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L’automne à Chaumont : fleurs, art, jardins, photos…

L’L’automne est une très jolie saison à Chaumont-sur-Loire. Quand fleurir est un art, événement éphémère de « fleuristerie » selon l’expression créée par Chantal Colleu-Dumond, directrice des lieux, s’y déroule pour la troisième fois (jusqu’au 12 octobre). Événement qui nous a à nouveau enchantés. Jusqu’au 1er novembre, on peut voir (ou revoir) la Saison d’art avec ses créations contemporaines. Jusqu’au 7 novembre, le Festival International des Jardins. Une nouvelle occasion pour se promener dans cet immense domaine ouvert toute l’année.  À noter qu’une expo photo sera aussi inaugurée à partir du 20 novembre.

 

Notre dernier coup de cœur va à Quand fleurir est un art, ce « festival » floral qui envahit une bonne part des pièces du château et qui convoque six des plus grands fleuristes du monde. Leurs créations rivalisent en majesté, raffinement, inventivité. Dans des harmonies de mauves et de violines…

 

©Valérie Collet

Rudy Casati, une délicatesse toute italienne

Biologiste de formation cet artiste fleuriste a appris le métier auprès des plus grands maîtres et a remporté de nombreux prix. Il a paré la Chambre de Marie de Médicis de compositions très délicates. Tout en illustrant par sa palette chaude et l’omniprésence du rouge, la réputation sanguinaire de la reine. Une très jolie réalisation qui dans la lumière de la fenêtre et ses vitraux, évolue toute en légèreté et transparence.

 

©Valérie Collet

Frédéric Dupré, moderne avant tout

Paysagisme, horticulture, mais aussi art contemporain sont les marottes de ce jeune fleuriste récompensé de nombreux titres et qui enseigne son art dans le monde entier. Dans la Salle de billard, il a choisi une composition très masculine tout en force et en verticalité. Elle bouscule un peu les codes en mariant couleurs naturelles et teintes psychédéliques. À noter que 80% des végétaux proviennent de son jardin. Et que les petits écureuils naturalisés ont été récupérés auprès de son oncle !

 

Tomas de Bruyne, retour au printemps

Donnez-vous la leçon à un peintre ou un musicien ? Eh bien vous n’en donnerez pas non plus à cet artiste belge qui adore raconter des histoires et ne manque pas d’humour. Dans la Salle à manger qui lui a été confiée, il a inventé un grand banquet de mariage avec des centaines de roses et la mariée en personne avec qui il pose, en riant, pour les photographes ! Un printemps un peu décalé, mais si frais et qui sent si bon…

©Valérie Collet

 

 

©Valérie Collet

Gilles Pothier, le classicisme à la française

Directeur de la maison parisienne Moreux fleuriste, il a été récompensé par de nombreux prix et a remporté le titre de champion du monde dans l’art de fleurir. Cette année, c’est la Salle du Conseil qui lui a été confiée. Il a voulu en reprendre l’harmonie sombre et rendre hommage aux grandes tapisseries qui la décorent. Tout en illustrant à travers ses deux rois fleurs peints en bleu Klein, l’art du dialogue et du débat. Une composition tout en bleus et violacés, très accessoirisée, qu’il a réalisée avant tout pour se faire plaisir !

 

 

©Valérie Collet

Charline Pritscaloff, fun ou raffinée

Meilleure ouvrière de France, cette fleuriste qui a remporté plusieurs prix prestigieux tient boutique à Orléans. Elle nous a surpris une nouvelle fois par l’élégance ou le côté ludique de ses interventions. Dans la chambre de l’astrologue Muggieri, c’est un poulpe géant qui capte l’attention dans une lumière de fonds sous-marins (l’artiste adore la plongée) qui exalte les couleurs de la cheminée où il s’accroche. Dans la Salle des Gardes, ses compositions intègrent subtilement de petites verreries de couleur qui créent de très jolies transparences.

 

La grande invasion par Pascal Mutel

Désireux de donner du sens à ses compositions, il a voulu illustrer la puissance de vie du monde végétal par rapport au monde animal. Le fait aussi que pendant le confinement, la nature a repris ses droits notamment en milieu urbain où l’on a pu voir des renards en plein centre-ville. Par ses soins, le Grand Salon a été entièrement « réensauvagé » par une abondante végétation. Le sol, notamment, y est jonché de paquets de fougères, plante qui se reproduit sans graine et qui symbolise l’avenir.

©Valérie Collet

 

Pour tous les renseignements sur le Domaine de Chaumont-sur-Loire, cliquez ICI

 

 

 

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Orchidées, Frédéric Dupré
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