Vivre à poils ! Tout est une question de choix dans la vie, ou d’adaptation. J’adore le côté câlin sous la main, l’intemporelle réduction des effets, le côté brut de pommes dans un gant de velours et je dois admettre que ces plantes me fascinent.
 
Oui, oui, je parle plantes. A poils, tomenteuses, à trichromes, elles ont toutes un petit côté doudou qui sied à mon esprit contemplatif, enfantin et romantique. Et il y en a des brouettes entières dans le monde végétal.
 
Là, j’ai choisi le bouillon blanc ou Verbascum bombiciferum.
 
Il a un côté voyageur, surprise surprise, coucou je suis là, un coup tu me vois, un coup tu me vois pas, qui montre bien que les plantes lorsqu’elles le peuvent, voyagent au gré du vent et de l’humeur du moment.
 

UNE PLANTE FAITE POUR LES MAINS BALADEUSES…

 
L’année dernière, la graine a élu domicile ici dans une plate bande sèche de chez sèche en été, et moitié mare en hiver. Cette petite graine a su choisir, malgré tout, le haut du massif, entre 2 pieds de nichoirs (qu’elle dépassera une fois en fleurs) et qui la protègent un peu des excès d’eau. Pour l’aider encore plus, je lui pose une grosse cloche qui la protège de la pluie.
 
Ses poils restent donc épais, touffus, coiffés, et attirent irrésistiblement une main baladeuse, même au ras du sol. Et pas besoin d’aller sous ses jupes, le dessus est bien plus beau que le dessous.
 
Avez vous déjà caressé ces plantes à poils? C’est étonnement doux, tiède et sensuel.
 
Si vous avez comme moi, le blues du jardiner en janvier, allez caresser ces plantes à poils qui vous titilleront les bouts des doigts jusqu’au cœur et sauront vous faire attendre encore un peu le grand retour au jardin.
 
Patricia Grolier tient un super blog, Les jardins du Paradis. A suivre ! Elle est aussi l’auteur de “Mes plantes doudou” (Ed. Le Courrier du Livre). Les photographies sont signées Philippe Grolier.
 
Photo de Une : ©Patricia Grolier

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