oiseaux-Stijn-te-StrakeUne étude de Nature Parif fait le point sur la biodiversité en Ile-de-France.

Triste nouvelle : 1/5ème des oiseaux d’Ile-de-France ont quitté la région en 13 ans ! Et cela est particulièrement criant dans les milieux agricoles (presque 50 % de la surface régionale) où l’on atteint jusqu’à 30 % de perte !

Notons, pour enfoncer le clou, que l’usage de pesticides diminue de plus de 10 %, en moyenne, la richesse en oiseaux par rapport à des parcelles sans traitement.

20 % de plantes ont également disparu et… 18 % de papillons !

Chat-Papillon-Konstanttin

©Konstanttin

Concernant les papillons, c’est un déclin de 45 % qui est constaté dans les grandes cultures dépourvues de bordures végétales alors que, lorsque ces bordures, existent la perte est réduite à 15 %, ce qui n’est pas génial non plus mais un peu moins grave !

Le défiChamps-IV

[Re]diversifier les milieux agricoles afin d’offrir à nouveau des ressources et des refuges pour le vivant.
Adopter des pratiques agro-écologiques [on comprend bien pourquoi] et restaurer la qualité des produits issus de l’agriculture non seulement sur le plan écologique mais d’un point de vue nutritionnel. Nous ne saurions que vous conseiller d’écouter l’émission de Michel Alberganti du 9 mai 2016 sur France Culture.

En milieu urbain

Cour-Interieure-IVLa diversité en plantes y est deux fois supérieure à la moyenne régionale. Quatorze espèces de plantes sont relevées en moyenne. En revanche, les papillons sont peu représentés (4 espèces observées en moyenne par relevé). Les oiseaux y sont représentés avec une moyenne de 13 espèces par relevé comme dans toute la région.

Si la biodiversité des plantes est stable, on ne peut pas en dire autant des oiseaux et des papillons [-20 %]. Là encore les pesticides accroissent le risque de disparition des espèces. Bien entendu, la [re]végétalisation des villes contribue à améliorer une telle situation.

Une bonne nouvelle

Le nombre de plantes dans les interstices urbains a augmenté de plus de 90% en l’espace de 7 ans seulement ! Et bien entendu, les milieux forestiers sont eux bien plus riches en biodiversité.

Cela donnerait-il raison à Jacques Gamblin ? > lire et écouter 

Télécharger l’étude Nature Parif

Image de Une : ©lekstuntkite

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6 Réponses

  1. sauve

    Nous sommes entourés de champs en ” conventionnel, mais la friche jardin que j’ai plante en 2000, protégée de haies brise-vent nous envoie nombre d’especes sympa telles que pompile, abeille charpentiere, papillon citron, paon du jour,etc. Gobé mouche gris, pic tridactyle, pouillot véloce, etc. La clé, c’est la protection que confère le maillage de haies : 700 végétaux en 60 espèces des arbustes et arbres représentatifs des écosystèmes des forêts ça du ci folies du Nord de l’Europe.

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    • Isabelle Morand

      C’est effectivement une excellente clé ! Merci pour votre message. Bonne journée

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  2. armelle

    Je suis très sensible à la protection de la flore et de la faune, alors je dis stop à tous les pesticides. Je ne peux pas imaginer
    un jardin sans papillon, sans oiseau… ce serait bien trop triste et sans vie.

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  3. Sylvaine

    J’habite à deux pas de Paris et nous avons plein d’oiseaux, de papillons, d’insectes.
    Ce sont vraiment les pesticides qui leur nuisent.
    Bises et bonne soirée

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    • Isabelle Morand

      dans mon jardin de banlieue, entièrement sans pesticide, sans rien depuis dix ans, j’ai eu un essaim d’abeilles sauvages. Je guette les papillons, les bestioles….

      Répondre

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