Vous cultivez votre jardin. L’abondance de votre récolte potagère excède vos besoins personnels, a déjà comblé amis et familles et il vous reste quelques kilos de pommes de terre, de courgettes ou du persil en pagaille ! Ne serait-ce pas dommage de perdre tous ces bons produits ? D’autant que d’autres, dépourvus de jardin en rêvent !

potager : concombre

©paylessimages

Voilà qui a donné à Paul et Frédéric l’idée de créer une plateforme en ligne qui permet aux jardiniers et aux petits producteurs de rencontrer des particuliers à la recherche de fruits et légumes du jardin. Sur cette plateforme, on peut donner ou vendre. 

À l’origine

Paul : “À l’origine, il y a une vraie passion du jardin. Depuis toujours, je bêche, bouture, sarcle, cultive et Frédéric tout autant ! Au-delà du projet digital, ce qui est fondamental, c’est qu’on aime le jardin et tout particulièrement le potager. Notre rencontre s’est faite autour de la machine à café de l’entreprise dans laquelle nous travaillons. Nous discutions végétal, environnement, produits frais et circuits courts. Frédéric postait des photos de son jardin en Corse et moi du mien en région parisienne. Nous cherchions un projet qui ait du sens pour nous et celui-ci était évident.

Nous avons tous les deux un autre métier, Frédéric dans la communication et moi dans les ressources humaines. Nous sommes passés tous les deux à mi-temps pour pouvoir lancer DirectPotager et, il faut le souligner, avec le soutien de notre entreprise.”

L’état d’esprit potager

Dans la tête des deux fondateurs se mêlent l’engagement pour l’environnement et la lutte pour le climat, la volonté d’enrichir les circuits courts de bons produits frais, de saison et à prix raisonnables et la conviction que la santé passe aussi par là. Enfin, comme nombre d’échanges ont lieu sur place, c’est une occasion de rencontres… dans la vraie vie !

DirectPotager, comment ça marche ?

 

Pour les particuliers acheteurs

L’inscription est gratuite, la relation est directe entre jardinier et particulier qui s’entendent sur les conditions de l’échange tant en termes d’organisation que de prix.

DirectPotager : plateforme en ligne

 

Du côté des vendeurs ou donneurs,

L’inscription est gratuite, puis un abonnement est requis au choix 3, 6 ou 12 mois (9 à 15 €). Un système de parrainage d’autres jardiniers ouvre des avantages. Une fois inscrit, reste à paramétrer son offre à sa convenance : produits, disponibilité, colis ou non,… C’est simple et intuitif !

… mais il s’agit de commerce, n’y a-t-il pas des lois ?

Pour les particuliers, une déclaration n’est pas obligatoire si vous possédez un jardin de moins de 5 ares, soit 500 m²De plus, le jardin doit être attenant à une construction que vous possédez également. Le jardin étant alors considéré comme une dépendance directe de votre immeuble ou maison, vous bénéficiez d’une exonération d’impôt sur le revenu lié à votre activité agricole. Dans tous les autres cas, vous devez déclarer vos ventes de fruits et légumes. C’est le cas par exemple si votre jardin est plus grand ou s’il n’est pas rattaché à la maison ou l’immeuble que vous possédez.

Pour les petits producteurs, ils sont bien entendu dans le cadre de leur activité professionnelle.

Hortus Focus : Ne craignez-vous pas de participer à l’ubérisation du potager ?

PotagerPaul :

“Concernant l’ubérisation, nous avons inscrit dans les statuts de notre société Weseed (éditrice de DirectPotager) que tous les projets qu’elle mène doivent porter des causes environnementales et sociétales. L’enjeu est de proposer un circuit de distribution alternatif à celui de la grande distribution. Aujourd’hui, la grande distribution ignore largement les petits producteurs et leur diversité. Les produits sont standardisés et les végétaux sont traités comme des objets “inertes”. Certains produits de qualité sont même ignorés du grand public, faute d’être rendus visibles par les acteurs de la grande distribution. 

Nous voulons faire émerger des acteurs du territoire créant de la valeur grâce à la production agricole et contribuer à la meilleure rémunération de leur travail, dans les conditions qu’ils auront eux-mêmes définies (les produits vendus au tarif qu’ils jugent le plus juste).” 

Contrairement à Uber, notre volonté n’est pas de “disrupter” en proposant plus pour moins cher.

Nous sommes dans une logique de rapprochement. Rapprocher ceux qui cultivent la terre de façon raisonnée de ceux qui ont envie de consommer ces produits. L’idée de proposer plus de qualité au prix que le producteur jugera juste.
Pour nous, les petits producteurs professionnels seront les grands gagnants. En effet, contrairement aux petits producteurs, les particuliers n’auront pas les volumes et les surfaces nécessaires pour générer un chiffre d’affaires important, ce sera un appoint ou un don.

Les petits producteurs ont un problème de débouchés

Nous voulons leur permettre d’étendre leur visibilité au-delà de leur marché dominical ou de leur panneau en bord de route.  Par ailleurs, nous nous inscrivons dans une logique d’abonnement et non de prise de pourcentage sur la vente. DirectPotager est un outil pour eux, les producteurs ne sont pas des salariés fictifs. Contrairement par exemple à un livreur de plateforme. Sans la plateforme, un livreur à vélo n’est rien, il y a une forte dépendance alors que les petits producteurs ont une activité totalement indépendante.

Enfin, notre ambition est de réinvestir les bénéfices dans l’acquisition de terres pour y réinsérer des décrocheurs scolaires ou économiques grâce à la terre. Cela sera mené en lien avec des associations.”

> découvrir le site DirectPotager

 

"Lien

CHERS JARDINIERS,
SAVEZ-VOUS QUE VOUS POUVEZ TROUVER SUR LA BOUTIQUE HORTUS FOCUS DES TRÈS BEAUX OUTILS, 
DES FERTILISANTS NATURELS, DES KITS À PLANTER POUR FAIRE DÉCOUVRIR LE JARDIN À VOS AMIS ET 1000 AUTRES CHOSES ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial