Comme chaque année depuis 2011, le magazine “Terre Sauvage” et l’Office National des Forêts ont organisé le concours le concours de l’arbre de l’année. 14 arbres ont reçu le titre d'”Arbre de l’année 2017″. Découvrez-les ci-dessous. 

Plus de 16 000 personnes ont participé au vote. La plupart des informations sont issues du site internet officiel qui organise et publie les résultats du concours, les photographies sont celles des concurrents ou de Emmanuel Boitier (photographe pour Terre Sauvage). 

 

If-grotte du Jardin des Ifs à Gerberoy (Oise) – Prix du public

Il avait déjà décroché le titre d'”Arbre remarquable” en 2016. Deuxième consécration donc pour ce taxus (composé en fait de 6 taxus) âgé d’entre 300 et 400 ans, d’une hauteur de 4 m et d’une longueur de 9 m. Le jardin de style classique composé d’ifs de buis taillés sert d’écrin vert persistant à une maison qui fut la résidence à de nombreux hauts magistrats. 

Taillé, retaillé, l’if forme un igloo vert dans lequel peuvent entrer 10 personnes ! 

Le jardin des ifs, 3, impasse du Vidamé, 60380 Gerberoy . Tél. : 06 40 36 96 75.

 

 

Sophora japonica ©Emmanuel Boitier

Sophora du Japon du Château de Montry (Seine-et-Marne) – Prix du jury

Il pousse depuis environ deux siècles dans le parc à l’anglaise du Domaine des Hautes Maisons de Montry, dans la Seine-et-Marne.  Son tronc s’étant creusé de l’intérieur, il s’est couché en 1930 et s’est naturellement marcotté. Son emprise au sol est aujourd’hui d’environ 1000 m2 ! Une légende locale affirme que ceux qui ont tenté de l’abattre après sa chute sont morts prématurément, comme si l’esprit de l’arbre luttait pour sa survie. Depuis deux ans, il est possible d’admirer ce Sophora japonica lors des Journées du Patrimoine. 

Pour la petite histoire, c’est au château de Montry que le colonel Charles de Gaulle reçut ses galons de Général de Brigade, le 1er juin 1940, quelques jours avant de partir pour l’Angleterre.  

 

Chêne pédonculé de Doussard

Chêne pédonculé de Doussard (Haute-Savoie) – Coup de cœur du jury

C’est l’arbre le plus célèbre de la réserve naturelle du Bout du lac d’Annecy, dernière grande zone humide du lac. Le chêne s’élève d’ailleurs dans une prairie humide fauchée régulièrement. Il mesure environ 20 m de haut, sa circonférence atteint 4,14 m et son âge est estimé à 220 – 250 ans. Il abrite des populations de pics, sittelles, grimpereaux et mésanges. 

Dans le parc, il est également possible d’observer une colonie de castors.

 

 

Tilleul de la Maladiere à Chaignay (Côte d’Or)

Ce Tilia parviflora pourrait être l’un des arbres de la Liberté plantés sous la Révolution française, car son âge est estimé à quelque 220 ans. Planté sur un coteau, il domine le village de Chagnay. Ses dimensions ? 33 m de haut et 3,64 m de circonférence. 

Il borde un chemin emprunté par les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. C’est le dernier survivant de plusieurs vieux tilleuls présents sur la commune. L’un fut victime d’un ouragan en 1818, un deuxième fut abattu pour permettre des travaux de terrassement, le troisième fut coupé en 2016 à la suite de dégâts provoqués par la foudre. 

 

 

 

 

Chêne pédonculé à Guénin (Morbihan)

Lorsque la famille Guillo achète le terrain, le tronc de ce chêne vieux de 300 à 400 ans est entièrement recouvert de lierre. “Nous l’avons donc dégagé de ce lierre envahissant. C’est véritablement le Roy du jardin. Nous aimons le prendre en photo, le présenter à nos invités, aller le voir souvent. Nous avons peur qu’il souffre trop des tempêtes et qu’il subisse des dommages ! “, raconte Ronan Guillot dans une interview à “La gazette du Centre Morbihan”.

Sa ramure s’étale sur 15 m ; circonférence : 5,50 m. Haut : 10 m.

 

Ficus nympheaifolia (Guadeloupe) 

Impossible d’aller lui rendre une petite visite sauf à connaître sa localisation exacte, dans la forêt de Pointe-Noire. C’est l’association Zoom-Guadeloupe qui a inscrit ce ficus géant au concours, souhaitant voir l’aménagement de sentiers qui permettraient aux randonneurs de pouvoir l’admirer. Ses dimensions ne sont pas connues, mais la présence humaine sur la photo donne une idée de son gigantisme !

 

 

Fau de Verzy (Arboretum national des Barres, Nogent-sur-Vernaisson)

Mais pourquoi la silhouette des faux, leurs branches sont si tortueuses ? On l’ignore. Ce fau-là provient de la célèbre forêt des faux de Verzy (Fagus sylvatica tortuosa). Il fut déplanté pendant l’hiver 1938-1939, acheminé en train jusqu’à Nogent-sur-Vernaisson et son installation au sein de l’Arboretum des Barres.

