Pour une amourette… ou deux

Michael Major

Que je vous raconte… Je connaissais déjà cette plante, mais lors d’une expédition dans la garrigue varoise, je suis tombée sur des « nids » de Briza. Des petites, des moyennes, des grandes… Toutes d’apparence si fragile, mais capables de résister aux coups de vent. J’avoue, j’en ai rapiné quelques pieds pour les replanter au jardin en espérant qu’elles feront colonies…

Totalement craquante

Dans la garrigue, je suis restée de longues minutes à observer ces petites plantes de rien du tout, surtout la petite brize (Briza minor) avec ses épillets en forme de minuscules cœurs. On dirait aussi des petits diamants sous le soleil. Ces épillets perchés en haut de très fines tiges ne restent jamais en place. Impossible (pour moi) de photographier ces élégantes… 

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Opération transplantation réussie…

J’ai donc prélevé quelques petites et moyennes brizes pour les replanter dans un massif tout seul, entre un érémophila au feuillage de velours blanc, une germandrée (Teucrium) qui sera taillée peu ou prou en boule et quelques pieds de vergerettes (Erigeron karvinskianus). Les Briza n’ont même pas fait la tête, elles se sont tenues toutes droites, épillets au vent. J’attends maintenant qu’elles se ressèment.

Briza – Amourette – Fiche de culture

  • Famille : Poacées.
  • Type : graminée vivace ou annuelle.
  • Exposition : ensoleillée.
  • Sol : peu importe mais bien drainé. 
  • Multiplication : division de la touffe. Ou laissez-la se ressemer. 
  • Des ennemis ? Nada, zéro, que dalle… Même les escargots s’en fichent comme de leur première bavouille. 
  • Culture en pot ? Oui, mais elles ne sont jamais aussi belles que dans le jardin et la nature.
©emilio100
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©weisschr
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Briza media, la brize vivace

Entre la petite et la grande, voilà la brize intermédiaire que vous entendrez parfois appeler Herbe tremblante ou Langue de femme (n’importe quoi, tout ça parce que ça bouge beaucoup…). Les fleurs sont en forme de cœur, d’un joli pourpre. Hauteur à maturité : 50 cm. Elle se propage par stolons. Elle apporte graphisme et légèreté dans les bouquets secs.

La petite amourette, Briza minor

C’est la minus de la bande. Ses épillets restent verts. On trouve facilement cette brize annuelle dans les sols acides (comme dans la garrigue du massif des Maures). 

La grande amourette, Briza maxima

La plus grande des trois, d’où son nom. Elle peut atteindre plus de 60 cm. Cette espèce annuelle porte des épillets variant du blanc argenté au vert avec une petite pointe de pourpre au-dessus. Elle forme de belles touffes même en sol super sec et maigre.

©Bill Stefanis
©Bill Stefanis

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