous sa forme sauvage dans la nature. Très consommé au Moyen âge, puis détrôné par les pommes de terre, le panais retrouve tout de même ses lettres (méritées) de noblesse. La culture est longue, mais pas compliquée. À tester !

D’abord, attention au panais sauvage

Le panais est une Apiacée. Sous sa forme sauvage, la plante contient dans toutes ses parties des agents toxiques photosensibles. Les furocoumarines sont des substances nocives quand elles sont activées par des rayons UV. Résultat : des rougeurs cutanées, des œdèmes peuvent apparaître. Sur les variétés cultivées, seules les feuilles peuvent provoquer des réactions si vous récoltez les plantes en plein soleil.

Quand et comment semer les panais

Bon à savoir de suite : s’il vous reste quelques graines dans un sachet, jetez-les. Le pouvoir germinatif diminue de 90% en une année de stockage. Il faut donc renouveler les graines.

Quand ? Après avoir fait tremper les graines, semez entre mars et juin en place et en rang. Expo : ensoleillée et chaude.

Comment ? En poquet de 5 à 6 graines tous les 15 cm. Après la levée (comptez 15 jours), conservez le plant le plus vigoureux, supprimez les autres. Paillez le sol.

©vaitekune
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La meilleure façon de récolter les panais

La récolte est possible 5 mois environ après le semis. Les panais quittent difficilement le sol qui les a vus grandir ! Ils font même de la résistance et, si on ne s’y prend pas bien, les racines cassent. Le mieux, c’est de demander un coup de main et de procéder à deux. Planter une fourche-bêche à une quinzaine de centimètres de chaque côté de la racine à déterrer. Faites levier en même temps, et hop, le panais sortira.

©Zbynek Pospisil
©Zbynek Pospisil

Stockage et conservation

Vous pouvez les stocker en silo, dans du sable, dans la cave, comme les autres légumes-racines.

L’autre solution : les laisser en terre, car les panais sont des légumes très rustiques et on peut les récolter au fur et à mesure des besoins en hiver, hors gel. Attention toutefois, car les rongeurs aiment bien, eux aussi, les racines et peuvent s’y attaquer en automne. Posez des pièges ou arrachez avant, c’est plus prudent.

Ses qualités en cuisine

Le goût des racines est légèrement sucré, avec une petite saveur de noisette. Vous pouvez le consommer en frites, en purée ou en soupe. Perso, j’adore l’ajouter dans ma recette de pot-au-feu. Utilisez les fanes pour parfumer des bouillons.

©Qwart
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Ils recommandaient le panais…

Dans son Histoire naturelle, Pline l’Ancien loue les vertus du panais, son action diurétique et contre les maux d’estomac. Une recommandation partagée par Hildegarde de Bingen qui avance, de plus, que le panais est bon pour calmer les nerfs. Quant à Dioscoride, il classe le panais parmi les plantes édulcorantes, bénéfique aux troubles urinaires et à l’élimination des gaz.

 

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