Si l’on ignore son âge, ses dimensions, elles sont connues : 5 m de hauteur, houppier de 31,40 m. Un arbre à admirer en toute saison : le feuillage vert frais au printemps et en été passe au jaune orangé à l’automne. L’hiver, on se régale de sa silhouette mystérieuse !

 

 

 

 

Sophora pleureur du Japon à Bollwiller (Haut-Rhin)

C’est le père français Pierre d’Incarville qui l’introduisit en Europe au retour d’un voyage en Chine (et pas du Japon…). Et c’est à Bollwiller que la variété ‘Pendula’ fut obtenue les pépinières Augustin Baumann au milieu du XIXe. L’arbre dont il est ici question orne et ombre d’ailleurs la tombe de la famille Baumann dans le cimetière communal.

On connait donc précisément son âge (152 ans). Ses dimensions ? 7 m de haut et 1,40 m de circonférence. 

L’espèce type est aussi appelée l’arbre des pagodes, car le sophora était souvent planté près des temples bouddhistes chinois.

 

 

 

 

 

Le poirier de Breux-sur-Avre (Eure)

Ce n’est pas un arbre à histoire(s). À l’exception de celle que rapportent les plus anciens du hameau : ce Pyrus serait, à leur connaissance, le plus vieux poirier de toute la région et aurait été planté aux environs de 1640 !

Sa hauteur n’est pas connue, mais sa circonférence oui ! 2,30 m.

 

 

 

 

 

 

Le séquoia de Neuvic (Arboretum du Château de Neuvic d’Ussel, Corrèze)

Deux séquoias furent plantés dans le parc au milieu du XIXe par Jean-Hyacinthe d’Ussel, passionné de plantes et d’arbres. Sans doute étaient-ils plantés trop proches l’un de l’autre pour satisfaire tous les deux leurs gros besoins hydriques.

Le survivant, c’est ce mastodonte haut de plus de 40 m et 10,68 m de circonférence qui semble vouloir résister à tout et même aux tempêtes.

Aujourd’hui, c’est Béatrix d’Ussel qui le tient à l’œil, surveille le lierre qui ne cesse de vouloir le coloniser. Ce séquoia est l’un des plus vieux de France. 

 

 

 

Le Baobab des Trois mares (La Réunion)

Il trône aujourd’hui à un rond-point, mais ce n’est pas son lieu de naissance… Il faisait partie de la commune de Saint-Louis avant d’être déplanté et installé dans la ville de Trois Mares.

Le tronc de ce baobab (Adansonia) présente de nombreuses traces de coups de sabre.

Les fleurs du baobab sont très grosses, s’épanouissent au bout d’un long pédoncule. Les fruits qui suivent sont assez gros, mieux vaut ne pas en prendre un sur la tête !

 

 

Le genévrier cade d’Opoul-Périllos (Pyrénées-Orientales)

On estime sa taille à 7 m de haut, sa circonférence est mesurée, elle, à 4,81 m. Il surgit au milieu des vignes et serait âgé, mais rien ne le prouve, d’environ 1500 ans.

Autant dire qu’il en a vu passer : la construction du château de Salveterra sur la frontière entre la France et le royaume d’Aragon et son démantèlement par Richelieu en 1649, les épidémies de peste (on brûlait alors le bois des genévriers pour assainir l’air)… 

C’est un habitat privilégié pour les araignées, dont la Lycose tarentuline (l’araignée de Narbonne qui ressemble à une petite mygale).

 

Le chêne de Château-Arnoux-Saint-Auban (Alpes de Haute-Provence)

Il faisait partie d’une très vieille forêt de chênes dont il est un survivant dressé dans un lotissement…

Son âge est estimé entre 800 et 1000 ans. Il mesure entre 20 et 25 m ; sa circonférence est de 3,30 m

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le châtaignier de Mouliherne (Maine et Loire)

Ce Castanea sativa est sans doute le plus gros de France avec ses 12 m environ de circonférence et ses 15 m de haut.

Il fut découvert par Stéphane Michaud quand il fit l’acquisition du terrain voilà une dizaine d’années. Il était alors cerné par les ronces. Il donne encore aujourd’hui de nombreux fruits et trône non loin du gite de Sylviane et Stéphane Michaud. Un arbre majestueux auprès duquel le couple aime se ressourcer.

 

 

Lien vers l'Hortus Shop

CHERS JARDINIERS,
SAVEZ-VOUS QUE VOUS POUVEZ TROUVER SUR LA BOUTIQUE HORTUS FOCUS DES TRÈS BEAUX OUTILS,
DES FERTILISANTS NATURELS, DES KITS À PLANTER POUR FAIRE DÉCOUVRIR LE JARDIN À VOS AMIS ET 1000 AUTRES CHOSES ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.